‹ Nouvel abrégé de géographie moderne à l'usage de la jeunese [microforme]Chapitre 153 sur 199 · CT ES · texte numérisé non relu

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ang avant J, O. On ne doute point cependant que cette monarchie ne soit la plus ancienne de toutes celles + existent ; elle fut fondée par Jao, descendant de Fohi (Noé), vers le temps de Josué ou peutêtre aussitôt après la dispersion des peuples. À l'époque où floris. sait le célèbre philosophe chinois Confucius (551 avant J, CO },toute la Chine, au midi du fleuve Bleu, était encore déserte ; même au 13° siècle de l'ère actuelle, les habitants de la Chine méridionale mangeaient la chair bumaise, buvaient le sang des prisonniers de guerre, et 80 (atouaient, c'est-à-dire, se faisaient des marques ou figures sur la peau avec un fer chaud, à la manière des nations les plus sauvages.

La Chine a éprouvé beaucoup de révolutions politiques. On compte 22 dynasties qui y ont régné depuis [ao ; la 20e commenca l'an 1280 de J. C., par un petit-fils de Gengis-khan; et la 22e et dernière en 16:9, par un prince mantchou, nommé Chun-si, dont la famille occupe encore le trône. (a).

602. Climat : La Chine s'étend du nord au sud depuis le 40e jusqu’au 20e parallèle. Elle doit donc renfermer une Br'ande variété de climats ; mais, en général, la température y est beaucoup moins élevée que celle de l'Asie occidentale et même de l’Europe sous les mêmes latitudes. Les pluies ÿ sont très-fréquentes en été, et rares en hiver ; durant cette dernière saison, il gèle constamment, mais il ne tombe que peu de neige. Dans les parties méridionales, l’année se partage en deux saisons, celle des pluies, et celle de la sécheresse. La chaleur moyenne de l’été à Canton est de +199. Les ouragans et les trombes exercent souvent leurs ravages dans les parties voisines de la mer.

603. Les productions végétales de cette contrée fertile su’arrosent deux grands fleuves (No. 574), et une multitude de rivières, de lacs et de canaux, sont toutes celles de l'Europe et un grand nombre d'autres indigènes, telles que le camphrier, le mûricr à papier, l'arbre d’aloès, dont le bois du cœur nommé Calambac est un excellent cordial et se vend aussi cher dans l'Inde que l'or même; l'arbre à cire, qui fournit une cire blanche supérieure à celle des abeilles ; L'ARBRE À THÉ, devenu une source de profits immenses à la Chine, le ginseng, la salscpareille et diverses drogues médicinales ; le sésame, d'où l'on tire une huile de la meilleure qualité ; diverses espèces de citronniers et d’orangers,

(a) Divers groupes insurrectionnels s’agitent, depuis plusieurs années, au sein des provinces chinoises, et menacent le trône dujeune empereur Tong-tche.

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Le principal objet de l'excellente agriculture des Chinois est le riz, qui, dans les parties trop froides ou trop sèches, est remplacé par le froment ; viennent ensuite les pommes do terre, les choux,les navets, l:3 oignons et les fèves. Ces légumes font la base de la nourriture des hommes et des animaux. 11 y a que fort peu de piturages ; lea montagnes mème les plus ARE ve se cultivent avec soin. [on n’y connait point l'usage des jachères ; pour conserver la fertilité deg champs qu’on ensemenco toujours, on fait servir toutes Ics sortes d'engrais imaginables,

Entre les animaux sauvages, on remarque l'éléphant, le rhinocéros nnicorne, et plusieurs espèces de singes et de gibbons ; entre les insectes, les papillons, qui y sont d’une beauté rare, et les vers à soie, qui paraissent originaires do la Chine; entre les poissons, la dorade, qui, en Chine comme chez nous, sert d'ornement aux bassins ; entre les oiseaux, le faisan dors et argenté, la sarcelle, connue par ses deux belles crêtes orangées, le pélican chinois, qu'on dresse à la pèche, etc.

604. Mines : Il y a des mines d'argent ; on recueille de la poussière d’or parmi les sables des rivières de l'ouest ; on exploite aussi beaucoup de cuivre, de mercure, de zinc, d'arsenic, de fer et de charbon de terre. Deux substances métalliques propres à la Chine sont la foutenague ct le ie as ou cuivre blanc, qui servent à faire des vases et

es chandeliers,

605. Commerce : Thés, nankins et autres cotons, soieries, toiles, draps, sucre, riz, cannelle ; toutenague, cuivre, borax, alun, mercure ; porcelaine, verrerie; bois de sandal, drogues, tapisseries, papicr, encre de Chine, cte., etc. Le commerce extérieur 0 fait principalement avec la Grande- Bretagne et les États-Unis.

Le th6 et la soie forment la plus grande partie des exportations chinoises. Les importations commencent à égaler les exportations, grâce au commere de l’opium ; elles consistent en cotonnades américaines et anglaises, métaux ouvrés, quincaillerie, horlogerie, lainages, ete. i

L'ensemble des échanges entre la Chine, l'Europe et les États-Unis, s'élève à $500,000,800. L'importation de l’opium est de $50,000,000 l'exportation du thé est de $70,008,000.

L'Angleterre qui tient le premier rang dans le trafic avec la Chine compte dans le chiffre des exportations pour $70,000,000, dont %45,000,000 pour l'exportation du thé (a).

(a) Le comurerce extérieur do 1x Chine s’accroit rapidement, depuis que ses principaux ports sont ouverts aux nations étrangères.

