‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 87 sur 92 · L ALLER · texte numérisé non relu

L ALLER

A Af"e MathiLie ALANIC.

La Loire déroulait la moire de ses eaux Parmi l'or de son sable, à l'entour de ses îles, D'où surgissaient, quiets, de souriants asiles, Derrière le rideau tremblotant des roseaux.

Le soleil v plongeait ses rayons avec joie : Ils s'y multipliaient miraculeusement, Donnant à chaque flot l'éclat du diamant. Faisant du fleuve entier une féerique voie.

2"4 AU mSAKD DE LA KOUTE

Des maisons, un clocher étincelaient au loin. Heureux de contempler les fluides opales De l'onde où se miraient leurs silhouettes pâles Qu'an souffle printanier caressait avec soin.

Tout au fond, étalant son merveilleux mensonge, Une brume estompait l'horizon irréel, Si bien que, l'eau, les bois, le mystère du ciel, Formaient là-bas, là-bas un spectacle de songe.

Et mon âme. oubliant ses terrestres soucis, Devant ce pur matin qui la captivait toute, N'apercevait plus rien des choses de la route, Cheminait dans le bleu, voguait dans l'imprécis.

Libre, elle allait, semblable aux sauvages mouettes, Vers ces lieux inconnus, étrangement aimés, Par l'idéale fleur du rêve parfumés.

Où s'en iront toujours les âmes des poètes!

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