‹ Nouvel abrégé de géographie moderne à l'usage de la jeunese [microforme]Chapitre 20 sur 199 · AE OF); NN£CL · texte numérisé non relu

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PROVINCE DE QUÉB£0o. 25

de 34 milles et large de 11, riche en commerce, en céréales, en fruits et en pierre à bâtir de la plus belle espèce ; l'Isle Jésus, séparée de celle de Montréal par un cheaal qu’on nomme la rivière des Prairies, longue de 22 milles ct large de 6, fertile en grains ; l'île d'Orléans, située dans le fleuve, à 4 milles et demi de Québec, longue de 19 milles et un quart, large de 5 et deux tiers, qui renferme cinq petites paroisses ; elle est remarquable par la qualité excellente de son lard, de ses pois, de ses prunes, et de son fromage raffiné ; enfin, l'île d’Anticosti située à l'embouchure du fleuve, longue de 140 milles et large de 25, couverte de rochers et de sapins rabuugris, fréquentée pour la pêche du saumon, qui abonde dans ses rivières, et de la morue qu’on prend sur ses côtes.

Les plus considérables ensuite sont: l’île de la Rivière-Noire et celle du Grand Calumet, vers le milieu du cours de l'Outaouais ; l'ile Perrot, paroisse, située près de l’île de Montréal ; l'ile du Pads, paroisse, l’île Saint-Ignace, et un labyrinthe d'autres îles situces à l'extrémité supérieure du lac Saint-Pierre; l'ile aux Grues, petite paroisse ; l'île aux Oieset quelques autres situées au-dessousde celle d'Orléans, entre lesquelles on remarque la Grosse-Ile, auj ourd’hui lieu de quarantaine pour les vaisseaux d'outre-mer; l'ile aux Coudres, paroisse de 700 habitants, sur les côtes de laquelle on prend des marsouins ; l'île aux Lièvres, sans habitants, l’ile Verte, où s'élève un phare de 40 pieds, etc.

L'ile aux Noix, au haut dela rivière Chambly, et l’île Sainte-Hélène devant Montréal, quoique d'une petite étendue, sont très importantes comme forts, étant destinées, l'une à fermer au besoin la route d lac Champlain, l’autre à déferdre la ville et le port de Montréal.

33. Canaux : Le Canal Beaubarnois, entre le lac Saint- François et le lac Saint-Louis, vis-à-vis le Côteau-du-Lae, les Cèdres et les Cascades, long de 114 milles, remarquable par le nombre et la beauté de ses écluses; le Canal Lachine, sur l’île de Montréal, vis-à-vis le rapide Saint Louis, sa longueur est de 8k milles Le canal Chambly et les autres travaux exécutés sur le Richelieu font communiquer le fleuve ct le lac Champlain ct, par suite, Montréal, Québec, et New York; le canal Grenville, commun aux deux proviuces rend l'Outaouais navigable jusqu’à la rencontre du canal Rideau à Ottawa (54).

84. Chemins de fer: La plus grande voie ferrée de l'Amérique britannique est celle du Pacifique-Canadien, elle commence à Montréal et traverse tout le Canada jusqu'à Port Moody (Ou ombie anglaise),.en fio de l'île

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Vancouver, sur l'océan Pacifique. Cet immense réseau comprendra lorsqu'il sera terminé, (ct les trois quarts du chemin sont actucllement construits) un parcours de 2,906 milles, pour la ligne principale, sans compter les embranchements qui sont très importants ct dont les principaux dans la province sont ceux de Suint-Lin et Saint-Jérome. Vient ensuite la voie du Grand-Tronc qui commence à la Pointe-Lévis et se rend à Montréal, Kingston et Toronto Jusqu'à Sarnia, à l'extrémité wccidentale de la province d'Ontario. La distance qu’elle parcourt entre ces deux points extrêmes est de 1,374 milles. Ses principaux embranchements, dans la province de Québec, sont le chemin de Richmond à Portland, et le chemin d’Arthabasku à Bécancour vis-à-vis les Trois-Rivières.

Le Grand Tronc traverse le Saint-Laurent à Montréal, sur le magnifique Pont Victoria qu'on place au nombre des merveilles de l’industrie moderne.

Le pont Victoria est un magnifique pont tubulaire soutenu, à 60 pieds au-dessus du fleuve, par d'énormes piliers en pierre de taille. Sa longueur est Ge 9,184 pieds ; il 4 24 arches de 242 pieds de diamètre chacune, et une, celle du centre, de 330 pieds. Il a été inauguré par le Prince de Galles en 1860.