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234 OHINE PROPRE, ‘ e e ° qe Depu 606. Capitale : Pékin, dans la province de Pe-tohi-li, à conclus 20 licues de la Grande-Muraille, Elle forme un carré long tianism et se divise en deux villes, la tartare ou mantchouec et la 609 chinoise. L'ensemble a 6 lieues de cireuit, Les murs ont nl Ù titule 50 coudées de haut ; les arcades des portes sont en marbre, granc le reste est en larges briques. Les plus belles rues ont 120 ol ieds de large ct une lieue de long ; elles sont Ho ete par nl

es boutiques où se vendent les soicries et toutes les mar- L

° . . . . SCA OI chandises de la Chine. Le palais impérial, avec ses dépen- loteu dances, a plus de 2 licues de circuit; la fagado brille do taste peintures, de dorures ct de vernis ; les ornements do l’inté- ue rieur etles jardins sont de toute beauté Population, R

: ; à ourt environ 1,300,000 habitants, les p

On admire la police exacte qui règne dans Pékin. Il ya un dans observatoire célèbre, une université, des académies, diverses écoles, divis un collége russe, des imprimeries, une bibliothèque, etc.

607. Villes Principales : Nankin, autrefois la capitale, Ses portes ceux sont magnifiques, aussi bien que plusieurs de ses temples, entre nent autres celui qui couronne la fameuse four de porcelaine. Cette tour arr: a neuf étages ; ‘! faut monter 884 degrés pour arriver au sommet, pr orné, à ce qu’on prétend, d’une pomme d’or massif, C’est la ville la C plus savante de la Chine. Il y a plusieurs bibliothèques, une acadc- : mie de médecine, des fabriques de satins rembrunis et d’étoffes con- les & nues sous le nom do nankins. L’arbusto qui fournit cette espèce de de coton jaune rougeûtre, croît dans la même province. Population, des 400,000 habitants. Shang-Haï, actuellement le principal centre nob du commerce de l’Europe et des États-Unis avec la Chine, Canton, ex2 une des plus peuplées et des plus opulentes villes de la Chine, Le Exportation immense de thés, outre les soieries, la porcelaine, etc. cs Population, 1,300 ,000 habitants. pré

Au sud de Canton, sur la même baie, est située Macao, établisse- ém ment portugais, autrefois très-important, et qui fait cucore un fort Lc commerce de thé et d'opium. Un groupe de rochers, près des hautes ni éminences de la ville, forme un antre appelÿ la grotle du Camoëns, d où ce poète composa, dit-on, son poème de la Lussiade, U

608. Population et religion: La population de la Chine, pe qui jusqu'ici a toujours été exagérée, varie entre 250 à 300 bl millions, dont 2 millions vivent sur l'eau dans des jonques ir et autres bâteaux. Les empereurs et les leltrés ov te

savants Chinois suivent la religion de Confucius, qui est une espèce de déisme; le peuple suit généralement le culte de Bouddha ou Fohi. Ily a environ un million de catholiques

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Depuis les traités de Canton (1844-1845) et de Tien-tsin (1858), conclus sous l'influence de la Franco et de l'Angleterre, le christianisme est autorisé dans toute l'étendue de l'empire.

609. Le gouvernement est despotique. L'empereur s’intitule fils sacré du Cicl, unique gouverneur le la terre, grand père de son peuple ; on adore sa personne ; on porte des offrandes à son image et à son trône ; ses états composent lo Céleste-Empire. Les scigneurs de sa cour reçoivent ses ordres à genoux ; quand il sort, il est précédé de 2000 licteurs, qui portent des chaînes, des haches, ct divers autres instruments do supplice ; les Chinois alors se renferment dans leurs maïsons ; ceux qui se trouvent sur son passage tournent le dos ou se prosternent la face contre terre. Tous les pouvoirs, religieux, civils et militaires se concentrent dans les mains de l'empereur, dont les principaux officiers, divisés en nouf classes, portent le nom de mandarins ; ceux-ci sont revêtus d’une autorité trèsgrande, ct gouvernent despotiquement les villes et les provinces ; mais il Jeur arrive souvent d'être destitués ou mis à.mort.sans forme de procès.

Cependant, à côté d’un régime aussi absolu, il existe ne les sujets une foule de garanties. Le monarque est obligé de choisir ses agents dans le corps des lettrés, et d'après des règles fixes. Ces lettrés, au nombre de 560,000, sont la noblesse de l’état, qui se recrute perpétucllemiut par des examens ct des concours, ouverts aux jeun gens de toutes les conditions. Il y a d’ailleurs des lois, des usages et des préjugés qu'on ne pourrait enfreindre sans s'exposer aux émeutes populaires ou même à une insurrection énérale. Lorsque l’empereur prend une mesure qui contrarle l'oploion publique, il déduit ses motifs dans la Gazelle Officie le dont les extraits se réimpriment dans toutes Îles provinces. Un fait r2marquable est qu'il se croit responsable envers ses peuples de toutes les calamités, famines, épidémies, tremblements de terre, etc. ; il s’accuse alors publiquement d'avoir irrité le ciel en négligeant ses devoirs, et s'impose des pénitences qui consistent en retraites, en jeûnes, en prières sonia etc. (a).

: . ‘8 le insignifiants (a) On attache la plus grande importance à ses actes les plus insignifiant La Gazette de Pékin, qui paraît chaquo jour, raçconto avec UD Er blo comment l’empereur a dormi, s’il a mangé avec appétit, quels on

ses aliments, etc.

