‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 202 sur 248 · SCENE. V · texte numérisé non relu

SCENE. V

THOjMAS.

Et si ce n'était pas une malice ; si c'était la yérité?

MATHtJAmEi

Avec quel sérieux il dit ça! Ne dirait -on pas qu'il parle pour de bon?

tHGMAS.

Certaipement je parle pour de bon.

MATHURINE

Vous ne m'attraperais pas ; je vous connais pour un goguenard.

THOMASv

N'y a pas de goguenarderie à ça.

MATHUKINE.

Allons donc.

THOMAS

La preuve c'est que je vous demandons Thérèse pour femme.

HATHURINE.

Je ne vous écoute pas.

THOMAS

Je vous jure cependant...,.

MATHURINE

Vous me jureriais dlçi à demain, que ce serait tout de même. Vous n'êtes pas fait pour le mariage; sans ça , est-ce que vous sériais encore garçon ?

THOMAS

On écoute les gehs^ du moios.

MATHURJNE.

Ou n'a jamais été obligé d'écouler les gens qui se moquaient.

THOMAS

C'est que je ne me moque pas.

MATHDRINE.

T^, ta, ta, ta; je suis aussi fine que vous. Au revoir, voisin.

( Au lieu de sortir , elle se <!ache derrière des arbres f et se montre de temps eo temps aux spectateurs.)

THOMAS , à part ^ d'ua air meoaçaot.

C'est comme ça. Ah ! ben , nous allons te le rendre.

MATHUSm.

V'ià les femmes qui n'ajoutont plus de foi à ce que vous dites ; c'est signe de retraite, ça, voisin.

THOMAS

De retraite tant que vous voudrais ; mais je ne me tiens pas pour battu. Vol' fille Thérèse s'expliquera, et elle y 'regardera peut-être à deux fois avant de devenir la femme d'un pauvre diable de parfarance au plus riche farmier de l'endroit.

MATHUHIN.

Songez donc que sa mère est de son parti.

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