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et ont jeté les fondements d'un avenir pcul-âtre plus grand encore... L'aniversalité du service miliiaire eai une chose excellente; il est excellent qu'il y ail une instiluiion qui entretienne chez tous l'esprit guerrier, qui développe chez tous les qualités guerrière.^, et qui hdbilue tout le monde aux privations, aus efforts et à l'égalité de l'obéissance.
> Les fauraronnadas Trançaises sont risibles. Si l'unité existe en Allemagne, les Français ne seront jamais en étal de prendre k rive gaucbe du Rbin.... L'opposilioo libérale (mai 1630} est un mélange dejiicobins, de conslitationnels, de napoléonUles, de théoriciens, tous animés par l'égoïsme, par l'esprit d'intrigue et de mensonge, tous incapables de liberté...
* La chute des Bourbons est donc accomplie I (août 1830). le la trouve tragique, non hëhitëk ; l'esprit de mensonge peut seul trouver quelque ressemblance entre Charles X et Jacques H. Où est le Turieux Jeffries ? Où est la tentative d'opprimer l'Ëglise nationale sous la dominanation d'une Église étrangère ? Où est l'alliance avec des rois étrangers pour renverser la Constitution? Où est l'argent de l'étranger reçu dans ce dessein ? »
Voilà ce que disait de nous, il y a quarante-cinq ans, l'bomme que l'on a justement appelé le grand patriote prussien. Qu'aurait pensé le baron do Siein, si on lui avait annoncé que celte révolution de Juillet, objet de son indignation et de son blâme, serait l'origine laiale de la
pris sur le fait el Jans le v\{, écril de verve, incisif sans Hie brûlai; livre qa'oD oe lil pas, mais qu'on dévore, qui noas consolerait si nous n'élions que vindicatifs, et qui doit suriout nous suggérer des idées sérieuses en nous forçant de préférer l'adversité instructive à la prospérité corruptrice.
Nous avons tous connu à Paris, ii y a une quinzaine d'années, un pauvre diable de bohôme, que sa détresse condamnait Eouventau jeûne et à l'abstinence, el qui était excessivement gourmand. Tout à coup, il bérita d'une maison d'assez belle apparence, sise sur le boulevard Bonne- Nouvelle. Le rez-de-cbaussée était occupé par un reslaurateur. Notre homme, en renouvelant le bail, y mit une clause qui l'aulorisail à co?uommer nuit et jour cbez son locataire, sans bourse délier. Au bout do six mois, il mourut d'une sorte d'ballucination gastronomique. Cet horizon indéfini de pâtés de foie gras et de boroards, de truites saumonées et dechapons truffés, fut pour lui ce que le vent de h montagne avait été pour Gaslibelza. Son estomac lui avait porté à la tête, et il était mort d'une indigestion cérébrale.
Je me souvenais de cette anecdote parisienne en lisant le volume de M. Victor Tissot ; elle peut servir à caractériser r<^trange effet produit sur les imaginations germaniques par ces chiffres inouïs, invraisemblables, impossibles, qui transportaient dans le monde de la finance les rêves fantastiques d'Hoiïmann el de Wieland. Pour ces
dialeur entre la pairie de Chateaubriand et celle de Gœthe- Penseurs, rêveurs, poêles, arlisle?, eurent envie de dire à cette époque : • Il n'y a plus de Rbin I • — plus lard, la philosopbie, la mosique, l'éclectisme, les alliances internaiionales de l'imagination et de l'espril, continuërcnl ce travail d'assimilation qui semblait devoir, à la longue, infuser l'un dans l'autre le génie des deux peuples. Comment haïr les compatriotes de Weber et de Ueyerbeer? Comment séparer l'œuvre du maître, le maître de la maison, la maison de la ville natale? El Schiller ! et Goethe ! et Faust I et Marguerite ! et Mignon ! Jusqu'à celle année 1870, jusqu'à l'apparillon sinistre d'un homme qui, sous prétexte d'agrandir son pays, l'expose à périr d'une hypertrophie sans cœur, une douce illusion nous montrait, de l'autre côté du Rhin, toutes ces créatiODS de la poésie et de l'art, ces personnages Qctif: ou réels, compositeurs, philosophes, conteurs, fantaisistes, savants, sylphes, oadines, willis, chasseurs et cavaliers noirs, rois des aulnes, agitant le laurier de la paix et prâls à nous en orfrir la moitié.
Il a donc fallu nous initier à la baine, de même qu'on avait dû, soixante ans auparavant, nous apprendre cuuiment on pouvait s'aimer, s'admirer et s'unir, après s'être combattus, pillés et envahis. Voilà ce que H. Victor Tissot a deviné et ménagé avec un tact exquis. Lisez dans la première partie de son livre — l'Allemagne duSud et l'Allemagne centrale, — ces jolis chapitres sur Stult-