PROVINCE DE QUÉBEC
(pape, grand-montan, ortolan de neige, &c.), le. goglu, le .morle, le bec-croisé, le gobe-mouche, le gros-bec, le pic, l’alouette, l’oiseaumouche, &c., et tous les oiseaux de passage des climats septentrionaux, cignes, grues, oies, canards, outardes, &c. (No. 15.)
Nos chevaux, d’une vigueur proverbiale, sont recherchés aux Etats-Unis et jusqu'aux Antilles ; nos vaches, sont excellentes laïitièress nos moutons ont une assez belle laine. Les volailles sont abondantes.
A Montréal, les dernières gelées du printemps sont celles de la fin d'avril ; les premières de l'automne sont celles de la fin de septembre. Les pommiers fleurissent depuis le 15 jusqu'au 31 de mai. Les pommes d'été se cueillent en août ; celles d'hiver, en septembre et
en octobre. On sème le blé depuis le 15 jusqu’au 30 d'avril ; le blé d'inde, en mai. La récolte du foin se fait en juillet ; celle du blé, en août; celle du blé d'inde et celle des patates, en octobre. Les prunes rouges mûrissent vers la mi-août ; les damas et les prunes blanches, en septembre. Les melons semés en pleine terre commencent à môûrir vers la fin d'août ; les raisins, vers la fin d’octobre.—La er du sucre d'érable se fait depuis la fin de mars jusqu’à la fin "d'avril. \
Sur la rivière Chambly et dans les cantons du sud-est, le printemps commence environ 8 jours plus tôt qu'à Montréal ; à Québec, cette saison est moins avancée qu’à Montréal d'environ 15 jours. La navigation du fleuve entre ces deux villes se ferme au milieu de décembre, ‘et ne s'ouvre qu’à la fin d'avril.
Entouré des eaux salées du fleuve, du golfe et de la baïe des Chaleurs, le district de Gaspé éprouve un hiver moins rigoureux que celui de Québec; mais le printemps y est tardif, l'été froid et pluvieux. Les habitants, dont l’attention
est dirigée principalement vers les pêcheries, cultivent moins les grains que les patates et les autres légumes.
36. Mines: La vallée de la Chaudière renferme de l’or en assez grande abondance; on rencontre le cuivre dans les cantons de l'Est, surtout à Acton ; le fer des meilleures qualités abonde dans les montagnes du nord, dans les vallées du Saint-Maurice et de la rivière Batiscan, à la baie Saint-Paul dans les cantons du sud-est ; les sables abondants de la rivière Moisie, de Betsiamis, des Sept-Iles, de Portneuf, de
. Mingan, ne sont que du fer magnétique presque entièrement pur,et offrent ainsi à l’industrie une exploitation facile et très-productive. Il existe du marbre, du plâtre, des terres colorantes (ocre jaune, rouge etc.), une grande quantité des plus belles variétés de pierre à bâtir, plusieurs sources minérales, dont les plus estimées sont celles de Saint: Léon et de Varennes. :
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La rivière Moisie, (ou Moïsic, voir No. 29.) possède les plus vastes
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sont exploités depuis des années, et le fer qu'ils fournissent vaut le meilleur fer de la Suède.
L'or retiré des mines de la Chaudière s’est élevé, en 1869, à 1,388 H onces, valant environ $25,000.
87. Commerce: Traversé d’une extrémité à l’autre par le Saint-Laurent, que plusieurs vastes canaux rendent désormais navigable (No. 56) jusqu'au fond du lac Michigan, et jusqu’à la tête du lac Supérieur, riche en productions naturelles ; partie intégrante d’un empire dont les flottes sillonnent toutes les mers et visitent toutes les terres du
à globe, la province de Québec, de même que celle d’Ontario L'offre d'immenses facilités aux échanges avec les autres pays. Les principaux articles d'importation sont: Marà chandises sèches (tissus de coton, de laine, de soie, de lin, articles de mode, &e.) ; épiceries, sucre, thés, spiritueux et vins, café, riz, fruits secs, épices, &e. ; fer etacier, quincaillerie, cuivre, plomb, &c.; tabac, faïence, verrerie et poterie ; chapellerie et fourrures ; cuirs bruts et fabriqués ; sel, charbon; livres et papeteries ; drogues, teintures et parfumerie ; cordages, voiles et autres provisions navales, &c.