236 OHINE PROPRE.

L'armée chinoise est d'environ 250,000 hommes, dont une faible partie est organisée et exercée à l’européenne. Eile se compose de troupes mandchoues et mongoles, et de milices chinoises ou troupes de l'Étendard vert. On assure qu’elle est mal disciplinée, dépourvue de courage, et qu’elle ignore l'art des évolutions militaires (a). La merine est composée d’un grand nombre Ce vaisseaux, mais Îles Chi. nois n'ont fait que peu de progrès dans la science de la navigation, quoiqu’ils aient connu longtemps avant nous l’usage do la boussole,

610. La longue chinoise est peut-être la plus imparfaite et la plus difficile à apprendre qu'il y ait au monde. La langue parlée ne contient que 350 monosyllabes, que les Chinois accompagnent d’unc infinité do gestes, en pariant. L'écriture se compose de 80,000 signes hiéroglyphiques, qui expriment non des mots, mais des pensées entières.

611. Arts et Sciences: Les Chinois imitent très-bien la nature dans leur peinture, dans la construction de leurs re et de leurs maisons de plaisance. Ils sont sans rivaux dans Îes fabriques de joujous, éventails, corbeilles, fleurs artificielles, ouvrages en ivoire, en filigrane, etc. Ils font avec une itesse surprenante les calculs arithmttiques. Ils ont inventé l'imprimerie, du moins celle qui se fait avec des planches massives, plusieurs siècles avant les Européens, et la ie 1 à cauon, qu'ils employèrent lors mème de l'invasion de Gengiskhan (en 1209). Ils font de très-beaux feux d'artifice, qu'ils tirent ordinairement en pleinjour. Ils ont des tragédies, des com: dies et d’autres représentations dramatiques, mais en géncral, ils ignorent ce qui constitue la vraie poésieet la véritablo éloquence. Leur archiire et leur peinture se bornent à copier servilement les objets que la nature leur met devant les yeux. Leurs connaissances en fait de mathématiques ne s'étendent pas même jusqu'au ealcul des éclipses. Ce sont les Européens qui leur ont appris à se servir de caractères d'imprimerie mobiles et de mousqueterie.

612. Ouvrages publics: On doit admirer les grandes routes des Chinois ; leurs ponts d’une seule arche, et d’une solidité remarquabio ; la hardiesse prodigieuse de leurs galeries suspendues le long des montagnes, et qui sont si effrayantes pour les Européens, leurs tours pyramidales, qui distinguent pour l'ordinaire l'‘'urs temples ou pagodes ; leurs canaux, vastes, profonds, bordés de quais en pierre, surtout le canal Impérial entre PCkin et Canton, qui n’est interrompu que par une journée de marche pour traverser une montagne.

Mais l'ouvrage le plus étonnant qu'offre la Chine, et peut-être le monde entier, est la Grande Muraille, qui s'étend sur toute la frontière septentrionale, et qui fut construite pour arrêter les ineursions des Tartares (Mongls et Mantchoux). Sa longueur est de 500 lieues,

(1) Les guerres récentes avec les Européens ont prouvé combien peu les soldats chinois sont redoutables.

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ga hauteur, de 30 pieds dans les plaines, et de 15 À 20 dans les par ties montagneuses ; sa largeur est telle, qne ie plus souvent six cavaliers y peuvent paradez de front.

La Chine est sillonnée par 20,000 routes impériales, qui courent dans tontes les directions. Mais les chemins de fer y sont eneore à peu près inconnus. Laseule ligne qu’on ait commencé À construire, est celle de Shanghaï à Woo-Sung, distance de 40 milles. La moitié de eette ligne a été livrée au trafic, le 3 juin 1876.

613. Mœurs, etc.: Les Chinois sont sccusés d’un manque extrème de probité, d’indolence dans les classes riches et de malpropreté dans les classes pauvres, qui dévorent, dit-on, tout ce qu’elles trouvent sous la main. L'usage cruel d'exposer les enfants dans les rues ou sur l’eau, est fort ancien, quoique assez rare aujourd’hui, Le sexe cat tenu dans une espèce d’esclavage; le paysan chinois attello, en même temps, dit-on, à sa charrue, sa femme et son âne.

Une Chinoise ne 8e croit belle qu’autant qu’elle a les yeux bridés, les lèvres un peu gonflécs, les cheveux lissés et d’un noir d’ébène et les pieds d’une petitesse extrême: ce deruier trait achève l’idée de sa beauté. Pour lui donner cette perfection, on a soin de lui emmuillotter étroitement les pieds dans sa jeunesse ; aussi, dans un âge plus avancé, elle semble chanceler plutôt que marcher. Chez les hommes, l'embonpoint, signe d’une vie oisive, est un titre à la considéralion. Les hommes ‘maigres passent pour avoir peu de talent. Les gens cemme il faut laissent croître les ongles des doigts. On teint en noir les cheveux et la barbe. Les innombrables cérémonies que pratique partout le Chinois, rendent sa compagnie fort ennu yeuse aux autres nations.

Rarement le Chinois laisse apercevoir la plus légère trace de passion ; rarement il quitte l'air humble et soumis (l’un esclave qui veut plaire. Ces qualités sont forlifiées, tant par le caractère du gouvernement, que par l'absence totale de mets échauffants et de liqueurs spiritueuses. Le thé est la boisson universelle.

vl4. Le Grand et le Petit Thibet se subdivisent en petites souverainetés tributaires ou provinces.

615. Climats et productions : (Voyez No. 692.) En cénéral. c'est une contrée remplie de hautes montagnes, de ‘liciers, de fleuves, de rivières, de lacs, de richesses minéruus et d'auimaux sauvages. Les chaleurs de l'été sont

urtes et fortes : la végétation st rapide et brillante dans

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les vallées qui séparent les montagnes, et dans-celles-qu'arro. sent les fleuves.

616. Commerce : Poudre d’or, nierres précieuses, borax, rhubarbe, fourrures, peaux d’agneaux, muse, poil de chèvre, châles, étoffes de laine, ete. Le superbe poi! de chèvre, dont on fait les châles, est en grande partie transporté brut à

Cachemire, ville limitrophe de l’Hindoustan, qui leur à donné son nom.

