SCÈNE I
CHRISTINE , FIRMIN , mademoiselle DUNOYER, UN PEU Ew arkière.
(^BISTOfE, à demi-voix.
Ail! Finnio, vons me Eûtes bîeà de la peine.
FIBMIV.
£n quoi donc, ma obère Christine?
CffRISTISTE.
En ce que vous dites trop vke ce que vous pensez.
• FIRMm.
Je vous assure que c'est plus fort que moi. Mon Dieu ! j'en suis quelquefois bien fâché après. #
CHRISTINE
Par exemple, à déjeuner y pourquoi avez -vous été parler des préfets? Est*ce que les préfets vous regardent ? Ils sont assez à plaii^dre ! Mettez-vou6 à leur place. Les ordres qu'on leur donne ne leur conviennent peut-être pas plus qu'à vous ; mais il faut vivre.
38o LE COMITE DIRECTEUR.
MADEMOISELLE DUNOTER.
Vous n'entrez pas à l'église, Mademoiselle?
CHRISTINE
La messe ne doit pas être encore commencée, mademoiselle Dunoyer. D'ailleurs nous attendons ma tante.
FIRMIN , à Christine.
Estrce que vous croyez que votre oncle tient beaucoup aux préfets ?
CHRISTINE
Je ne sais plus ce qu'il pense. Depuis que les députés qu'il avait tant contribué à faire nommer comme royalistes par excellence se sont tournés contre un ministère qu'ils trouvent trop royaliste, mon oncle me paraît déconcerté. Ce qui me frappe le plus , c'est l'embarras qu'il éprouve pour parler avec ma tante qui va toujours sur ses premiers erreméns sans même se douter combien elle le coil^rarie.
FiRMlN.
Malheureusement , il n'y a pas que dans votre famille qu'on ne s'eintend plus. Pour moi, sans votre tan^te et ce petit curé qui me font perdre patience 9 je crois que je pourrais me taire. Ik s'imaginent me faire beaucoup de chagrin en m'appelant libéral; ils seraient bien heureux si on