SCÈNE m
de la franchise. Puisque tu les en train ^ qu'est-ce que tu disais, l'autre soir^; à Catherine Pierrot au tourkiàttt du bois de la, Roche ?
JPRAITGOIS.
Yûusi m'avez; vu? . i
MAÎTRESSE, GIRAUD
Oui , je t*ai vu..
FRANÇOIS
Je lui disais des bêtises, quoi! conune ou en dit à toutes les filles.
MA-ÎTRESSE GIRAUD.
Tu lui promettais peut-être aussi le mariage ?
fRAIfÇOlS.
C'est bien possible; je ne mêle rappelle p^; il fatut toujours leur promettre quelque chose. Mais si c'est ça qui vous chagrine, la, vérité que je puis jurer devant Dieu , c'est que je ne suis amoureux de personne.
MAITRESSE GIRAUD, d\m ton de reproche.
Comme tu dis ça à pleine voix !
FRANÇOIS , lui prenant les mains.
Ah! pauvre petite mère! vous comprenez bien.
MAÎTRESSE' GIRAUD
Je ne comprends que trop.
fRAIVÇOlS.
Si je ne vous aimais pas ,vje serais déjà parti.
234 LINSOOCIANT.
Qu'estrce qui me retiendrait? £st^ee que je soaS> frirais qu'iw autre me pai^l comme vous me parliez j me grondât comme vous me gronder ? Je ne sais pas si je le suppopierab de ma mère. Mais vous, cest vous ; j'y suis accoatumé; ça ve me fait rien.
MAÎTRESSE GIRAOD.
 la bonne lieure;Tu ne m'avais jamais rien dit comme ça,
EBAirçois.
Parce que je ne suis pas un flatteur, moi; je ne sais pas faire d'embarras. Quâdd il n*y aurait que cette ferme, qui était comme ma maison ; où j'étais choyé comme un prince ; où , <juànd je n^avais pas fait trop de sottises, je trouvais toujours bon vissage , comment voiilez-vous qiié je ne la regriçtte pas? Je n'ai jamais^eté àùsisi HcfureUx qu'ici ; je ne le serai jamais alitant; j)arbleu! je le sais bien; mais c'est ma faute; je ne puis pas me plaindre,
MAÎTRESSE GIRAUD
Si tu ne t'en allais pas encore ?
FRAirÇÔXS.
Comme vous voudrez^
BIAÎTRESSE Gi^lAlJJD.
Tu serais bien content ?
: SCmE m. ïi35
Me promettrais-to^im HKJin3 , de faire ton possibkî pour iêtre plus SJ^ ?
FRANÇOIS
Je vous ai promis tant de fois ! ^/
MÂÎIfRESSE GIRAUl).
Je ne sais pas ; mais j*ai meilleure espérjance.
J-JIANÇPJSU
Essayez ^cpref Qxii sait? . ^
MÀÎTRS3Sfi' GiSAOD.
Quand tfi ypudr£|S bo^e ^ je te /dp^i^ne^ai 4u vin ; il 9fra IOleUle^r oi^ ceUii de tes oat^aret^, et tu ^'eIi 9UF4s4u mcâps i^ ce ^'il H &^ra.
FltAUÇOiSi,
Qu'elle est gentille! Elle croit que jc'esl la na^me chose. Tant que je le poi^iTaif, je ferai tout ce que vous voudrez; je ne peux pas mieux dire.
MAÎTR£^E ai&A^D*
Et puis, mon petit François, à cause desautres^^ tâche aussi d'être plus matinal. .
FRANÇOIS
Je tâcherai; laaia je suis diax^r^fiaeCkt dormeur.
MAÎTRESSE GIRi^tp.
Vois pourtant, quand on y met delà franchise,
^36 L'INSOUaANT.
comme tout devient faciie. Ne mens plus. A quoi que ça sert? Tout ce que tu me diras, je im le pardonnerai; mais il finit mé le dire.
Cest le pluff gênant; qb komme fsôL laoi 3e choses.
MAirmES^E GIRAUD.
Puisque tu seras sûr de ne pas être grondé.
FBAHGOJS.
Pas trop sûr.
MAÎTRESSE GIllAUD.
Veux-tu que je te le signe tout h Vheute? -
PRAlfÇOfS.
Les signatures , ça ne sert de rien. Si j'avais fait Une bonne farce et que je vienne vous la conter, mon papier à la main , je nfnèrtAs bien vous voir.
KAÎTRESSE GIKAUD.
Tu as tort, François ; je ne te dirais ^-ien. ^
FRAirÇOJS.
Alors, autant que je. ne vous dise rien non plus, moi ; ça reviendra au même.
MAÎTRESSE GIBAUD.
Je sais bien à peu près ce que tu peux faire.
FRAirçois.
Je suis bambocheur, voilà tout.
MAÎTRESSE GIRAUD
Tu l'as été, François; mais tu ne le seras plus.