‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 91 sur 248 · SCENE Vni. i · texte numérisé non relu

SCENE Vni. i

M. DE THÉMmKS.

Non plus. (Tous les personnages éclatent de rire à la fois.%

Cela paraît plaisant à entendre raconter ; mais quai^d on en a ëté témoin !

MADAME DE MERIGNT.

Auquel des deux vous intéressiez-vous ?

M. DE THJÉMIICE^.

A l'autre. ( Les rires recommencent; M. de Thémines reprend

a?«c humeur. ) Sans doute , parce qu'il me paraissait de meilleure compagnie que l'autre : non pas que l'autre fût un homn^e comn^im; mais un genre militaire , brusque , de ces gens doqt le visage devient tout de suite cramoisi. ^

s*- PAUL.

J'ai un cousin comme cela.

M. LIIÉVEN.

Comment ! mauvais cœur , voiis avez un cousin comme celâ^ et vous avez le courage de rire?

s*- PAUL.

Je n'ai ri qu'à cause de la ressemblance ; mais vous tous, à moins que vous n'ayez des cousins comme le mien y je ne vous comprenais pas.

M. DE MiRIGNT.

C'est que nous voulions savoir la fin.

M. DE THEMIl^ES.

Voilà positivement ce que je ne puis pas vous dire. C'est encore un fait singuti^.

i5o LA PREMIERE REPRÉSENTATION.

CATIEN, une serviette sous le bras.

Madame est servie.

M. DE MÉRIGJVY.

Eh bien ! mon cher Thémines^ vous nous le conterez à table.

M. DE THlÉAtlNES.

Pas à table. Je vous prie , au contraire , qu'il ne soit qi^estion de rien devant les domestiques , absolument de rien. Je ne veux pas être cité le moins du monde. Si cette affaire ne s'açrangeait pas, voyez un peu.

t. DE MÉRIGNY.

^ nds. Donnez la main à madame

Herfort. ( n ofFre la sienoe à madame de Lormon. )

MADAME DE LORMON , bas à M. de MérigDy.

Que VOUS êtes frivoles , vous autres Parisiens !

MADAME DE MÉRIGNY , à S»-Paul.

Passez, passez, monsieur S -Paul. ( at-Paul suit les

persomies qui sont entrées dans la salle à manger. )

M. LIÉVEN , à madame de Mérigny.

Vous avez l'air de faire la moue.

MADAME DE MÉRIGNY.

En vérité , je regrette presque mon souper ; il m'aura servi à grand' chose.

M. LIÉVEN

Vous aurez les journaux.

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