SCENE yi
M. GALLOU, LE BRIGADIER, mutre FEUILLET, L13BIN.
MA.ÎTRB FÉÛltiLET.
Tenez, monsieur Callou, voilà Lubin. Le drôle ne voulait pas me croire; pour ' un rien il serait reste.
M. CALLOU , à Lubin.
Tu aimes donc bien la messe ? .
MAÎTRIÇ FEUII.LET.
Il aime bien Jacqueline, dites plutôt* Il ne.peut lui parler que là.
M. CAtLOU.
Va à la maison. Tu ouvriras partout pour donner de l'air, et tu aulrassoin que la mère Blancheton vienne me parler.
(Lubitt 8*en va.) MAÎTRE FEUILLET.
Monsieur Callou , j'ai pensé |Wiisque voiis n'avez plu^ votre place..... '
LE BRIGADIER
Gomment ! conunent ! M. Callou n'a plus sa place?
M. CALLOU, au brigadier.
Je TOUS conterai cela. (A maiire Feuillet.) Eh bien ! à quoi avei-vous pensé ?
kaître seuillet.
Si vous vouliez vous défaire de votre moulin ; il y a six mois que vous ne pouvez pas trouver à l'afFermer; je m'en arrangerais.
Mk CALLOU. .
C'est bien le<;asde le garder, au contraire; je l'exploiterai moi-même.
MAÎTRE FEUfLIET.
Vous!
M. CALLOV. ,
I^uirquoi pas?
LE BRIGADIER
Est-ce que vous" l'a vex rendue votre place? ou si c^est
M. CALLOU , a¥«c humeur.
On me l'a ôtée.
LE BRIGADIER , se grattant Toreille,
Diable ! diable ! ^ en dit plus que tout le reste. Si on se met à -Mer les pkces aux gens comme vous, c'est qu'on veut aller loin; car certainement vous n'avez jamais été récalcitrant, tant qu'on n'a été en avant que pour ainsi dire. Ça m'embrouille.
SGENEVr 391
M. C4LLOU. -
Ati ! ^ y Messieurs , je suis bipo votre serviteur. Monsieur le brigadier 9 vous prendrez le parti que vous voudrez; mais ne dites, pas qi^e je vous ai donné des cpnseils, parce que je ne vous en donne pas. '
(Il son.)