Les exportations se composent des articles suivants : bois de construction (No. 15) ; madriers, douves, &c. ; blé, pois, orge, avoine et farines ; vaisseaux neufs ; potasse ; lard et bœuf salé; poisson et huile; pelleteries ; animaux, beurre, saindoux, biscuit, &c.
Plus de la moitié du pin-blanc, la presque totalité du chêne, du
pin-rouge, du blé, de la farine, viennent actuellement de la province Bi d'Ontario.
Québec et Montréal sont les deux principaux ports d'entrée, et les deux grands centres commerciaux de la province.—En 1868, la va- Hieur des exportations pour Québec et Ontario s'est élevée à $47,499,000 ; celle des importations à $57,805,000.
Industrie : L’attention du pays paraît se tourner sérieusement rers les moyens de développer ses ressources industrielles. Parmi nos manufactures en grand, nous pouvons citer avec éloge les superbes fonderies des 3 villes de Québec, des Trois-Rivières et de Montréal ; les filatures de Chambly et de Sherbrooke ; les moulins à papier de Portneuf et de Sherbrooke et Valleyfeld ; les tanneriés de Montréal et de Québec; les machines à clous, à cardes, &c.
L'industrie domestique ne saurait être trop encouragée par la population française de nos campagnes.
Agriculture : Cette grande et noble occupation, seule base dé la
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PROVINOR Dh QUÉBEC.
jrospérité des, peuples, est snivie par la très-grande rnajorité des “Habitants de la province. Ils n'ont cessé d'y trouver, non-seulement une Hornête subsistance, mais encore lés moyens d'entretenir les imortantes relations commerciales dont nous venons de parler. La rtilité du sol et l'immense étendue de nos forêts promettent à la génération naissante le même bien-être matériel et moral, pourvu qu'en améliorant la culture des terres anciennes, elle se hâte de saisir et de faire valoir le riche héritage qui lui est légué par la Providence en défrichant les forêts vierges.
38. Villes : QuéBec, place militaire de premier rang, principal centre du commerce maritime, siège du gouvernement local, d'un archevêché et d'une université catholiques, est situé au confluent du fleuve Saint-Laurent ct de la rivière Saint-Charles, sur le penchant d’un promontoire appelé le Cap Diamant. La Haute-Ville s'élève majestueusement en forme d'amphithéâtre au-dessus du fleuve et des campagnes voisines, présentant de tous côtés les plus beaux points de vue qu'il soit possible a’imaginer. La Basse-Ville est construite
resque entièrement sur un terrain que baignaïent autrefois | es eaux du fleuve. C’est à sa situation exceptionnelle, et aux sites pittoresques des lieux d’alentour, que Québec doit mi cet ensemble de beauté qui la place au rang des plus agré- ae fa ables villes du monde, et ne lui laisse peut-être d'autre De rivale que la ville de Naples. Sa vieille enceinte bastionnée, Esirent ses maisons généralement mal bâties, ses rues mal pavées, bourg courtes, étroites, qui courent irrégulières et sans ordre, la ces distinguent entre toutes les villes d'Amérique, et lui don- das nent ce cachet d’antiquité qui rappelle les vieilles cités À Ce éuropéennes. Puissamment défendu par la nature, Québec an: ne l'est pas moins par ses murailles hautes et massives, par et de ses tours, et surtout par sa citadelle, dont les ouvrages SSSsymp immenses excitent l'admiration de tous les étrangers. Po. ESspar © pulation 51,109 habitants, en 1861. “Hd
La rade do Québec est sûre, commode, et assez vaste pour M ppe
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Le faubourg Saint-Roch forme lui seul une grande paroisse; il en est de même du faubourg Saint-Sauveur ; les faubourgs Saint-Louis () : et Saint.-Jean s'étendent au loin dans la campagne, où l’on voit une anac foule de sites pittoresques habités durant la belle saison par la classe aisée des citoyens. La Haute-Ville a cinq portes de guerre; celle D de Saint-Louis conduit aux plaines d'Abraham, célèbres par la du bataille qui s’y livra le 13 septembre 1759, et qui décida du sort È (e) ? de la Nouvelle-France. d
