‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 6 sur 92 · MON CLOCHER · texte numérisé non relu

MON CLOCHER

A Joseph Emile POIRIER

OH ! les cloches de mon clocher, chanson vibrante ! Oh ! musique imprécise et vague qui se fond Dans l'âme en même temps que dans Va\ur sans fond , Dans notre azur plus pur que le ciel de Tarente !

Comme d'une ode antique ou de la brise errante, Je me grise du bruit sublime qu'elles font, Et ce m'est un plaisir ineffable et profond Que d'ouïr, au matin, leur clameur attirante !

Elles ont des accents pénétrants que n'ont pas Les cloches des clochers d'alentour ! Leurs ébats Me bercent comme un chant de pécheur sous la lune

— Oh ! puisque vous ave\ le don de me toucher ! Puisqu'enfin votre voir jamais ne m'importune, Sonne- donc , sonne\ donc, Cloches de mon Clocher!

(La chanson de l'Anjou).

BALLADE

Page 1