‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 16 sur 248 · MA.© AME LAROCHE, NANETTE · texte numérisé non relu

MA.© AME LAROCHE, NANETTE

ITANETTE.

Madame Laroche , madame est dans le village ; elle pe tardera pas à rentrer.

MADAME LAROCHE

Je n'avais rien de particulier à lui dire, mon enfant.

NANETTE

C'est égal ; attendez-la' un peu. Madame vou» aime tant; il est vrai que vous êtes si bonne l

MADAME LAROCHE

Pas plus qu'il ne faut.

NANETTE

Oh! que si fait. Vous avez quelquefois la parole brusque; mais, dans le fond, je serais ben embarrassée pour choisir entre vous et ma« dame.

MADAME LAROCHE

Madame Hubert passe la permission; je n'ap* pelle pas cela de la bonté; c'est de la faiblesse.

3o LE SEMINARISTE.

NANETTE

Ma fine ! tous tant quç nous sommes, nous ne nous en plaignons pas. Vlà pourquoi nous en voulons tant à ce M. S-Utsupt; chaque fois qu'il vient de Paris ^ c'est pour la tourmenter.

MADAME LAROCHE

Apparemment que cela plaît à ta maîtresse.

ITANETTE.

Mais non; car elle est toujours à nous dire : c( N'faut pas parler de ça à M. S'-Utsunt. Si M. S*-Utsunt savait çaj » Ce n'est cependant ni soB mari , ni son père, ni son amoureux.

Qu'y faire? Quand on manque de volonté , on ne manqua jamais de gens qui se chargent de vous faire vouloir^

NANETTE

Si j'étais riche comme madame , et qu'il vînt des sournois comme M. S*-Utsunt me parler à tout bout de champ de sauver mon ame, je les enverrais joliment promener. C'est que c'est toujours de l'argent qu'ils, demandent pour sauver c't' ame. Notre curé donne des raisons; on en prend ce qu'on veut, vlà qu'est ben; mais les S*-Utsunt! il faudrait un puits d'or, et je ne sais pas si ça suffirait.

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