SCÈNE XIII. 4i
lui. Voyons, monsieur Flrmin, dites-nous oui ou non , y a-t-il des coups d'état?
FIRMIN , reculant d'étonnement.
Mes amis, qui est- ce qui peut vous entretenir de choses pareilles?
GA.MUS, d'un air joyeux.
C'est égal. N'est-ce pas qu'il y en a ?
FIRMIN , ne pouvant s'empêcher de rire.
Il a l'air enchanté ! Vous perdez donc la tête ?
LE PÈRE CHAUVEAU
Le brigadier voudrait nous faire croire qu'il n'y en a pas encore.
FIRMIN
Comment! père Chauveau, vous aussi?
LA MÈRE BELLAIS.
Mais, monsieur Firminj moi dé mênie. Noufs en voulons tous. Pour ma part, c'est douze écusque ça m'économisera.
GÉRARD
Et moi donc, près de quarante écus ! c'est tentant. '
FIRMIN f au brigadier.
Mettez-moi donc au fait. J'y perds mon lalin.
LE RRIGADIERy s'efforçant de sourire.
Imaginez- vous. Monsieur, qu'ils comptent sur les coups d'état pour ne plus payer de contributions.
Go
/il 6 LE (ÎOMITÉ DIRECTEUR.
FlBMIir.
Ah! bah!
LE BRIGADIER
Ils sont drôles dans ce pays-cî.
FIRMIN
Mais comment ces bruits-là sont-ils arrives jusqu'à eux?
LE BRIGADIER
X^ plupart des curés prêchent là-dessus. Nous n'avons pas reçu l'ordre de faire taire les cùrës.
FIRMIÏT.
Us se mêlent de tout.
LE BRIGADIER
Et puis comme le député qui doit dîner chez votre parrain a parlé avec lui de coups d'état, j'ai dit à ces bonnes gens qu'on 1^ trompait , et qu'il faudrait payer jusqu'à ce qu'il y ait des coups d'état.
FIRHm.
Je comprends ; ils ont ensuite arrangé cela à leur manière. ( li rit. ) J'en suis fâché , mes amis ; mais par la confiance que vous avez en moi , loin de désirer des coups d'état , je vous engage à faire des vœux pour qu'on ne se porte pas à cette extrémité.
LA MÈRE BELL Aïs, aux paysans.
Qu'est-ce que je vous ai dit?