617. Villes : Le Thibet a peu de villes; Lahsa est la capitale ; à 7 milles de là est le palais ou temple du Dalai- Lama, couronné d’un dôme qui a 62 brasses de hauteur. L'extérieur est décoré d'une infinité de pyramides d’or et d'argent, dit-on; et les 10,000 appartements de l’intérieur sont pleins d’idoles des mêmes matières.

618. Population, religion, etc.: Le Thibet renferme environ:6 millions d'habitants robustes, doux, simples, mais très-superstitieux. [ls adorent le Dalaï-Lama, qui prétend être la divinité visible, c’est-à-dire, Fohi ou Bouddha luimême revêtu d’une forme humaine (a).

Quand il meurt, l'esprit divin passe dans un corps nouveau et entretient ainsi la merveille de sa perpétuelle existence. Les Lamistes croient qu'une odeur d'ambroisie s’exhale de sa personne ; que les fleurs naiïssent sous ses pas ; et que dans le plus aride désert des sources jaillissent à sa voix. On pousse le fanatisme jusqu'à recueillir ses excréments, dont on fait des reliques. Le Dalai-Lama cest aussi le souverain du Thibet; mais il délègue son autorité temporelle à un Nomekhan ou roi.

Le Boutan est une dépendance du Thibet.

619. Zles appartenant à l'empire Chinois : L'île Formose ou Ti ouan est partagée en deux par une chaîne de montagnes volcaniques. La partie orientale est habitée par les sauvages indépendants, qui ressemblent aux Malais et aux insulaires de l'Océanie. Quantité de cerfs et de singes, métaux précieux, sucre, poivre, Cam-

(a) Il y a deux lamaïsmes ou culte de Dalaï-Lama, l’ancien lamañsme et le réformé. ‘ Pour peu qu’on examine, dit le P. Huc, les réformes ct les innovations introduites par Tsong-Kaba dans le culte lamaïque, on ne peut s’empécher d’être frappé de leur rapport avec le catholicisme. La crosse, la mître, In dulmatique, la chape que les Grands-lamas portent cn voyago ou lorsqu'ils font quelque cérémonie hors du temple, lPoffico à deux chœurs, la psalmodie, les exorcismes, l’encensoir soutenu par cinq chaînes et pouvant g’ouvrir et se fermer à volonté ; les bénédictions données par les lamas en étondant la main droite sur la tête des fidèles, lo chapelet, lo célibat ecclésiastique, les retraites spirituelles, le culte des saints, It jeûnes, les processions, les litanies. Peau-bénite, voilà autant de rapports que les bouddhistes ont.avec nous”?

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phre, tabac, grains, fruits excellents. Fabriques chinoises. Capitale, Taï-ouar-fou, dont la forteresse fut bâtie par les Hollandais. Cette ville est ouverte aux Européens.

‘ile ZJaînan a des raines d’or et de bois colorés, elle fournit le meilleur bois, soit pour i’odeur, soit pour lasculpture ; les plus précicux sont le bois d’aigle et le bois de rose. Pêche de perles. Capitale, Kioung-tcheou, grande et belle ville. maritime de 100,000 habitants, ouverte au commerce européen.

620. Cet empire situé entre le Grand océan à l’est, et la mer du Japon à l’ouest, se compose de 4 grandes îles, et de plus de 3000 petites. La principale Hondo, improprement appelée Nippon, a 87,000 milles en superficie ; Yeso, superficie 3000 milles; Sikokf, superficie 10,000 milles; Xzou- Siou, superficie 15,000 milles. Entre les autres petites îles on remarque surtout les trois Kouriles méridionales, (No. 584).

La superficie totale du Japon est estimée à 160,474 milles carrés.

Les îles du Japon furent découvertes en 1543 par Mendez Pinto, nivigateur portugais. Ceux de sa nation y formèrent un établissement à la faveur duquel beaucoup de missionnaires, entre autres le grand St. François-Xavier, prèchèrent le christianisme aux indigenes et fondèrent un bon nombre d’églises. Deux grandes persécutions, en 1590 et en 1638, auéantirent presque cette chrétienté naissante. Les marchands portugais furent supplantés par des Hollandais, qui seuls avec les Ch'nois ont eu permission d'aborder au Japon jusqu’en 1853, Toutes les barrières créées par la méfiance du gouvernement contre les étrangers sont tombées, en 1859 Aujourd’hui les ports de Hakodadi, Fiogo, Nadgasaki, Yeno, Osaka, Yokohama, Kanagava, etc., sont ouverts au commerce des nations civilisées,

Les Japonais font remonter la succession de leurs empereurs ou Mikados à 660 ans avant J. C. Les Mantchoux envahirent le pays en 679 et les Mongols en 1281 ; les uas et les autres furent repoussés, et leurs flottes et leurs armées entièrement détruites. En 1585, le chef militaire de l'empire, qu’on nomme Taikoun (ou Koubo, ou Uhogoun), enleva au Mikado son autorité politique, lui laissant ‘out son prétendu pouvoir spirituel avec des revenus immenses. Au mois de janvier 1868, le taikounat a été supprimé daus une chambre fédérale composée de dix-huit daïmios ou princes de l'empire ; et, le 8 février de la même année, le Mikado, redevenu à la fois roi et pontife, annonçait aux agents des puissances européennes

