‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 208 sur 248 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

MATHURIN, THOMAS, MATHUBINE.

HATEtnAliri!.

Vous êtes encore à boire y vous autres.

THOMAS

Ah ! mon Dieu , non. Je nous désolons au contraire, le voisin et moi.

MAXHDRINE.

Sur quoi donc que vous vous désolez ?

THOMASv

Sur ce qu'il est obligé d^aller à la ville, au sujet d'un marché de blé qu'il a fait.

MATfiURfBÏ. /

C'est-i vrai , ça , Matfaurin ?

THOMAS

Puisque je vous le dis , voisine.

MATHURINE

C'est donc venu comme un accident ? Tout à

36o LA MÉCHANTE LANGUE.

l'heure il n'en était pas question. Parle donc, Mathurin; tu prendras la bourrique pour ne pas te fatiguer.

THOMAS, i part.

Elle donne là-dedans.

HATHURmE,ip9rt.

I me croit sa dupe. (Hautà Mathurâi.) Tâche de revenir de bonne heure, au moins.

THOMAS

Ne l'attendais pas aujourd'hui ; I ne reviendra que demain.

MATHURINE

Que demain ! Il a dont ben affaire ? Je veux aller avec toi, d'abord; je ne veux pas te quitter si long-temps. Que demain ! Je mourrais d'ici à ce temps-la.

THOMAS, bas à Mathurin.

Voyez- VOUS la simagrée ? Queuque je vous disais ? . .

MATHURINE

Nous emmènerons Gervais.

MATHURIN , avec humeur.

Quoi que tu dis de Gervais ?

MATHURIZTE.

Je dis que nous l'emmènerons avec nous pour q u'il ne s'ennuie pas , ce pauvre garçon.

MATHURIN, même ton.

Je ne veux emmener personne.

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