SCENE XVII
BÀTMONP.
Je ne veux pas vous faucher, monsieur S^-Utsunt; mais je vous demanderai qu'est-ce que cela vous Eût? Vous ne m'avez jamais aimé ^ c'est une chose convenue.
M. S-UTSUJÏT. - ' .
Pas convenue du tout.
A\TlfOND.
Quoi ! tout ce que vous avez fait contre moi , c'était par amitié?
M. S-UTSIINT.
J'aurais eu un fils, que je n'aurais pas agi autrement pour lui.
/ RAYMOND
Je suis bicR coupable alors j car la vérité m'oblige à voUs dire que je ne vous en^ai jamais eu la moindre obligation. Dans ce moment-ci , que me voulez-vous ?
M. S'-UTSUNT.
Vous avez l'esprit élevé , une grande Êicilité de conception; c'est une justice que vos supérieurs se plaisent à vous rendre. Ce sont de bons protecteurs , avec lesquel^l serait peut-être dangereux de rompre trop brusquement^ L'incertitude de votre position dans te monde leur avait fait espérer que vous continueriez à marcher dans la
route quHls avaient tracée devant vous; elle est infinie. Quelque ambition que vous puissiez avoir, en restant fidèle aux engagemens que Ton vous ferait contracter, vous êtes assuré d'arriver un jour à la position la plus brillante. Répudierez- ,vous un pareil avenir pour une folie, une amourette, un mariage?
RATMoniy.
Quel mariage ?
M. S*-11TSDWT.
Une vie oljscure passée auprès d'une femme aussi simple, aussi nulle que la nièce de madame Hébert.
RATMOITD.
La nièce de madame Hébert, S2^ nièce, ditesvous? Vous ne savez rien , monsieur S-Utsunt.
M* S-UTSCNT.
Je ne sais rien ! Ce seul mot m'éclaire ; je sais tout.
RAYMOND, avec chaleur.
Non, Monsieur; encore une fois, non : vous ne savez rien. Gardez-vous, Monsieur, de donner à vos soupçons un éclat dont vous pourriez vous repentir. W
M. S*-UTSDl!g*.
Vous le prenez sur un singulier ton avec moi , monsieur Raymond !