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Ces castes ne penventmanger ensemble ni s'allier entre elles. Elles exercent le droit de mort ou d’exil sur leurs membres, Les descen. dants de ceux qui, par des mariages illicites, ont dérogé aux privi léges de ces quatre castes nobles, sont compris dans les divisions ignobles et méprisées, Au-dessous de ces dernières, on voit les Pu. rias que les Hindous ont rejetés de leur société et qui ne peuvent habiter dans les villes; ils sont obligés, dit-on, de fuir à l'aspect d'un Hindou noble, de marquer leurs fontaines par un entourag, d'os d'animaux, et de se livrer aux occupations les plas dégoûtantes Jependant l'influence ‘les mœurs anglaises a déjà beaucoup affaibli les préjugés des Hindous au sujet des castes et mitigé le sort de ees malheureux proscrits, qui s'engagent volontiers au service do leurs maîtres européens.
Ilarrivait souvent autrefois, surtout dans le Bengale, que lea femmes des deux premières castes 8e brûlaient à la mort de leurs maris; cette coutume barbare a ét6 détruite par les Anglais depuis 1829. Le meurtre des enfants du sexe féminin est à peu près général,
637. Moœurs, nourriture, vêtements, elc.: On accuse les Hindous d’une extrême indolence, qu'il faudrait peut-être attribuer à la douceur du climat et à la facilité avec laquelle ils se pourvoient de tout ce qui est nécessaire à la vie. Leur nourriture commune est composée de riz, de quelques légumes, d'épices et de poisson ; les pauvreg so contentent de riz et de sel. Le vêtement des Hindous du nord est un turban, une simple étoffe de coton qui leur couvre lo haut du corps avec une seconde étroitement serrée autour des reins, qui leur tombe jusqu'aux genoux. AiMeurs, ils vont tête nue, et la pièce d’étoffe inférieure descend jusque vers les talons ; mais les pauvres ne portent qu’une large ceinture qui leur cache le milieu du Corps.
Toutes les classes de la société ont l'usage do fumer du tabac et de mâûcher du bétel; c’est pour elles une affaire aussi importante que le boire et le manger.
638. La religion dominante est le brahmisme, professé par les neuf-dixièmes de la population de l'Inde ; les mahométans sont au nombre d'environ 40 millions; la secte guerrière des Sciks, qui s’est fait une religion composée de bouddhisme et de mahométisme, comprend 1 million d’individus ; il y a un million de chrétiens ; les autres suivent le culte de Bouddha.
Les Hindous admettent l'existence d’un être suprême, éternel, immense, première eause de tout ce qui existe ; de trois divinités Brahma, Vichnou et Siva, qui sont autant d’émanations du premier être et des principaux objets de leur cukte ; d’une foule de divinités inférieures préposées au gouvernement du monde, ainsi que d’esprils bons et méchants ; limmortalité de l'âme, la métempsycosé et la purification des âmes par les pénitenees et les expiations volontai-
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res, La vacho est pour les Hindeus un animal sacré ; la tuer est un crime punissable de mort.
Les livres qui contiennent la religion et la philosophie des Hindous sont appelés Bédas ou Védas ; ils sont Ccrits dans une langue morte très-anoienne et très-pure, qu'on nomme le sanscerit, et qui est la languo religieuse de l'Inde.
L'Inde est remplie de temples on pagodes ; quelques-uns sont d'ane belle architecture ; tous sont d’une richesse extraordinaire. [.e3 idoles présentent mille formes bizarres, horribles, rmpudiques ; deg visages monstrueux, des figures à quatre têtes et huit bras où moitié hommes, moitié bôtes, ete. Les cérémonies du culte brahmanique donnent lieu quelquefois à des scènes affreuses, telles que la procession du dieu Krichma, dont le char énorme, haut de 80 pieds, écrase sous ses roues les fanatiques qui, en s'y préeipitant, croient trouver à la fois et la mort la plus glorieuse et une félicité éternelle, Il ya d’autres fêtes où règne la licence la plus effrénée.
639. Gouvernement : Depuis la suppression de la compaenio des Indes, en 1858, l'Hindoustan est sous l'autorité d'un Gouverneur-Général, nommé pur la couronne d’Aagleterre, ct assisté d’un conseil législatif de cinq membres. (a) Les états protégés ou tributaires sont des monarchics absolucs ; mais ils sont sous la dépendance complète des Anglais qui ont l'administration de leurs finances, le commandement de leurs armées ct la possession de leurs places militaires.
Pour mieux 8’assurer do la eonfianee des Indiens, le gouvernement anglais leur laisse le libro excreiee de leur culte religieux, et leur administre la justice suivant leurs propres lois. Les Européens obtissent aux lois de leurs nations respectives. Dans les trois villes do Calcutta, de Madraset le Bombay, tous les procès criminels 8e décident d’après lo code de l'Angleterre.
Revenu, 5300,000,000, montant qui n’égale pas les dépenses.
Delle publique, en 1879, $754,000,000.
640. Les états indépendants sont gouvernés comme lcs peuples tributaires par des chefs ou rajahs ou nababs, qui excreent pour l'ordinaire sur leurs sujets un pouvoir trèsdespotique.
641. Voies de communications. Les principaux canaux sont: Lo canal du Gange, entre Hardouar et Caounpour, et le canal dela Djemma. Ces canaux ont un double but : l'irrigation du sol et les communications commerciales. | L
Les chemins de fer rayonnent déjà su: tous les points de l'Inde anglaise. Les lignes principales sont : 1e. celle de Ca'criita à Delhi et À Umritzir (Last India Railway), par Bardwan, Fatua, Bénarès, Mirzapour, Allahabad ; 20. Celle de Calcutta à ombay, et de Bombay
a) La reine d'Angleterre porte lo titre d’/npérætrice de l’Inde,
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