la grande révolution politique qui venait de s’opérer, et son désir 624, d'assurer l'exécution de tous les traités. depuis 1 621. Climat, productions. ete. : Ces îles éprouvent tour M "ee. à-tour les chaleurs et les froids du Canada. Leur position Kiolo, ( entre des mers orageuses les expose à des variations de tem. (39.000 pérature continuelles, aux tempêtes, aux ouragans, aux pluies He abondantes. Presque toutes les nuits d'été lo tonnerre se fait M Lie entendre. La ncige reste quelques jours sur la terre, même M été con: dans les ‘parties méridionales. Le s0!, montagneux, volcani. Télég que, agité fréquemment par des tremblements de terre, est 625 peu fertile ; mais une agriculture industricuse lui fait pro. artag duire toutes les richesses de la Chine, auxquelles il faut re ajouter l’arbre à gomme-résine qui fournit l’inimitable ver. est tra nis noir du Japon ; diverses espèces d'orangers, de figuiers, ne de lauriers, de mûriers, de bois précieux, ete. ; ct beaucoup Eurof de plantes utiles dans la médecine. La Ïl y a des mines abondantes d'or, d'argent et de cuivre. Pate Les sources d’eaux chaudes minérales sont assez communes, sont : | Le gingembre, le poivre noir, le sucre, le coton et l’indigo y sont 621 cultivés en grande quantité. Le riz est le grain principal ; on le sîme systè en avril et on le récolte en novembre. pou ve On a banni de tout l'empire du Japon les boues, les moutons et obéis les cochons. 11 y a peu de chevaux et de bétail. Pour les travaux ci des champs, on emploie des buffles qui ont une bosse sur le dos et Die des vaches très-petites. pers La prineipale nourriture des Japonais consiste en poisson, en rit lent et en légumes. Ils font une espèce d’eau-de-vie de riz, nommée sakki, pifie boisson très-enivrante. sion 622. Commerce : Cuivre excellent, camphre, vernis, ou- rar vrages en laque, porcelaine, tapisseries, papier, thés, soieries, cons etc., etc. La En 1882, le commerce extirieur était de $40,000,000. . 623. Capitale: Tokio, (anc. Yedo ou Jeddo,) capitale entré religieuse ct politique, depuis 1869 (No. 620), grande ct U belle ville de 823 000 habitants, située dans l’île de Hondo, u6, sur la baie Yedo. Elle est le foyer littéraire, scientifique et pra artistique de l'empire. C’est aussi le centre des fabriques de tail soicries et de porcelaines, du commerce et de l'imprimerie ext japonaise, On y admire le célèbre temple de Bouddha, ap trai pelé le Fo-Kosi, et le Daïri ou palais du Mikado, qui vaut dan

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624, Villes principales: Osaka, ouvert au commerc: étranger depuis 1863. C’est une des plus florissantes ville: de l'empire, Sa population est de 293,000 habitants, Les canaux, dont elle est coupée, et qu’on passe sur des ponts de cèdre, rappellent Venise Kiolo, (238 000 h): Yokohama, port (63,000 h.): Nagasaki, port (39,000 h.), grand centre de poterie, etc.

Revenu : En 1878, $551,000,000.

Chemiis de fer : La première ligne de chemin de fer fut construite, en 1872, de Yokohama à Tokio, (18 milles); 200 milles ont été construits depuis, et 455 sont en construction.

Télégraphes : 1,900 milles.

625 Population: En 1883, 36,700.000 habitants, partagés en deux principales sectes, celle des bouddhistes et celles des sintoïstes {No. 576), qui croient que l'être suprême est trop élevé pour s'occuper des humains, maïs qui adorent une multitude de divinités d’un ordre inférieur. Les Européens ont seuls le droit de célébrer le culte chrétien.

La population du Japon appartient à deux races : les Japonais et les Aïnos ; ces derniers sont à demi-sauvages. Les langues parlées sont : le japonais, l’aïnos et la langue mandarine

626. Le gouvernement est une monarchie absolue, Le système féodal des daimos ou princes héréditaires dont le pouvoir était absolu dans leurs domaines, mais qui rendaient obéissance et hommage à l’empereur, est entièrement supprimé depuis 1871. L'empereur ou mikada réunit en sa personne le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, On l'entoure d'hommages de toutes sortes, parce qu’il personnific le culte religieux, et qu'on le regarde comme l'expression vivante de la divinité sur la terre. Il est aidé par un grand conseil dont il est le président, par un sénat et un conseil d'état.

Les Japonais ont des écoles ou colléges qui paraissent supérieurs à ceux de la Chine. Depuis 1871, il existe un bureau d’Instruction Publique. Le Mikado parait faire de grands efforts pour faire entrer le Japon dans la voie de la civilisation européenne.

Un Japonais prête sans doute souvent à rire ; sa tôte rase À moitié, le reste de ses cheveux relevés sur le sommet ; l'énorme couverture de papier huilé dont il s'enveloppe en voyageant; 8es saluta. tions, qui consistent à s’inciiner plusieurs fois jusqu à terre ; l'éventail qu'À porte constamment à la min ; tout cela est un coup d œil extraordinaire. Mais le Japonais, fier de sa propreté minulieuse, traite les Européens de peuple sale ; il ne conçoit pas leur vivacitc dans les disputes ; accablé d'injures, il n’y répond par aucune parole véhémente ; son arme inséparable, le poignard, lui sert à se venger au moment qu'on n'y peuse plus, ou à se donner la mort, 8i la vengeance est impossible.

627. Bornes : Au nord, le Thibet ; À l’est, l'Indo-Chine et le golfe de Bengale ; au sud, la mer des Indes; à l’ouest, le golfe d'Oman, le Béloutchistan et le Caboul. Sa super. ficie est d'environ 1,622,000 milles carrés.

