SCENE XVII. 7r
RAYMOND
Je ne dois pas souffrir que vous i»terprétiez des paroles que je n'ai pas dites^ (D*ua tou plus doux.) Que vous ai-jefaifcy Monsieur , pour que vous ne me laissiez pas un instant de repos?
M. S-tJTSirifT.
Ne suis-je pas responsable de votre conduite ? Si, dans reffervescence de vos penehans mondains, vous me trouvez trop sévère, quels reproches ne m'adresseriez - vous pas un jour d'avoir fermé les yeux sur l'affreuse apostasie dans laquelle vous êtes^prêt à tomber! l'en appelle à votre conscience ; ne sentez -vous aucun remords d'abandonner le troupeau dont voifô faites partie, de vous soustraire à la houlette de vos pasteurs , quand la persécution prépare ses bûchers , quand l'épiscopat tout entier est dans les larmes et dans la détresse ? Jeune homme, irentrez au bercail; ne vous mêlez pas à une nation perverse que votre devoir est de combattre et de maudire.
RAYMOND
On m'a ordonné de vous écouter, je vous écouterai ; mais pourquoi me parler, comme à un mouton? Vous devez bien penser que nous sommes blasédsur ce langage d^idylle. Je veux voir le monde, afin de le connaître; s'il est aussi mauvais que voua
le dites, il sera toujours temps pour moi de rentrer au bercail; je n'en serai même que mieux disposé à rendre justice à la piëtë, au déstotéresse-* ment et à Thumilité de cea bons pères, que je, n'ai pas encore pu juger par comparaison.
M. S*-UTSDKT.
Je vois qu'il faut nous placer sur un autre terrain.
RATMOWD.
Je le crois aussi.
M. S*^CTSUNT.
Ne vous mariez pas du moins j. mon cher Raymond. Quel sort une femme pourrait-ellé vous faire, que vous ne puissiez obtenir en vous consacrant à nous? Je veux bien que la direction de vos idées vous éloigne des détails de la vie monastique ; mais qui vous empêche de ne faire que des vœux simples ? Cela n'engage à rien , n'impose aucune privation. Vous vivrez de, la vie du siède; seulement nous saurons que nous pourrons compter sur vous.
JRAYMOND.
Je suis donc un .être bien important?
M. S-UTSUNT. ''
Les sujets distingués sont fort rares. Si vou^ pouviez prendre l'esprit de corps, faire abnégation