‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 114 sur 248 · SCENE X. !20i · texte numérisé non relu

SCENE X. !20i

' MADAME CARRÉ

Attettds un peu, nous allons voir.

(Elle ouvre la lettre et lit; )

«'Mademoiselle, ^ Enfin je suis libre. » Voilà déjà un bon commencement. «Mon père est dégage de sa parole. aTaurais été vous porter moi-même cette heu- « reusè nouvelle si -je n'avais craint de rencontrer « cbe? vous un M. de Bretignac qui j est reçu dg- (( puis quelque temps. Dains la position incertaine (ç où j'étais, je n'ai pas l'injustice de blâmer la « conduite de madame votre mère; mais jugez de tf ce que j'ai dû souffrir. » ( A vicioriue.) Il ne t'avait jamais parlé de cela? ^

VICTORmE,

Jamais.

M. DU RQSNAY, attendri.

C'est un excellent jeune bomme.

MADAME CARRÉ, à Victoriae.

Entends-tu ce que dit M. du Rosnay , que c'est un excellent jeune iiomme ?

M. DU ROSNAY

Vous n'avez pas fini.

MADAME CARRE

Non ; il y a encore quelque cbose. ( EHe lit. )« Grâce « au ciel , me voilà sauvé ; aussi demain , sans plus

aoa LA BONNE MAMAN.

« tarder, irons-nous, moti père et moi, denuinder ce votre main à madame Dubreuil et à TOtre bonne ce maman avec tout le cérémonial requis en pareille tt circonstance. Depuis long-temps je kie dormais « guère; mais certainement crtte nuit je^w dor- « mirai pas. A demain matin.

ft Le phis heurewi des hommes],

at É^OOTTAIill I>UàTO|JB. )»

^ Cela a-t-il le sens commun ? Cette lettre n'est pas pour moi ; mais cette confiance, cette bonne foi , cette candeur de ce pauvre enfant , me rendent tout je ne sais comment. Va chercher 'ta mère, Victorine, je veux lui parler tout de suite; n'estce pas , monsieur du Rôsnay ? Il n'y a plus à balancer. Va, ma petite, va;

TICTORIWE.

Qui , ma bonne maman.

( Elk: sort. )

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