L’Intercolonial, construit par le gouvernement du Canada, commence à Lévis (Québec), et suit Le fleuve jusqu'à Rimouski; de là, ‘il traverse les comtés de Rimou:ki et de Bouaveniure, la province du Nouveau-Brunswick, celle de la Nouvelle-Écosse, et va aboutir

à Halifax, donnant ainsi en toute saison, libre accès à l’Atlantique. Ses embranchements relient la ville de Saint-Jean à Shédiac, dans le Nouveau-Brunswick, et Pictou à Halifax, Gans la Nouvelle-

cosse. Sa longueur, de Québec à Halifax est de 687 milles, et avec les deux embranchemonts, 838 milles.

D’autres voies ferrées moins considérables sont : le Chemin de fer du Nord, de Montréal à Québec, avec plusieurs ewbranchements; le Canada-Allantique, du Côteau à Ottawa ; le Hissisquoi, de Kichmond à Mansonville ; la ligne du Sud-Est (South-Eastern); celle des Trois-Rivières aux Grandes- iles, ete., plusieurs compagnies américaines ont une partie de leur ligne et leur terminus dans cette provir 0, telles sont les lignes du Passumpsie, le Vermont- Central, le Québec-Central, (de Québec à Sherbrooke, 139

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Chemins de fer commencés ou projetés : Celui de Québec au lac Saint-Jean : celui de l’Intercolonial de la Rivière-du-Loup, à Edmundston dans le Nonveau-Brunswick, et un grand nomtre d'embranchements Se rattachant aux grandes routes principales.

De nombreuses lignes télégraphiques sillonnent la Province, et la mettent en communication avec les principales villes des provinces, des états voisins et de l'Europe.

35. Climat, sol et productions : La province de Québec est exposée à un long hiver, et pendant quelques jours seulement, à des chaleurs extrêmes. Personne n’ignore combien il est commun au Canada de voir arriver les changements de temps après trois jours consécutifs de pluie, de froid, de chaleur, ete. Malgré ces brusques variations de la température, on peut dire qu’il n’y a guère en Amérique de pays dont les saisons soient plus salubres ou plus agréables. Le sol est généralement fertile en froment, en seigle, en avoine, en sarrasin, en toutes sortes de légumes. Parmi les arbres fruitiers, les plus communs sont les pommiers, les pruniers, les cerisiers, les noyers, etc. À Montréal, on a d’excellentes poires, l'abricot et le raisin-franc. Les melons, les courges, les concombres, le tabac, se voient dans la plupart des jardins. Les arbustes à baies (No. 15) remplissent les bois et les savanes. Nos forêts (No. 15) renferment encore d'immenses richesses, nos lacs et nos rivières ne manquent pas de poissons d’eau douce; vers Je golfe, on a la morue, le hareng, le maquereau, etc.

Nous avons un grand nombre de plantes médicinales réputées très-efficaces. Des animaux sauvages, le loup, le loup-cervier, (1ynx), le renard et l'ours sont à peu près les seuls qui nuisent aux cultivateurs. L’orignal (a) et le chevreuil se voient fréquemment; le castor et la loutre deviennent rares. Point de reptiles dangereux. Parmi 08 oiseaux les plus remarquables, on peut nommer l'aigle, le faucon, l'orfraie, le huard, le ptamirgan (gibier-blanc), le martinpêcheur, la bécasse, la perdrix, la tourtre, lc rossignol, le rougegorge, le chardonneret, les linottes, les fauveltes, les passerines,

(a) L’élan (elk) ne remonte guère au-delà du 45e parallèle.

(pape, grand-montan, ortolan de neige, etc.), le goglu, le merle, le bec- croisé, le gobe-mouche, le gros-bec, le pic, l’alouette, l’oiseaumouche, etc. et tous les oiseaux de passage des climats septentrionaux, cygnes, grues, oies, canards, outardes, etc. (No. 16).

Nos chevaux, d'une vigueur proverbiale, sont recherchés aux États-Unis et jusqu'aux Antilles; nos vaches, sont d'excellentes

laitières : 108 moutons ont une assez belle laine. Les volailles sont abondantes.

À Montréal, les dernières gelées du printemps sont celles de la fin d'avrii; les premières de l'automne sont celles de la fin de septembre. Les pommicrs fleurissent depuis le 15 jusqu au 31 de mai. Les pommes d'été se cueillent en août, celles d'hiver, en septembre et octobre. ()n sème le blé depuis le 15 jusqu’au 30 d'avril; le bléd'inde, en mai. La récolte du foin se faiten juillet ; celle du blé, en août ; celle du blé-d’inde et celle des patates, en octobre. Les prunes rouges müûrissent vers la mi-août; les damas et les prunes blanches, en septembre. Les meions Scunés en pleine terre commencent à mûrir vers la fin d'août; les raisins, vers la fin d'octobre. La récolte du sucre d’érable se fait depuis la fin de mars jusqu’à la fin d'avril. .

