X.A MÈRE SELLAIS
Avec quoi paieraitK)n les autorités?
^ LE PÈRE CHAUVE AU
Est-ce que ça nous regarde? Apparemment elles se trouvent a^sez riches; elles n'ont plus besoin de 'gagner^
GAMUS.
On les payait si cher! Pour peu qu'elles aient fait des économies depuis qu'elles reçoivent des gages, elles peuvent bien travailler pour rien à présent. Leur besogne n'est déjà pas si fatigante. Mon frère, qui a été deux ans chez un sous-préfet, répète à qui veut l'entendre qu'excepté de faire des députés, spn maître ne faisait rien que de dormir ou jouer de la musique,
ÇÉRARD.
C'est égal , père Chauv^au , on s'est gaussé de vous. Toutes les autorités aiment l'argent , les grandes comme les petites.
4o8 LE COMITÉ DIRECTEUR.
LE PÈRE CHAUVIAU.
A la bonne heure ! je le veux ben. Continuez de bailler vos écus aujïercepteur, si vous en avez de trop; il les recevra, ce n'est pas l'embarras; ^uand ce ne serait que par habitude. Mais ce sera de l'argent jeté à l'eau, je vous en avartis , et si ben jeté à l'eau que , si les contributions reviennent par la suite des temps, ce qui n'est pas impossible, on vous les demandera tout comme aux autres. Ce que vous aurez donné ne servir^ de rien ; et on vous dira : Tant ps pout vous.
Maître feitillet.
Mais en6n de qui savez-vous cette nouvelle ?
LE père CHAUVEAU.
N'y a pas besoin de la savoir de personne , puisque, excepté dans ce village-ci , tout le moûde la sait. Le curé de la Santonnière a dit en chaire qu'il n*y aurait que les impies qui ne paieraient pas.
MAÎTRE FEUILLET
Nous ne sommes pas des impies; mais s'il lie s'agissait que de ça...