‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 28 sur 248 · LOUISE, RAYMOND · texte numérisé non relu

LOUISE, RAYMOND

LOUISE

Je vous avais Wen dit/

RATMOND.

Je vous prie au moins , Mademoiselle, que 1 entretien que nous avons eu ensemble reste entre nous.

LOUISE

Je vous le promets, Raymond.

RAYMOND

Je ne vous al d^ailleûrs rien dit de positif.

LOUISE

Non , c'est vrai.

RAYMOND

Ce n'est pas que ma résolution de quitter le séminaire ne soit toujours la même.

LOUISE

Je ne saurais vous donner de conseil là-dessus ; mais prenez bien garde.

(Elle sort.)

SCÈN^ IX.

RAYMOND

Julien est-il heureux ! Il est aimé ! aimé d'une femme ! Sait-il apprécier toute l'étendue de son bonheur? Pour le chercher , il faudra que je quitte ce village. Quitter Louise , sa tante , toutes deux si douces pour moi, si bienveillantes; cette madame Laroche qui me regarde comme son 61s, jusqu'à cette petite Nanette ! Mais je ne pourrais pas trouver à me marier ici. O Dieu ! si j'avais une femme, une femme à moi, il me semble que tout me deviendrait facile. Je travaillerais pour ma femme! On trouve que j'ai de l'inteUigence ; maïs quand oh est seul , on n'a pas de courage, on n'a rien qui vous stimule. C'est donc de vivre ? A quoi sert de prolonger une existence qui n'intéresse personne ? Pour avoir le loisir de s'appliquera quelque chose, il faut d'aboii'd être heureux, il faut être tranquille; il fai^t être marié.

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