MODES ES ES
KE Es
Pre | ha meUe De. PIE 0e mn
fa I |
Eu e “ PE
Le
e, la eux, palpeu, velle
hore
gra-
conhode abet \ctes
‘rent atiovent
ituc ispi-
leur ent.
ient drioire Flat rota
An PNA ME P T ue LA VS
Boris, le prosélyte des saints apôtres de Ja Slavonie, était un homme instruit, sage, plus désireux d'améliorer par la paix la condition de son peuple que de le conduire à des luttes aventureuses. Les chroniqueurs ont loué son intelligente administration et son zèle religICUX.
Après lui voici son fils Siméon, instruit, aussi, aimant les lettres et parfois consacrant de longues heures à l’étude, mais en mème temps passionné pour la gloire des armes. IE fit la guerre aux Byzantins et aux Serbes, leurs alliés. De combaten combat, de victoire en victoire, il s’avança jusqu'à Constantimople. L'empereur épouvanté vint aux pieds des remparts lui offrir des présents comme un humble vassal et demanda la paix.
Avee une orgueilleuse satisfaction, Siméon voyait l'abaissement du souverain de Byzance; avec unreligieux respect :? scilicitait les bonnes grâces du pontife de Rome, et il en reçut deux grandes bulles, Pune qui lui conférait le titre de czar ; l’autre qui élevait à la dignité de patriarche l'archevêque bulgare d'Ohreda.
Cinquante ans plus tard les Bulgares gagnaient d'autres batailles, par malheur sous les ordres d’un homme dont nul succès ne pouvait effacer les crimes,
C'était l’atroce Samuel Samisnovitch.
Il ensanglanta dans sa barbarie orientale le trône qu'il enlevait à son père, écrasa ou terrifia tous ceux dont il pouvait redouter la compétition, puis rassembla une armée à laquelle il imposa une rigoureuse diseipline, et il se mit en campagne contre l’empereur de Constantinople, qui vainement s’efforça de lui résister, et contre les Serbes, plus faciles à vaincre.
Par l'habileté de ses manœuvres, par ses premiers succès et ses cruautés, il répandit de Lous côtés l’effrot, et bientôt nulle population n’osa lutter contre lui. Plus
rien ne l’arrêta dans sa marche de conquérant. Des rives du Danube jusqu’au golfe de Salonique, de Varna jusqu’à Raguse, tout lui fut soumis. Alors il construisit de pompeux édifices à Presba et à Ohreda ses deux résidences, et il se proclama roi des Slaves, Mais il n'était pas en état d’unir l’un à l’autre par ue sages ordonnances, par un lien durable les diverses parties de ce royaume, comprimées par fa violence. Basile reprit les armes, souleva toutes les principantés honteuses de leur assujettissement, et Samuel mourut.
La Bulgarie ne fit plus aucune conquête. Après avoir tant de fois gucrroyé contre l'empire grec, elle se Jjoignit à lui pour combattre les musulmans. Elle fut écrasée avec lui par ces hordes terribles qui, du kalifat de Bagdad, du pays des mille et une nuits soumis à leur sauvage pouvoir, s’élançaient vers l'Europe avec Togrul Bey, leur premier sultan, avec Hunkiar, dont le nom signifie tueur d'hommes, et le fameux Othoman, dont le nom signifie briseur d’os.
La Bulgarie, envahie en 1589 par Amurat, était sept ans après entièrement conquise par Bajazet.
L’asservissement de cette lointaine monarchie est liée à une douloureuse page de nos annales. En un moment de trêve, à travers les calamités du règne de Charles VI, soudain on apprend que Bajazet s’avance vers Îles provinces du Danube, disant qu'il veut subjuguer tous les États chrétiens et en aller jusqu'à Rome faire manger à son cheval l’avoine sur le maitreautel de Saint-Pierre. Un prince qui avait déjà glorieusement lutté contre les Tures, Nigismond, roi de Hongrie, plus tard empereur d'Allemagne, veut entreprendre ue nouvelle lutte et appelle à lui la France. @ Si fait 1ey à notre, dit Froissard, le grand couraige et bonne volonté que les vaillants Français ont toujours
ô pe KA à *