BARBARIE OU MAGHREB
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712. Villes : Gondar, ville commergçante de 30,000 babi. tants—point de départ des caravanes pour la Nubie, l'Egypte, le pays des Gallas, &c.—résidence de l’Aboun ou chef religieux de l’Abyssinie (No. 710, note b) ; Axoum, ville trèsancienne, bien déchue de ce qu’elle était autrefois ; Ankober et Angolola, dans le Choa, &e.
Les Abyssins ont la taille bien prise, les cheveux longs, et les traits du visage assez semblables à ceux des Européens ; mais ils se distinguent de tous les peuples connus par une teinte particulière que les uns comparent à l'encre pâle, les autres au bronzé. On leur donne une réputation de férocité, d'indolence et de débauche. Ils aiment les viandes crues avec une sauce de sang frais. L’hydromel, renforcé d’opium, anime la sauvage gaieté de leurs festins. Les grands seigneurs se font mettre dans la bouche les aliments grossièrement apprêtés qui couvrent leur table (a).
Les habitants de la côte d'Abesch sont appelés Troglodytes (habitants des cavernes), parce qu’ils demeurent dans le creux des rochers. Ils vivent de pêche et du produit de leurs troupeaux de chèvre. Leur pays renferme, dit-on, des mines d'or, d'argent et de pierres précieuses.
BARBARIE OÙ MAGHREB.
713. Bornes : Au nord, la Méditerranée ; à l’est, l'Egypte ; au sud, le grand désert de Sahara, dont celui de Lybie est une continuation ; à l’ouest, l'Atlantique.
La Barbarie fut occupée, dès une haute antiquité, par les Berbers, les Numides et d’autres peuples, que les Carthaginois, venus de la Phénicie 888 ans avant J.-C. soumirent ou rendirent tributaires. Après la chute de Carthage (146 ans avant J.-C.) cette contrée fut réduite en province romaine. Aux Romains succédèrent les Vandalos en 427, et à ceux-ci les Sarrazins ou Arabes en 697. A la dissolution de l'empire des califes en 936, les états barbaresques regagnèrent leur indépendance, et la conservèrent, du moins à l'égard des puissances asiatiques, jusqu’au commencement du 16e siècle. Ayant à cette époque, appelé les Turcs à leur secours contre les chrétiens d’Espagne, ils furent obligés de reconnaître la souveraineté de la Porte-Ottomane.
(a) Usage que l’on trouve ailleurs en Afrique et en Asie, particulièrement chez les Chinois.
dans celle d