SCÈNE IX
naissant; ^lab vous vous occupez trop de moi.
iffADAME CARRÉ. ^
Mesuis-je trompée ?. Vous n'êtes» pas fort ^^ monsieur du Rosnay, vous avez besoin de ménagement. Je me suis déjà repentie yingt fois de vous avoir fait . venir à cette soirée. N'est-ce pas cfu'on vous impatientait ?
M. ou KOSlSfAY , riant nuilgré lui.
Vous êtes bien la femn»e la plus....
MADAME CARRÉ
Dites tout ce que vous "voudrez , ça m'est égal. £fa ! mon Dieu^ mçnsieur du Rosnay, on est trop heureux à notre âge d'avoir, quelqu'un qui's'inté'^ resseà noms. Poiir peu^ue j'aie la moin^dre chose, vous ùàtBB une belle figure ausài. Ce pauvre ]\f. Carré s'y. entendait mieux que nioi ; il ne vous tourmentait pas tant ^ mais chacun a sa m^àrère.
M. J>U ROSNAY
On ne peut pas se fâcher contre vous.
MADAME CARRÉ
Qu'est-ce qu'ils vous disaient donc ?
M. DU ROSNAY
Je vous conterai cela.
MADAME CARRlS.
Le salon de ma fille a l'air d'une invasion d'e'trangers ; des comtes, des marquis , des baronnes, VIII. i3
des vicomtesses.... Elle doit être enchantée , die a
toujours visé à cela.- ^
Ji &ut'la laisser faire. '
MABAIf£ CAimiÉ.
Oui; mais &est que je crains qu'elle n'en sôit déjà aux confidences avec tous ces i^ûu^atl'^venus.
k. ï)© HOSITAT.
J'ai cru m^ea apeféefttwr aussi à qtldqUe^ petites choses.
MABAME. GAR&i.. > -
Qwnd je vous le disais, lé parie qciè c^est cela qui vomi ^ura contrarié. Madame Dtedn-euîLa tout plein d'esfNrit y «aïs elle est parfois iin peu incoii'sëquente. Un Hnàt jeté eir Téir iie lui.pamit souvent qu'une gentilleiMe. Pour ces geninlà qui dmviait être aux écoutes, par iatérêt pour leur M* de Bretignacy on devrait prendre garde à tout.
Jtt* DU EOSNAT.
Ils sont venus me cMre que je ue devais pas avoir de quoi vivre.
MADAME CARR^
En vérité !
M. DU ROSITAY.
A peu près. Ils veulent me faire rentrer en activité, à mon âge I Ils veulent faire augmenter ma pension.