SCÈNE iv; 24t
de cette tournure*là; j'eâ suis fâchi^ pour elle, il faudra qu^elle s'en passe. C'est un homme entendu, un fin laboureur, bien meilleur fermier que ne l'a jamais été mon défunt; jV ne suis pas assez sotte pour le laisser aller autre part:
C'est ce que je vous disais.
MAÎTRESSE GIRA^UD
D'ailleurs ^ nous nous sommes expliqués pi convient qu'il a été jeune ; mais c^est fini, bien fini ; j'en répondrais à présent comme de moi-même; on ne se trompe' pas là-dessus.'
MÈRE MÉDARO.
Jamais.
MAÎTRESSE GIRAUO.
Qu'estrce qu'il me faut ? quelqu'un qui fasse aller ma ferme. J'ai ce quelqu'un-là , et je m'en déferais ! Il a été un peu dépensier; c'est-il une raison? Ah ! mon Dieii , François chez la maîtresse Cloquet ! Ça ne tombe pas sous le sens.
MÈRE MiOARD.
De sorte qu'il vous a demandé pardpn ? .
MAÎTRESSE GIRAUP.
Il me Ta demandé sans mé le demander; mais c'était encore mieux. Je suis fôchée que vous ne l'ayez pas entendu. Un liomme qui a été militaire, VIII. i6
24a LINSOUCIAÎÏT.
ça. ne peut pas 8*y pmidrje comme ua paysan^ vous comprenez biçn.
mUrB HÉ0ARI>.
Ca fait une grande difierericê. ~
Ce qu'il y a de certain ,^ c'est que la maîtresse Cloquet peut aller chercher ailleiirs^ Otte vieille folle!
MÈRE MÉDARD
On n'est pas folle pour avoir besoin d'un garçon de ferme.
• MAÎTRESSE GIRAtJD.
Vous êtes trop bbnne^ vous , mère^Médard ; vous ne voyez p^s qu'elle aurait été enchantée de me jouer ce tour-là. Mais elle se trompait encore ; François n'aurait pas été chez elle. On n'a pas François parce qu'on le veut ; François n'est pas embar-^ rassé de lui; François sait bren qu'il peut choisir. S'il avait tant de chagrin de quitter d'ici, ce n'était pas de peur de ne pas savoir ce qu'il deviendrait f mais il y a des endroits où on se trouve bien.
MÈRE MÉtIARD , avec gaité.
Des fermières qui |)laisent plus que d'autres.
MAÎTRESSE GIRAtT».
Cest tout simple.
MÈRE MÉpARD.
Mais sians doute. Adieu, voisine. J*aimé mieux