CENE XI
MATHURIN
Elle se moquQ de moi . encore.
Voyons, voyons , vobin; expliquons-nous.
Mathuhine.
C'est ça, expliquons-nous. On voit que le voisin est un bra^ve . homme qui aime à mettre k paix dans les ménages. >, ■
THOBIAS, embarrassé.
Sans contredit.
MATHUR1I^£.
Voirement, nous ne le savons que trop.
MATHURm.
I ne la remettra jamais dans* le nôtre. C'est fini. IVifathurine, v'ià le premier chagrin que tu me donnes ; mais c'est pour la vie.
MATHURINE
Écoute donc , Hathurin , ceci passe la plaisanterie au moins. J'ons voulu badiner, et puis c'est tout. Mais puisque tu le prends comme ça, je vas te conter...
MATHURIN
Ten ons assez entendu ; je ne voulons pas en savoir davantage. ^
THOMAS, bas ii vMatïiurio.
Laissez-la dire; c'est encore queiique nouveau tartàgème. '" '^
MATHURlire.
Ce bon monsieur Thomas, je parie qu'i te parle pour moi.
MkTHURlir.
Lui ! ben au contraire.
THOMAS
Ne croyez pas ça, au tanoins, dame Matliurine.
MATHDRINE. n
Je vous connais trop, voisin Thomas; n'ayez pas peur.
GERVAIS, à part.
En vérité, si j'y comprends goutte.
MATHURIN, d'un ton de reproche à Thomas.
Pourquoi que vous m'avez conseillé ce conseil? j^^étais heureux; il fallait me laisser comme j'étais. (Avec auendristemeot.) Ah ! voisin , VOUS ne savez pas ce qu'elle disait à Gervais. Mais, non, je ne veux pas le répéter. Ce garçon ne l'a pas compris, Dieu merci ! il faut que ça reste eutarré. Je vas recéder mon bail ; je vas quitter le^ pays ; je ne sais pas ce que je ferai ^ mais tout m'est égal. Mathurine , c'est toi qui seras cause que je mourrai.
fiTATHURINE.
Ah ! juste ciel ! quei^ que j'ai fait ? Mathurin , mon ami, tranquillise - toi. Je t'aime toujours de même; je n'ai jamais aimé que toi; c'est la vérité