L'Inde est une des contrées J:4 plus anciennement peuplées du monde. Les livres de Moïse parient déjà äes bois d’aloës et d’ébène, de la cannelle et des pierres précienses qu'elle produisait. Le livre de Job fait mention des toiles indiennes (Job, ch. 26, v. 16). Sésostris y pénétra vers l'an du monde 2700, et Alexandre-le-Grand, 327 aus avant l’ère ehrétienne. Cette dernière invasion fut suivie de treize siècles de tranquillité. L'an de J. C. 1,000, les Afghans conquirent le nord de l’Inde et y fondèrent une dynastie. Geugis-Khan, en 1221, chassa l’empereur de sa capitale Delhi, et donna, dit-on, le nom de Mogol an pays. Le fameux conquérant tartare, Tamerlan, détruisit, en 1389, la pu ssance des successeurs de Gengis-Khan ct ravagea tout l’'Hindoustan, où il commit partout les plus grandes cruautés. En 1526, son petit-fils Baber éleva sur les débris de l'empire Afghan, celui des Mongols ou Mogols ; il fut le premier prince connu en Europe sous le nom de Grand-Mogol. Pendant ces deux invasions, plusieurs tribus indiennes se retirèrent dans les montagnes: c’est |\ l'origine des Seiks, des Mahrattes, et d'autres peuples indépendants. L'empire des Mogols, au plus haut paint de splendeur sous Aureng- Zeyb, ne fit que décroître après sa murt, arrivée en 1707. Le féroce Nadir-Schah, ou Thamasp-Kouli-Khan, usurpateur du trône de Perse, fit la conquête des états Mogols en 1739, et emporta les immenses trésors de Delhi. Les Afghans ct les Mahrattes se disputèrent ensuite l'empire de l'Inde, où les Européens avaient déjà fondé beaucoup d'établissements.

La compagnie des Indes, qui n'avait d’abord qu'un petit nombre de factoreries, devint bientôt très-puissante, et donna à ses possessions un accroissement prodigieux. Elle profita des divisions intes. tines qui déchiraïient l’'Hindoustan ; acheva de détruire l'empire Mongol en 1803 ; soumit les Mahrattes en 1812; et par ruse ou par force, étendit sa puissance sur presque toute cette contrée. [Les rois ou rajahs, à qui elle laïssa quelque ombre d'autorité, ne furent que ses vassaux.

Le ler septembre 1358, À la suite d’une révolution générale et d'une lutte acharnée, 14 Compagnie des Indes cessa d'exister, et l'Hindoustan passa sous l’autorité directe du gouvernement anglais.

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628. Divisions : L’'Hindoustan se divise en quatre parties : {0 l'Hindoustan anglais; 20 les états indépendants ; 30 les possessions portugaises ; 4o les possessions françaises.

L'Hindoustan anglais, qui comprend presque toute la péninsule, se compose des pays qui appartiennent directement à l'Angleterre, et des états tributaires. Il se divise en trois randes Présidences: celle de Calcutta, à l’est ; celle de Madras, au sud ; celle de Bombay, à l’ouest.

Les états indépendants sont le Népaul, situé dans l’Himalaya, et le Boutan, à l’est du Népaul.

Les prineipaux états vassaux ou tributaires de la Grande-Bretagne sont : dans la présidence de Caleutta, les royaumes de Nizam ou de Dékan, de Hoïkar, de Scindiah, de Bhopaul, de Bahawalpour, de Kachemir ct de Sikkim, les états du Bunderkund et les états radjepoutes ; dans la présidence de Madras, les royaumes de Mysore, da Cochin et de Travancore ; dans la présidence de Bombay, les royaumes de Kalapour, de Sawant-warri, de Guykowar, de Cambaye et de Kotch. La population totale de ces états est de 45,000,000 d’habitants.

On donne le nom de Décan à la partie de l'Inde située au sud du fleuve Nerbuddah ; celle qui se trouve au nord de cette limite est appelée ÆZindoustan propre.

629. Climat et productions des deux Indes (a) : L’ Asie méridionale, qui comprend les deux Indes, est située presque entièrement sous la zône torride ; son climat sera donc celui des autres régions tropicales, avec quelques différences causées par le voisinage des glaciers éternels du T'hibet ou des nombreuses chaînes de montagnes qui la traversent du nord au sud. L'année se partage en deux saisons, la sèche et la pluvieuse, produite par les moussons du sudouest et du nord-ouest; durant la première, les fleuves sont sujets aux inondations périodiques (No. 571). Dans la plus srande partie des Indes, on ne connaît point la neige ni la gelée ; l’hiver ne s'annonce que par des pluies froides et par un vent de nord ou de nord-ouest. Nul pays ne présente des spectacles plus terribles de tempêtes, d’ouragans, de grèles pesantes, d’éclairs et de tonnerre. Des sécheresses trop prolongées ou des déluges de pluies ruinent quelquefois l'espérance du cultivateur. Diverses maladies épidémiques, entre autres le redoutable choléra enlèvent subitement beaucoup de victimes. Ily a des déserts de sable, des

(a) Afin d'éviter des répétitions inutiles, on a rassemblé ici quelques détails sur la géographie physique de toute l’Asie méridionale, ”

chaînes stériles, des savanes dans les parties septentrio. tons. | nales, de vastes marécages à l'embouchure de: fleuves, et alligat quelques-uns dans l'intérieur. Mais, en géné |, le climat Æ 7? | +st délicieux, l’air pur, le sol couvert de belle: plaines, de ba gras pâturages, de moissons qui se renouvelleut deux {+ 4 Leg par an, de vallées superbes où se déploie la :égét: ion ja grand

plus riche ct la plus brillante. Les Oi L] . Q 1 . irtou 130. Toutes les plantes alimentaires et tous les fuite de ce

i Surope et des Antilles prospèrent aux Indes,outre le tanna, quo le vain qui fournit beaucoup et dont la culture n’exige pres- | Amé q::: aucune peine ; l'arbre à pois, le palmier, l'arbre à pain ; delici quaniité de légumes farineux inconnus en Europe ; l'arbre Ve à suif, le bétel, le sésame ; le jalap, la salsepareille, l'opium, 68

le gingembre, le cardomone, la cassie, Paloès, le camphre ; fleuv une foule d’autres fruits et plantes médicinales ou teintu- dépô rières ; une grande variété de bois précieux, tels que le bois On \ de teck, le bois de fer, le bois d’aigle, le bois de sandal ; le natic dragonnier, les gommiers à laque et à gomme-gutte, pire ec. etc. z1n0,

