SCÈNE IL
MADAME D'YVARI, LE COLONEL, , EMMA, M. DÙFLOS.
'MADAME d'yVARI.
En vous voyant quitter la table si vite, colonel, nous avions craint que vous ne fussiez indisposé.
3oo L'ORPHELINE.
LE COLOir^.
Ce serait jouer de malheur, un jour comme celui - ci. J'avais quelques ordres à donoer à mon domestique. .
MADAME b'tYARI.
Vous pouvez ici commander en maître.
LE COLOlTEL.
Mon plus grand bonheur est de m'y regarder comme un proscrit qu'on veut bien accueillir.
MADAME d'tVARI.
C'est d'une extrême délicatesse. H est certain qu'aux termes du testament , vous êtes encore chez Mademoiselle ; mais vous n'>^vez qu'un .mot à dire y et vous serez chez vous.
LE COLONEL, à Emma.
M'ordonnez-vous de dire ce mot terrible, Mademoiselle?
EMMA
Tout ce qui vous donnera la liberté qui vous appartient, et me rendra la mienne, doit, ce me semble, nous convenir à tous les deux*
MADAME d'yVARI. .
Il est impossible de s'exprimer mieux que mon Emma, et je suis persuadée que le colonel l'a parfaitement comprise.