SCENE IX
Vous regardez rexistenee coimne un jeu d'enfant. Il y a cependant des choses qui demandent de la réflexion. Je ne connais de durable dans ce monde que les stipulations lien faites. J'ai perdu deux maris , à peine m'en suis -je aperçue. Pourquoi? Parce que mes pprens, dans le premier contrat de mariage , moi dans le second, nous avions prévu toutes les danses qui pouvaient assurer ma tranquillité.
EMlftA.
Je ne croyais pas tant de vertu aux écritures des notaires.
MADAME IX'yVARI.
Tout est pourtant là, mon enfant. Le sentiment, les délicatesses en affaires soi)t des choses pitoyables. J'ai repoussé un mariage d'inclination , moi , positivement parce que c'était un mariage d'inclination et que je prévoyais qu'il y aurait du laisser-àller. 11 ne faut pas de laisser-aller; retenez cela comme maxime générale.
EMMA
Certainement je ne l'oublierai pas.
MA.OAME d'yVARI.
Jusqu'à ce que tout soit teirminéejitre vous et
^7^ L'ORPHEUNE.
M. Sincbir, vous êtes respeeûyement dans la position de deux ennemis.
EMMA
Vous m'effirayez.
MADAME D^YVARf.
Quel étrange testament a £ût ce vieux fou ! Il TOUS chérissait , il ne vous laisse rien ; il se contente de reconnaître qu'il vous doit , puis voilà tout. Redites-moi donc comment cela est arrangé.
EMMA
Vous allez me gronder. Je sais fort bien l'article qui me concerne, quand il m'arrive d'y penser; mais quand je veux l'expliquer , cela m'est impossible.
MADAME d'tVARI.
Je ne vous gronderai pas ; mais eu vérité , quand on voit tous les jours tant de gens qui s'évertuent à expliquer des choses qu^ils ne savrent pas , j'ai peine à comprendre que vous ne puissiez pas expliquer ce que vous prétendez savoir.
EMMA
Voulez-vous que j'aille vous chercher le papier oîi tout cela est écrit ?
MADAME d'tVARI.
Allez-y , mon cœur, et tâchez d'accoutumer tout doucement votre mémoire à retenir ce qui vaut