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Le riz, € nt al y a vingt-cinq variétés, est la principale nourriture di

du frugal Hiudou ; l'habitant de l’Indo-Chine y ajoute des fruits du bananier, «lu cocotier et du palmier sagou. Les diverses espèces de qua palmier fournissent de la farine, des légumes, des fruits, de l'huile, des cordes, des toiles, du papier, etc. Le bananier forme à lui seul un bosquet par l'abondance de ses larges feuilles. Le sandal blanc et d’autres bois odoriftrants parfument tous les palais de l'Orient. Des forêts de bambous couvrent une bonne partie du sol; cette espèce de roseau, qui parvient quelquefois à la hauteur de 60 pieds, sert À construire les demeures légères des Indiens, Les meilleures oranges connues viennent du Torquin où l’on trouve communément aussi l'arbre à thé. La meilleure carnelle se tire de l’île de Ceylan 631. Parmi les animaux propres , cette région, il faut placer d’abord les éléphants, dont les plus beaux viennent de l’île de (Ceylan et du royaume de Siam, Les autres sont les rhinocéros, le tigre, la panthère, le léopard, etc. ; une multitude de singes et d’orangsoutangs, qui, dans certains endroits, s’attroupent par milliers, dévastent les champs, pilleni leg vergers, savagent même les villes ; beaucoup de chameaux ct de dromadaires ; des brebis et des chèvres dont la belle laine est employée dans la fabrication des châles indiens, ceux de Cachemire sont les plus renommés (616) etc., etc Les chiens de l'Inde ont été de tout temps célèbres ; mais les meilleurs viennent de Caboul. Le bœuf et la vache jouissent d’une vénération religieuse dans l'Hindoustan. Les serpents fourmillent dans les forêts, les champs, les jardins, quelquefois dans les appartements ; le serpent royal, ou le boa, est adoré dans plusieurs can-

septentrio.

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tons. lang les fleuves, les lacs et les marais, on trouva des alligators et des crocodiles énormes. Le poisson abonde dans les mers, les fleuves et les lacs. On remarque, entre autres, le poisson doré, le poisson volant et la torpille, qui donnent un choc électri-ne an baigneur impradent,

Les insectes «ont d’une beauté merveilleuse, mais ils caus:1: de grands dommages ; H y a beaucoup d’abeilles et de vers à vie. Les oiscaux sont admirables par leur taille et par leur plumage,

rtout laigle, le vautour, le faisan, le perroquet, dont il y a 60

pèces, et le paon, qui est originaire des Indes. Plusieurs croient quo le coq-d’inde, si connu dans tout le monde, est indigène de Amérique, On peut citer encore le mango, qui 8e nourrit du fruit délicieux dont il porte lenom , le petit oiseau du paradis ; l'ibis blanc, dont les plumes servent de parures aux Indiennes, ete.

682. Le règne minéral est t‘is-riche. Beaucoup de fleuves charrient de l'or, ce qui ; ‘ot o qu'ilen existe des dépôts dans les montagnes où ‘3 p anent leurs souroecs. On vante les mines d’or et d’:r"e t de Golconde, du Carnatic, d'Achem du Bengale, et C''mmérapoura dans l’empire Birman. Aiüïlleurs ce sor* des mines de mercure, de zinc, d'étain, d'acier, de fer, ’utimcine, eto. Il y à du marbre, de l’albâtre, du sel-œemme, du charbon, du soufre, du naphte et d’autres matières inflammables ; une grande quantité de sel et de salpêtre, eto., ete,

Nulle part les diamants ne sont aussi beaux ni aussi nombreux que dans cette région, surtout dans l’Hindoustan ; outre les rubis, les saphirs, les améthytes, les onyx, les topazes, le lapis-lazuli, le cristal de roche, etc.

633. Commerce de l'Hindouslan : Les articles d’expor. tation sont les indiennes ct les autres cotons, les soieries. châles, tapis, ete. le sucre, le riz, ls pierres précieuses, l'opium, le camphre ct autres drogues, les épices, surtout ic poivre et la cannelle, les bois précieux et aromatiques, le zinc, le salpêtre, etc. ; ceux d'importation sont les vins, l’eau-de-vie, le thé, le caff, les draps, les velours, le fer, le cuivre, le plomb, la coutellerie, les articles de verrerie, les dentelles, les fils d’or ct d'argent, les galons, les provisions navales et militaires, ete., cte.

Le commerce des Indes augmente chaque année dans une propor-

tion extraordinaire, et peut-être exceplionnelle. Les exportations, en 1883, ont atteint le chiffre de $420,000,000, et les importations

$215,000,000. Les pays qui prennent la part la plus active dans le commerce des Indes sont : l'Angleterre, la Chine, la France et les

Etats Unis.

