LE COLONEL, M. DUFLOS
M. DUFLOS
J'espère bien, monsieur le colonel^ que vous ne voyez en moi ni un avoué ni un avocat; a peine suis-je un notaire. Je suis tout simplement un homme da monde offrant son impartialité pour mettre d'accord deux personnes pour qui j'ai une égale considération:
l.n COIiOKEJL.
11 suffît de vous avoir vu vin instant, monsieur puflos, pour ne craindre de vous rien qui ressemble à delà chiçs^ne.
M» DUFLOS
J'ai toujours cherché à couvrir de fleurs le sol aride que je suis condamné à cultiver»
LE COLONEL
Il me semble que dans un aussi beau pays , sous VIII. ao
3o6 L'ORPHELINE.
un ciel aussi serein , les manières doiyait être plus douces , les humeurs moins acres que pantout autre part. Dans mon en£tnce , je n'avais pas r^narqué jusqu'à quel point, la végétation était admirable.
M. DUFLOS
Cest que la propriété est opmme une seconde nature , monsieur le colonel. Mais venons au sujet que nous avons à traiter. Aves-voûs arrête le mode d'arrangement que vous voulez Ëiire avec mademoiselle Emma?
LE COLOHEt.
Elle est bien jolie et me paraît avoir un chârmailt caractère.
, If. DUFLOS.
Pour cela... il est certain...
LE COLONEL
# Vous avez l'air de répondre a^^ hésitation.
M. DUFLOS
Moi ! point du tout. Mais qui peut répoildre a& (irmativement sur une femitie ? et une jeune personne de l'âgé de mademoiselle Emma n'est même pas encore une femme. Non pas que je ne la croie douée des qualités les plus eissentielles ; elle a même des talens, à ce qu'on dit; car, pour moi, je m'y connais si peu. Son caractère ne manque pas de