Sur la rivière Chambly et dans les cantons du sud-est, le printemps commence environ 8 jours plus tôt qu'à Montréal ; à Québec, cette saison est moins avancée qu’à Montréal d'environ 15 jours. La navigation du fleuve entre ces deux villes se ferme au milieu de décembre, et ne s’ouvre qu’à la fin d'avril,

Entouré des eaux salées du fleuve, du golfe et de la baie des Chaleurs, le district de Gaspé éprouve un hiver moins rigoureux que celui de Québec ; mais le printemps y est tardif. l'été froid et pluvieux. Les habitants, dont l’attention est dirigée principalement vers les pêcheries, cultivent moins les grains que les patates ct les autres légumes.

36. Mines : La vallée de la Chaudière renferme de l'or en assez grande abondance ; on rencontre le cuivre dans les cantons de l'Est, surtout à Acton ; le fer de meilleure qualité abonde dans les montagnes du nord, dans les vallées du Saint-Maurice et de la rivière Batisean. à la baie Saint-Paul, dans les cantons du sudest; les sables abondants de la rivière Moisie, de Betsiamis, des Sept-Iles, de Porneuf, de Mingan, ne sont que du fer magnétique presque entièrement pur. Il existe du marbre, du plâtre, des terres colorantes (ocre jaune, rouge, etc }), une grande quantité des plus belles variétés de pierres à bâtir, plusieurs sources minérules, dont Les plus estimées sont celles de Saint-Léon et de Varennes.

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PROVINCE DE QUÉBEO. 29

La rivière Moisie, (ou Moïsic, voir No. 29), possède les plus vastes et les plus riches gisements de fer magnétique que l’on connaisse, [ls sont exploités depuis des années, et le fer qu’ils fournissent vaut le meilleur fer de la Suède.

37. Commerce : Traversé d’une extrémité à l’autre par le Saint-Laurent, que plusieurs vastes canaux rendent désormais navigable (No. 56) jusqu'au fond du lie Michigan, et jusqu’à la tête du lac Supérieur, riche en productions naturelles; partie intégrante d’un empire dont les flottes sillonnent toutes les mers et visitent toutes les terres du globe, la province de Québec, de même que celle d’Ontario, offre d’immenses facilités “ux échanges avec les autres pays. Les principaux articles d'importation sont: Harchandises sèches (tissus de coton, de laine, de soie, de lin, articles de modes, ete ), épiceries, sucre, thés, spiritueux et vins, café, riz, fruits secs, épices, cte.; fer, acier, quincuillerie, cuivre, plomb, ete, tabac, faïences, verreries ct poteries ; chapelleries et fourrures ; cuirs bruts et fabriqués ; sel, Charbon; livres et papcteries; drogues, teintures et parfumeries ; cordages, voiles et autres provisions navales, ete.

Les exæpor!ations se composent des articles suivants : bois de construction (No. 15); madriers, douves, ete; blé, pois, orge, avoine, et farines ; vaisseaux neufs; potasse ; lard et bœuf salé; poisson et huile; pelleteries; animaux, beurre, saindoux, biscuit, ete.

Plus de la moitié du pin blanc, la presque totalité du chène, du pin rouge, du blé, de Ia farine, viennent actuellement de la province d Ontario.

Québec et Montréal sont les deux principaux ports d'entrée, et les deux grands centres commerciaux de la province. En 1882, la valeur des exportations du Canada s’est élevée à $102,137,203, celle des importations à $119,419,500.

Industrie: L’attention du pays parait se tourner sérieusement vers les moyens de développer ses ressources industrielles. Parmi nos manufactures en granä, ous pouvors citer avec éloge les superbes fonderies des trois villes de Québec, des Trois-liivières et de Montréal ; les filatures de Chambly et de Sherbrooke; les moulins à papier de Portneuf, de Valleyfield, de Sherbrooke et de Kingsey ; les manufactures de coton de Hudon, } Hochelaga, près de Montréal: les tanneries de Montréal et de Québec; les machines à clous, à cardes ; les manufactures de chaussures, etc,

L'industrie domestique ne saurait être trop encouragée par la population française de nos campagnes.

Agriculture: Cette grande et noble occupation, seule bage de la

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prospérité des peuples, est suivie nar la très-grande majorité des habitants de la province. Ils n'ont essé d'y trouver, non-seulement une honnête subsistance, mais encore les royens d'entretenir les importantes relations commerciales aont nous venons de parler. La fertilité du sol et l'immense étendue de nos forêts promettent à {a génération naissante le même bien-être matériel et moral, pourvu qu en améliorant la culture des ierres anciennes, elle se hâte de saisir et de faire valoir le riche héritage qui lui est légué par la Providence en détruisant les forêts vierges.

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