634. Capitale de l'Inde anglaise, Calcutta, dans une posi. tion malsaine sur l’'Hougly, l’une des branches occidentales du Gange à 100 milles de la mer. Elle est divisée en deux quartiers, la ville Noire, habitée par des Indiens et d’autres nations asiatiques, et le quartier du gouvernement, habité par les Anglais et d’autres Européens ; la première est très. basse et mal construite en maisons de bambous; la seconde est magnifique.

Parmi les édifices de Calcutta, on remarque le palais du gouvernement, une cathédrale anglicane, une église catholique et une arménienne, plusieurs mosquées et une foule de pagodes; il y # une université, une société savante très-célèbre, un superbe jardin bota. nique, un grand nombre de manufactures et de maisons de commerce, ete. Population, 871,000 habitants, dont un quart environ professent le christianisme. Le port ne peut recevoir que des vaisseaux de 500 tonneaux ; les autres sont obligés de jeter l'ancre à 50 milles plus bas, à Port-Diamant.

635. Villes principales : Bénarès, la ville savante des Hindous, sur le Gange, à plus de 200 lieues de son embouchure, aurien observatoire où l’on voit une sphère tracée d'après le système de Copernic, connu des Indiens longtemps avant cet astronome, pagodes migaifiques, dans l’une desquelles est un taureau taillé de pierre qui renferme un taureau vivant, les Hindous sont obligés de visiter cette pagotle une fois dans leur vie, grande affluence de pélerins dans les fêtes religieuses. Principal marché de diamants et de bijoux. Population, 200,000 habitants. |

Surate, aans le Guzurate, grande ville de commerce, ce fut ici que la Compagnie des Indes établit sa première factorerie, en 1612, avec la permission du Grand Mogol, etc.

Madras, siége de la 2e présidence, sur la côte de Coromandel, très-riche et très-florissante, églises, couvents, missions, observatoire, fabriques nombreuses, etc. Population. 406 000 habitants,

Patna, sur lo Gange, à 106 lieues de Calcutta, fabriques trèsimportantes, commerce de salpêtre et d'opium.

Bombay, sur la côte de Concan, siége de la 3e présidence, trèsgrande, très-forte, son port est un des meilleurs de l'Inde, entrepôt des marchandises arabiques, persiques et indiennes. Population, 773,000 habitants.

Delhi, ancienne capitale du Grand-Mogol. Population, 173,000 (4).

Agra, ancienne capitale des Grands-Mogols ; on y admire le palais et la mosquée de l’empereur Akbar, deux des plus beaux él fices de l'Asie. Lahore, autrefois résidence des Grands-Mogols, on y voit un des plus beaux palais du monde. Jaggernaut ou Jagrenat, terre srerée des Hindous, fameuse pur les pélerinages qu'y attirent trois grandes pagodes ; l’une d'elles renferme une idole dont les yeux

(a) Delhi a été le centre de la révoite des Cipayes, en 1857.

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sont de gros diamants. Golconde, ville forte connue par les mines d'or et de diamants qui so trouvent dans les environs. Séringapatam, où périt, en 1799, le dernier roi de Mysore, le brave Tippoo-Saib, en se défendant contre les Anglais. Masulipatam, célèbre par ses toiles peintes et ses manufactures, etc., ete,

635. Le chef-lieu des possessions frangaises est Pondichéry, sur la côte de Coromandel, ville manufacturière, mais située dans un pays stérile; cclui des possessions portugaises est Goa, sur la côte de Concan, grande ville très-commerçante, archevêché catholique, ete. ; on y voit le tombeau de St. François-Xavier.

Les autres villes ou ports français sont Chandernagor dans le engale ; Yanaon, sur la côte d'Orissa ; Karikal, sur la côtede Coro-

mandel, et Mahé, sur la côte de Malabar. Les Portugais ont encore l'île Diu, sur la eôte de Concan. Les ports hollandais étaient Jag. gernaut et Palicole, sur la côte d'Orissa ; Paliacate, Madras, et Porto- Novo, sur la côte de Coromandel, et Tuticorin, dans le golfe de Manar. Jusqu'en 1795, Cochin, sur la côte de Malabar, était le principal établissement que les Hollandais eussent dans les Indes Calicut, sur la même côte, est le premier port des Indes qui ait été visité par les Européens; le portugais Vasco de Gama y aborda en

636. Population: En 1881, 203,730.000 habitants, dont 198,755,000 pour l’Hindoustan anglais, 4 millions pour les états indépendants, 750,000 pour les possessions portugaises, et 235,000 pour les possessions françaises.

La population de l'Hindoustan anglais est répartie sur 234 provinces, mesurant 874,220 milles carrés, ctrenfermant 544,885 villes ou villages. La division par races est à peu près comme suit : 140 millions d'Hindous, 40 millions de Mongols, et les autres Afshans, Béloutches, Guèbres, Perses, Arabes, Juifs, Portugais, Anglais, Français, métis, cto.

Les habitants de l'Inde, ainsi que ceux de l’Europe, appartiennent à la race caucasique ; mais ils se partagent en une grande varicté de types. On compte au moins 30 nations distinctes, ayant chacune un langage propre, qui se subdivise lui-même en une série indéfinie de dialectes. Les principales langues parlées sont : l'hindoustani (a) ou ourdou-Zzaban (issu du mélange du Prakrit, du persan et de l’arabe), le bengali, le mabratte, le thibétain, le tamoul, le tolougou, lo malais, etc.

Les Hindous sont divisés en quatre castes principales, chacune desquelles en renferme beaucoup d'autres ; la première est celle des Brahmes ou Brahmines ou prêtres ; la seconde, celle des g'erriers ; la troisième, celle des agriculteurs ; la quatrième, celle des artisans,

(a) L’hindoustani est la langue la plus répandue dans l’Hindoustan, c’est eelle que le gouvernement anglais emploie dans ses rapports ofliciels.

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