‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 228 sur 248 · SCENE yi · texte numérisé non relu

SCENE yi

M. GALLOU, LE BRIGADIER, mutre FEUILLET, L13BIN.

MA.ÎTRB FÉÛltiLET.

Tenez, monsieur Callou, voilà Lubin. Le drôle ne voulait pas me croire; pour ' un rien il serait reste.

M. CALLOU , à Lubin.

Tu aimes donc bien la messe ? .

MAÎTRIÇ FEUII.LET.

Il aime bien Jacqueline, dites plutôt* Il ne.peut lui parler que là.

M. CAtLOU.

Va à la maison. Tu ouvriras partout pour donner de l'air, et tu aulrassoin que la mère Blancheton vienne me parler.

(Lubitt 8*en va.) MAÎTRE FEUILLET.

Monsieur Callou , j'ai pensé |Wiisque voiis n'avez plu^ votre place..... '

LE BRIGADIER

Gomment ! conunent ! M. Callou n'a plus sa place?

M. CALLOU, au brigadier.

Je TOUS conterai cela. (A maiire Feuillet.) Eh bien ! à quoi avei-vous pensé ?

kaître seuillet.

Si vous vouliez vous défaire de votre moulin ; il y a six mois que vous ne pouvez pas trouver à l'afFermer; je m'en arrangerais.

Mk CALLOU. .

C'est bien le<;asde le garder, au contraire; je l'exploiterai moi-même.

MAÎTRE FEUfLIET.

Vous!

M. CALLOV. ,

I^uirquoi pas?

LE BRIGADIER

Est-ce que vous" l'a vex rendue votre place? ou si c^est

M. CALLOU , a¥«c humeur.

On me l'a ôtée.

LE BRIGADIER , se grattant Toreille,

Diable ! diable ! ^ en dit plus que tout le reste. Si on se met à -Mer les pkces aux gens comme vous, c'est qu'on veut aller loin; car certainement vous n'avez jamais été récalcitrant, tant qu'on n'a été en avant que pour ainsi dire. Ça m'embrouille.

SGENEVr 391

M. C4LLOU. -

Ati ! ^ y Messieurs , je suis bipo votre serviteur. Monsieur le brigadier 9 vous prendrez le parti que vous voudrez; mais ne dites, pas qi^e je vous ai donné des cpnseils, parce que je ne vous en donne pas. '

(Il son.)

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