LB COL(M(EL
Ce serait alors sa position qui aurait tort
M. DUt;LOS.
Je ne dis pas le contraire. Elle était née pour jouir d'un sort brillant ; mais à quoi sert un bon esprit, si ce n'est à se soumettre aux arrêts du destin ? Après tout, ce n'est pas une raison pour lui refuser la justice qu'on lui doit, et je me plais à croire que vous trouverez du plaisir à lui en donner la preuve. Il ne peut y avoir de discussion que sur la somme des intérêts.
LE COLONEL
Quelle était sa société ?
M. DCFLOS.
Monsieur votre oncle d'abord, et toutes les personnes qui venaient le voir. Oh! mais, monsieur le colonel, il ne faut pas vous imaginer que vous soyez ici dans un pays perdu; nous avons pai'mi nous beaucoup de gens du premier mérite, et de ce mérite qui ne blesse personne, parce qu'il ne cherche pas à se produire au grand jour.
3o8 i;ORPHELTNE.
LE COLOHEC.
Ou ne le découvre pas moins an premier coup d'œil.
M. DUFr.OS.
Je ne parle pas de moi ; je sais si bien ce qui me manque ! mais c'est à coup sûr la province de France où il y a le moins de provinciaux. Vous en jugerez si , comme je Fespère , vous vous fixez parmi ilous.
LE COLONEL
Un militaire ne peut guère se fixer nulle part.
M. DUFLOS
Un militaire comme voiisa toujours un domicile. Et quel autre plus agréable pourriez-vpus choisir? En achetant la futaie qui est à droite de votre avenue et la. ferme du grand pré que monsieur votre oncle voulait avoir ^ votre château se trouverait juste au miliieu de votre propriété.
LE COLQIKEL.
Cela ,e$t tentant. Mais qu'est-ce que c^est que madame la baropne ,d' Yvari qm va donner l'hospitalité à mademoisdle Emma?
/ M. ptJELOS.
Madame la baronne dlfvari est une d^, mes clientes.