‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 61 sur 248 · MADAME HÉBERT , RAYMOND · texte numérisé non relu

MADAME HÉBERT , RAYMOND

MADAME HÉHER.T , à Raymond qui reste à la porte.

Approchez donc, Raymond , que je sache au moins ce.que vous voulez de moi. .

' R ATMOND , s'avanoant d'un- air timide.

^ Ne le savez- vous pas ? * .

MADAME HUBERT

Quoi ! c'est bien sérieusement que vous avez parlé à madame LarcÂîhe ?

RAYMOND

Oui , Madame^

Hé bien ^ mon ami , supposez que je vous consulte; oubliez qu^il est question de vous ; vous

102 LE SÉklNARlSTE.

avez de l'esprit, de Finstruction ; vous pouYCK distinguer ce qui est conveiiable de ce qui est ridicule : que penserîe£-yous de moi, si je vous disais que je suis au moment de -contracter.... <EHe s'arrête) Je n'ose pas prononcer le mot de mariage , tant cela me parait peu raisonnable.

RATMOIfD.

Pronôncez-le , puisqu'il n'y en a pas d'autre pour rendre votre idée.

MADADIE HÉBERT.

A la bonne heure; il est prononcé. Lé jeune homme serait de votre âge ; je ne l'aurais jamais regardé que comme un fils ; je l'aimerais beaucoup, mais comme je devrais l'aimer, pas autrement; et pourtant il aurait formé des projets que vous connaisse^ , puisque ce sont les vôtres. Que répondriez^vbus ?

RATMOHD.

Que voulez- vous que je vous réponde ? Je croyais, en venant vous trouver , n'avoir que des remercimens à vous faire ; mais l'embarras oÈi je vous vois m'anéantit.

Tu n'as pas. pu t'iiTtaginer qu'une chose aussi extraordinaire se ferait sans que nous ayons eu une. espèce de conversation ensemble.

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