ACTE II, SCÈNE VIL Sa
lards ont le privilège de pouvoir être quelquefois bizarres sans offenser; et, s'il faut tout dire, votre oncle usait souvent de ce privilège. L'heure avance, signons.
I*E GOtOjr^L.
Non, Madame.. Rle^ ne pourrait maintenant, me contraindre à le faire* Je m^e refuse à tout arrangement.
MADAME d'tvabi.
Y pensez -vous, Monsieur^ et prétendez - youi me jeter dans tous les embarras.d'un procès?
LE GOLOKBL.
J'ai juré de ne janlais plaider*
M. DUFLOS
Mais réfléchissez Bien , monsieur le colonel , que si vous ne signez pas un compromis, cette terre devient dans quelques heures, et sans que rien puisse s'y opposeï*, la propriété do mademôi? selle Emma.
LE . GOLONEXi.
Eh bien ! Monsieur, quel inconvénient trouvez* vous à cela? Est-ce que Mademoiselle n'a pas prouvé qu'elle était capable d'administrer une terre, de faire les honneurs d'une maison? Est-ce à nous , qu'elle a reçus avec tant de grâce , tant de bonté, à lui contester la justice que tout le monde lui rend?
328 L'ORPHEUNE.
M. DUPLOS..
J'ai cru qu'il ëtait de mon devoir de vous faire seotir toutes les conséquences...
LE COLONEL
,' Les conséquences se déduisent d'elles-mêmes. Jlîadènfioiselle devra la fortune qu'elle mérite à la mauvaise opiniofi que mon onde avait de moi , à l'irascibilité de mon caractère que tout soupçon offense ; elle ne m'aura aucune obligation. Tout sera pour le mieux.
EMMA, au coloneh
Monsieur mon frère, vous m'avez promis
vos conseils quand je les réclamerais.
LE COLONEL
Ne m'en demandez pas, je ne suis plus votre frère. Si votre d^icatesse souffre de posséder une propriété depuis si long-temps dans ma famille , regardes-moi en me permettant d'espérer qu'un jour vous me la rendrez.
EMMA, à madame d'Yvari.
Madame, que faut-il que je réponde?
MADAME d'yVARI.
Il ne demande que la permission d'espérer, vous ne pouvez pas le lui défendre..
EMMA
Mais c'est prendre un engagement. Si vite ! sans avoir le temps de la réflexion.