SCÈNE ï
d^hui?» Ce n'est pas grand' chose; eh ben , de sa part, ça fait plaisir. Le malheur, c'est qu'aile a un amoureux qu'est de son âgé; car ces jeunes filles, ^a a beau vous faire des politesses , ça regarde à l'âge, pas moins. Si je pouvais brouiller tout ça ; si je pouvais... mais via mon rival... ne faisons frime de rien.
SCÈWE IL
THOMAS, GËRVAIS, portant une bouteille et deox verres. GERVAIS.
Bonjour, monsieur Thomas.
THOMAS
Bonjour, Gervais. T'as l'air triste, mon garçon.
GERVAIS
Je n'ai pas sujet d'être gai, vraiment.
THOMAS
Âh! ah! monsieur ranK)ureux, vos affaires ne vont pas conune vous voudriais. De quoi t'avisestu aussi d'aimer une: fille plus riche que toi ?
GERVAIS
Aile m'aime ben moi qui suis pauvre.
THOMAS
• Sais-4;u que ça n'est pas. honnête de courtiser une fille sans que ses parens le sachent ?
34o LA MECHANTE LANGUE.
• GERVAIS
Ib ne le savent que trop , monsieur Thomas.
Comment ne le sauraient*iis pas ? Je leux répète tous les jours.
THOMAS
Qu'est-ee qu'ils disent?
GERVAIS
Madame Mathurine dit que j'ai raison : aile est si bonne c te chère madame Mathurine ! Aile nous aime tant ! Pourvu que je lui donne beaucoup de petits-enfans ^ c'est tout ce qu'aile demande.
Oui ; mais monsieur Mathurin ?
GERTAIS.
Monsieur Mathurin, lui , c'est autre chose.
TjaOMAS.
Il ne tiant pas aux petits-énfans ?
GERVAIS
Non, monsieur Thomas, et c'est dommage.
THOMAS
Oui ; c'est dommage.
GERVAIS
Monsieur Thomas, vous devriais ben lui parler. Il va venir tout à l'heure boire un coup avec vous; v'ià du vin que j'apporte pour ça. Dites-lui don* un mot pour mamzelle Tharèse et pour moi. Vous