MADAME HÉBERT , RAYMOND
MADAME HÉHER.T , à Raymond qui reste à la porte.
Approchez donc, Raymond , que je sache au moins ce.que vous voulez de moi. .
' R ATMOND , s'avanoant d'un- air timide.
^ Ne le savez- vous pas ? * .
MADAME HUBERT
Quoi ! c'est bien sérieusement que vous avez parlé à madame LarcÂîhe ?
RAYMOND
Oui , Madame^
Hé bien ^ mon ami , supposez que je vous consulte; oubliez qu^il est question de vous ; vous
102 LE SÉklNARlSTE.
avez de l'esprit, de Finstruction ; vous pouYCK distinguer ce qui est conveiiable de ce qui est ridicule : que penserîe£-yous de moi, si je vous disais que je suis au moment de -contracter.... <EHe s'arrête) Je n'ose pas prononcer le mot de mariage , tant cela me parait peu raisonnable.
RATMOIfD.
Pronôncez-le , puisqu'il n'y en a pas d'autre pour rendre votre idée.
MADADIE HÉBERT.
A la bonne heure; il est prononcé. Lé jeune homme serait de votre âge ; je ne l'aurais jamais regardé que comme un fils ; je l'aimerais beaucoup, mais comme je devrais l'aimer, pas autrement; et pourtant il aurait formé des projets que vous connaisse^ , puisque ce sont les vôtres. Que répondriez^vbus ?
RATMOHD.
Que voulez- vous que je vous réponde ? Je croyais, en venant vous trouver , n'avoir que des remercimens à vous faire ; mais l'embarras oÈi je vous vois m'anéantit.
Tu n'as pas. pu t'iiTtaginer qu'une chose aussi extraordinaire se ferait sans que nous ayons eu une. espèce de conversation ensemble.