‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 175 sur 248 · LE COLONEL, M. DUFLOS · texte numérisé non relu

LE COLONEL, M. DUFLOS

M. DUFLOS

J'espère bien, monsieur le colonel^ que vous ne voyez en moi ni un avoué ni un avocat; a peine suis-je un notaire. Je suis tout simplement un homme da monde offrant son impartialité pour mettre d'accord deux personnes pour qui j'ai une égale considération:

l.n COIiOKEJL.

11 suffît de vous avoir vu vin instant, monsieur puflos, pour ne craindre de vous rien qui ressemble à delà chiçs^ne.

M» DUFLOS

J'ai toujours cherché à couvrir de fleurs le sol aride que je suis condamné à cultiver»

LE COLONEL

Il me semble que dans un aussi beau pays , sous VIII. ao

3o6 L'ORPHELINE.

un ciel aussi serein , les manières doiyait être plus douces , les humeurs moins acres que pantout autre part. Dans mon en£tnce , je n'avais pas r^narqué jusqu'à quel point, la végétation était admirable.

M. DUFLOS

Cest que la propriété est opmme une seconde nature , monsieur le colonel. Mais venons au sujet que nous avons à traiter. Aves-voûs arrête le mode d'arrangement que vous voulez Ëiire avec mademoiselle Emma?

LE COLOHEt.

Elle est bien jolie et me paraît avoir un chârmailt caractère.

, If. DUFLOS.

Pour cela... il est certain...

LE COLONEL

# Vous avez l'air de répondre a^^ hésitation.

M. DUFLOS

Moi ! point du tout. Mais qui peut répoildre a& (irmativement sur une femitie ? et une jeune personne de l'âgé de mademoiselle Emma n'est même pas encore une femme. Non pas que je ne la croie douée des qualités les plus eissentielles ; elle a même des talens, à ce qu'on dit; car, pour moi, je m'y connais si peu. Son caractère ne manque pas de

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