‹ Nouveaux poèmes et balladesChapitre 43 sur 46 · THEOPHILE GAUTIER · texte numérisé non relu

THEOPHILE GAUTIER

Paru dans le Tombeau de Théophile Gautier.

THÉOPHILE GAUTIEU

Pour mettre une couronne au front d'une chanson Il semblait qu'en passant son pied semât des roses, Et que sa main cueillît comme des Heurs ëcloses Les étoiles au fond du ciel en floraison.

Sa parole de marbre et d'or avait le son Des clairons de l'été chassant les jours moroses ; Comme en Thrace Apollon banni des grands deux roses, Il regardait du cœur l'Olympe, sa maison.

Le soleil fut pour lui le soleil du vieux monde, Et son œil recherchait dans les flots ombragés Le sillon immortel d'où s'élança sur l'onde

Vénus, que h mer molle enivrait de baisers :

Enfin, Dieu ressaisi de sa splendeur première, Il trône, et son sépulcre est bâti de lumière.

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