SCENE I
que tout rentre dfms l'ordre, ils ne manqueront jamais ni d'emplois^, ni de hv^ints. Quel e^t le nom de la personne quç vqus. m'avez ^ trouvée?
u. «;e COMMAlTDBtJB.
C'est la marquise da;SaintwAndiol.
^ . LA. VICOMTESSE
La drôle de chose î Lui avez-vous dit que ce serait à moï qu'elle aurait affaire?
LE COMMANDEUR
Oui, sans doute.
LA VICOMTESSE
Elle a dû faire une petite grimace.
LE COMMÀNPEUH.
Pourquoi cela ? -
LA Vicomtesse.
C'est que c'est une histoire.
LE commaKdeub.
Si c^est une histoire , ne tne la coqijtez pas. J'ai horreur de tout ce qui est caquelage. Paris est devenu insupportable, âous ce' rappprt^à. Il y a à présent tant de gens qui ont des pensions , tant de gens qui ont des places, par conséquent tant de gens qui n'ont rien à faire, qu'on ne s'occupe plus que de propos. Que vouliez-vous me dire sur madame de Saint-Andiol ?
LA VICOMTESSE
£Ue a été mon amk intime ; je vous parle de près de trente ans. Nous avons quitté là France le même jour y et lotîtes deux comme des folles ^ croyant que ce ne serait qu'un voyage de six semaines. ,
, LE GOMMAHOEUB.
J'étais plus âgé que vous^ et je n'ai pas été plus raisonnable.
Nos maris ne voulant pas nous suivre , nous n'avions pu emporter que nos bijoux ^ qui ne nous ont pas menées bien loin , comme vous croyez ; alors la petite Saiht-Andiol> avec un courage véritablenient héroïque, s'est mise à faire des modes,
LE COMMANDEUR
Pour elle?
LA VICOMtESSB.
Non ; pour le public , pour vendre.
LE COMMANDEUR
Ne répétez pas cffla , ma nièce.
LA VICOBfTESSlÇ.
Cela ne nous compromet pas ; c'était une fille de finance.
LE COMMANDEUR
A la bonne heure ; mais cela rappelle toutes les