SCÈNE XII
MAÎTRE FEUILLET, GÉRARD, CAMUS , la.
MàRE BELL Aïs, lE PÈRE CHAUVEAU, LE BRIGADIER.
CAMUS , élevant la voix «an» àn>ur Tair de voir le brigadier.'
Je n^écoute pas tout ça, iiloi. J'aime M. le percepteur. Tant que j^aurai la liberté de lui donner mon argent, tant qu'il me fera l'amitié de le recevoir, je n'en demanderai pas davantage. Y a-t-il rien de plus l^grëable , pour vingt et un francs qu'il m'en coûte par an , que d'avoir quatre ou cinq brimborions de quittances et d'avertissemens ? Ça mu fait de la lecture.
LE BRICADIER.
Est-ce que Camus est devenu fou ?
■ CAMUS
Parbleu ! je sais bien qu'il y len a qui voudraient, en surplus de ces quittances et de ces avertisse-^ mens, voir un peu arranger notre chemin qui est si mauvais; d'autres demanderaient autre diose, comme qui dirait un petit pont au gué de la Madeleine , qu'on ne peut pas traverser quand il a
4io LE COMITÉ DIRECTEUR. *,
fait de Forage; maU ce sont des gens intéressés , qui veulent toujours avoir ^ quelque chose, en échange de ce qu'ils donnent. Je ne suis pas de ce caUbre^là^ moi.
LE BRIGADIER
Taisez-vous donc, Camus. A qui en avez-vous?
Est-ce à cause des bruits qui courent que vous faites toutes ces extravagances ?
, CAMUS
Quels bruits?
LE BRIGADIER
Sur Timpot. . ,
CAMUS, éclatant de lire.
Je voulais vous faire avouer ^a chose. .
LE BRIGADIER
Comme je ne .m'en mêlerai pas , . que je me desr titue , que je redeviens bourgeois , parlez tout h votre aise.
GIBRARD.
Pa ta ta ! Parlez tout à votre aise Comme c'est pressé,- devant un gendarme ! fiez-vous-y.
^ LE .BRIGADIER
\ Vraiment, Gérard, je ne sais pas ce que vous .entendez. Pour un brigadier de gendarmerie , il me semble pourtant ^ue je n'ai jamais fait beau- .coup plus que mon devoir; je m'en rapporte à