Les principaux édifices publics de Québec sont: la cathédrale refuge
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PROVIROL DE QUÉBEU,
atholique et la protestante, les églises de Saint-Roch, de Sdint- Sauveur, de Saint-Jean, de Saint-Patrice, de la Basse-Ville ;a), de Saint-André, et plusieurs autres; le nouvel archevèché, devenu ‘un des principaux ornements de la ville ; l’ancien château Saint- Louis (b); l'hôtel du parlement, le palais de justice, Ia prison, l'arsenal, les casernes de l'infanterie et de l'artillerie ; le grand et le petit séminaire de Québec, réunis en un seul vaste corps de bâtiments, l'Université Laval, l’école de médecine et le pensionnat de cette institution ; les couvents des Dames Ursulines, de l’Hôtel- Dieu, de l'Hôpital-Général et des Sœurs de la Congrégation ; l’hôpital de la marine, les banques de Québec et de Montréal, la banque de l’Union, la banque Nationale, la banque d'Epargne, la douane, la bourse, le Æigh School, l'école nationale, l'école des Frères des Ecoles Chrétiennes, l'Hospice des Sœurs de la Charité, le Bon- Pasteur, l'église Wesleyenne, l'Hôtel-de-Ville, la Halle du Marché Champlain; l’asyle Sainte-Brigitte, le vaste asyle des aliénés à la Canardière &c. (c) Québec possède plusieurs institutions scientifiques et littéraires, des chambres de lecture, des musées d'histoire naturelle et la bibliothèque publique de l’Université Laval, de nombreuses écoles élémentaires, diverses compagnies commerciales, des institutions financières, &c.
La chapelle du Séminaire renferme la collection la plus précieuse de peintures sacrées qu'il y ait dans le pays.
Les maisons de la ville sont généralement bâties en pierre ; celles des faubourgs, en pierre, en brique et en bois.
Deux vastes conflagrations, le 28 mai et le 28 juin 1845, réduisirent en cendres la paroisse presque entière de Saint-Roch, le faubourg Saint-Jean, la moitié du faubourg Saint-Louis, le quartier du Palais et plusieurs édifices de la Basse-Ville ; 1,500 maisons furent détruites, et 15,000 personnes restèrent sans abri; le montant des pertes fut de plus de 750,000 louis.
Ces désastres, les plus terribles qu’ait éprouvés aucune ville de l'Amérique-Anglaise, inspirèrent un sentiment général de douleur et d’effroi, et donnèrent lieu aux plus énergiques témoignages de sympathie. Le Parlement-Impérial vota un secours de £20,000 stg.; par orilre de Sa Majesté la Reïne, des souscriptions furent ouvertes dans toutes les églises du royaume ; les grandes villes, que le commerce met en rapport avec nous, répondirent généreusement à l'appel de leurs co-sujets Canadiens, et dans le Bas-Canada il n’y eut point de paroisse, ni de raission si pauvre ou si éloignée qui ne s'efforçât de soulager la déiresse de son ancienne capitale (d).
(a) ae lieu même où Champlain bâtit la 1ère demeure des Français èn anada.
| (b) Le Nouveau-Château Saint-Louis fut consumé per le feu en 1834; un
peu plus haut, vers la citadelle, est le monument Woife et Montcalm. (ce) Voir l’ouvrage qui a pour titre Hawkins’ Picture of Québec.
d) C'était aussi un acte de reconnaissance—Québec fut de tont trs le refuge de la colonie, et plus d’une fois en est resté 16 dernier boulevard.
32 PROVINOE DE QUÉBEC.
Le 16 octobre 1866, un incendie non moins terrible que les premiers désola le faubourg Saint-Roch, et détruisit environ 2,000 maisons, Les sympathies généreuses, dont Québec avait été l’objet, en 1845, se renouvelèrent encore après ce grand désastre. Des con. tributions spontanées eurent lieu dans tout le Canada, dans les Etats-Unis, dans la Grande-Bretagne, en France &c., et s'élevèrent à près de $400,000.
Importations au port de Québec en 1868.—Valeur, $6,170,000 ; Exportations, $8,505,000.