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De par
revoir, et il pensait que Boskamp gardait scrupuleusement la mème réserve,
Plusieurs mois s'écoulent, Le khan avait l'habitude de faire, sous quelque déguisement de fantaisie, des promenades nocturnes, comme Haroun-el-Raschid. Un soir qu'il errait ainsi autour de son château de Bessarabie, tout à coup il est surpris par les mélodieuses intonations d'une voix féminine chantant un chant tartare. Il s'approche, il regarde, il est en face de la maison habitée par Boskamp. Dans l’une des salles de cette maison, par une des fenêtres entr’ouvertes, que voit-il? La belle, la séduisante Seineb, plus belle et plus séduisante que jamais. IE n'avait pas un instant cessé de l'aimer. Il s'était avec douleur imposé l'obligation de s'éloigner d’elle, convaincu que son odieux rival s’imposait la même privation, et elle est Jà près de l'abominable traître, elle est 1à coquettement parce, chantant et dansant.
À cet aspect sa passion se rallume avec sa jalousie. Ïl rentre furieux dans sa demeure et appelle Mustapha, son zélé satellite. À l'instant même Mustapha doit enlever, de gré ou de force, la volage Seineb et l’amener au harem. I doit en même temps sommer les deux étrangers de se rendre le lendemain au château.
Le lendemain, à l’heure indiquée, M. de Goltz ct Boskamp se présentent devant le prince.
Boskamp, pour prévenir les reproches qu'il doit subir, prend le premier hardiment la parole :
« Dans tous les pays civilisés, dit-11, la maison d'un ambassadeur est sacrée. La mienne à été outrageusement violée, et des soldats en ont enlevé une personne qui m'est chère. »
Après un moment de silence, Krim-Geraï, dardant sur le jeune Hollandais un regard sévère, lui répond : —
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