SCENE XII. 4i
LE BRIGADIER
Ça VOUS fait qu'il y a chez lui , au côûtraire, le député auquel on a donné un banquet pour lequel le préfet....
CAMUS, riiit6crom)iant.
Auquel, pour lequel.... Est-ce que nous entendons c'tepolitique-là, nous?
maItrs feuillet.
M. de S*-Chéron dil41 qu'il faut payer ou qu'il ne faut pas payer?
Camus.
S'il dit qu'il ne faut pas payer, nous l'écouterons; s'il dit qu'il faut payer ^ nous demanderons à d'autres.
GÉRARDé
C'est là le fond de l'affaire.
LE BRIGADIER
Vous ne voulez pas m'écouter?
LE PÈRE GHAUTEAU.
Il ne faudrait qu'un mot ^
LE BRIGADIER
Un député sait les lois, puisque c'est lui qui les décide.
CAMUS
Eh ben ! le député de M. de S'-Chéron a-t-il décidé qu'on paierait les contributions ?
Go-^
4i4 LE COMITE DIRBCTECR.
LE BRICADIEB'.
Il a décidé qu'on les paierait jiisqn*à ce qu'oa Ic5 ait retnpbcees par des coaps d'état.
CAMUS
Y en a-t-il déjà des coups d'état?
LE BRIOADIEB.
Je ne crois pas.
LA VÈRE BELLAJS.
Qu'est-ce qu'on attend donc?
LE BRIGADIER
C'est assez long à Êiire, à ce qu'il paraît.
GÉRARD
Il ne s'agit que d'j mettre beaucoup de monde.
LE BRIGADIER
Il faut encore que ce soit du monde qui connaisse cette besogne-là. ^
LE pàRE CHADVEAU.
Vous verrez que ce ne sera encore cpi'une attrape-nigaud. On ne paiera plus; je le sais; c'est un bruit général ; par ainsi, je m'y tiens.