‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 56 sur 92 · LE MATIN · texte numérisé non relu

LE MATIN

A Gaston PORTE VIN.

Le soleil vient d'ouvrir sa royale paupière; Déjà, son regard d'or projette ses rayons, Sur les guérets où l'homme a tracé des sillons, Sur le hameau pointant son blanc clocher de pierre.

La brunie des coteaux fait place à la lumière : L'aurore semble dire à la terre : rions ! La fleur ouvre son cœur et l'olTre aux papillons : Le bonheur envahit retable et la chaumière.

Un cantique imprécis, immense chant d'amour. Monte inelTablement dans la splendeur du jour, Car l'aube c'est l'Espoir, et l'Espérance chante !

Mais, comme on se souvient des beaux poèmes lus, J'évoque, en admirant ce réveil qui m'enchante, Les matins regrettés qui ne reviendront plus.

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