‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 181 sur 248 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE COLONEL, seul.

G eàt étonnant comme là tête d'un homihe peut fomenter en quelques minutes! Cette madame dTTvari me déplaît. Quel acharnement à poursuivre une affaire qui, après tout, n'est fàMine affaire! Que m^mportent quelques mille francs de plus ou de moins? jamais je n'avais compté sur cette succession. Ce qui m'occupe, c'est le sort de cette jeune personne vraiment intéressante; Elle sera très-mal chez une femme altière, qui ne sait pas même déguiser combien elle se repeut des engagemens qu'elle a pris. Je conçois bien qu'il ne m'est pas permis d'être son protecteur; mais est-ce une raison pour l'éloigner sans que j'aie pu lui parler , sans, me laisser le temps de combattre les préventions qu'elle a dû recevoir contre moi? Si elle pouvait deviner combien je suis capable de bpns conseils et de pers^évérance , peut-être seraitce une consolation pour elle d'çntrevoir que je ne cesserai de veiller sur son avenir. Aux soins que mon oncle a pris de son enfance, notre famille u'est-elle pais devenue la sienne ; et faudrait-il que j'eusse soixante ans pour avoir le droit d'empê-

3i6 L'QRPHEUNE.

cher qu'on ne la rendit malheureuse? Malheureuse! pour qui donc serait le bonheur! Mais quelle confiance pourra-t-elle prendre dans un homme dont elle n'a jamais entendu dire que du mal y et qui vient comme un ennemi la chasser d'une maison où s'est enfermée toute son existence^ où tout 1^ mpftde la chérit , et qu'elle em^ belPt ^un point qu'il m'^t impossible de penser un moment que cette maison soit à moi? Si elle çp sqrt, ce qui me paraît inévitable, nous en sor<^ tifQ^s tous les deux. Quand elle verra se réaliser la résolution que je prends de ne jamais y revenir, il &u4ra bicm qu'elle me pardonne le mal que je lui &is sans le vouloir* Oui f c'est 1^ ce que je délirais, et mes idées commenœut à se débrouiller Obtenir d'JSmmaqu'elleme juge ce que J0 suisré^ lemept, qu'elle ra'accordç un peu de confiance , CQ n'eai pas trop exiger sans doute ; et cependant que m donnerats^je pas pour réussir !

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