Climat, sol et productions : La province de (Québec
est exposée à un long hiver, et, pendant quelques jours seulement, à des chaleurs extrêmes. Personne n'ignore combien il est commun au Canada de voir arriver les changements de temps après trois jours consécutifs de pluie, de froid, de chaleur ete. Malgré ces brusques variations de la température, on peut dire qu’il n’y a guère en Amérique de pays dont les saisous soient plus salubres ou plus agréables. Le sol est généralement fertile en froment, en seigle, en avoine, en sarrasin, en toutes sortes de légumes. les arbres fruitiers, les plus communs sont les pommiers, les pruniers, les cerisiers, les noyers. &c. À Montréal, on a d'excellentes poires, l’abricot et le raisin-franc. Les melons, les courges, les concombres, le tabac, se voient dans la plupart des jardins. Les arbustes à baies (No. 15) remplissent les bois et les savancs. Nos forêts (No. 15) renferment encore d'immenses richesses, nos lacs et nos rivières ne manquent
| pas de poissons d’eau douce ; vers le golfe, on a la morue, le
hareng, le maquereau, &ec.
Nous avons un grand nombre de plantes médicinales, réputées
| très-efficaces.—Des animaux sauvages, le loup, le loupcervier (lynx}, le renard et l'ours sont à peu près les seuls qui nuisent aux culti-.
vateurs. L'orignal (a; et le chevreuil se voient fréquemment ; le castor et la loutre deviennent rares —Point de reptiles dangereux. Parmi nos oiseaux les plus remarquables ,jon peut nommer l'uigle, le faucon, l’orfraie, le huard, le ptamirgan (gibier-blanc), le martine pêcheur, la b‘casse, la perdrix, la tourtre, le rossignol, le rouge-
gorge, le chardonneret, les linottes, les fauvettes, les passerines
nouveaux. Le gouvernement accorde généreusement un subside annuel,
ou un intérêt de trois pour cent sur le coût de chaque mille limité. aux termes de la loi, à cinq milles piastres. Il faut. pour avoir droit au subside,
que le chemin. approuvé par le gouvernement, n’ait pas moins de quinse
milles de longueur.
Les chemine à lisses en bois ont sur les voies ferrées les précieux avantages d’être beaucoup moins dispendieux, et plus propres à tourner lés obstacles, ou à franchir les élévations de terrain qu’on ne peut éviter. Le coût total du chemin Gosford, long de 25 milles. est de $125.000. y compris l'outillage, la machine à vapeur. les wagons, &o. Aïnsi chaqne mille de chemin à lisses en bois exige à peine a dépense de $5,000, tandis que les chemins de fer coûtent au moins $30.000 par mille. 3
(a) L'élan (elk) ne remonte guère au-delà du 45e parallèle.
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