GUINÉE
731. Vaste contrée qui s'étend au sud de la Sénégambie, le long de la mer, jusqu’au Congo, et se prolonge, dans l’intérieur, j jusqu'aux monts Kong qui la séparent de la Nigritie ou Soudan. fille est arrosée par le Niger, l’Assinie, la Volta, le Gabon, etc. Plat, humine, bordé de lagunes, du côté de la mer, le sol s'élève à mesure qu’on s'avance dans l’intérieur vers les montagnes de Kong.—Les parties principales que la Guinée comprend sont : 1o. la côte des Graines, ainsi nommée à cause du poivre qu’elle produit en abondance ; 20. la côte d'Ivoire ou des Dents, où l’on achète beaucoup d'ivoir ; 30. la côte d'Or, qui tire son nom de la poudre d’or qu’elle fournit au commerce—il y avait autrefois environ 40 établissements européens, la plupart abandonnés aujourd’hui; 40. La côte des Esclaves, où se faisait particulièrement, et où se fait même encore le trafic honteux des esclaves 50. dans l’intérieur, les royaumes d’Ashantee, de Dahomey, de Benin, de Waree, etc., et les pays des Biafras et des Calbongas.—Productions, etc., de la Sénégambie.—Climat moins brûlant, excepté sur la côte d’Ivoire.—Population environ 10,000,000 de Nègres, païens, sauvages, soumis à des despotes cruels et barbares.
Colonies européenes—France, Côte d'Ivoire et Côte des Esclaves ; Angleterre, les établissements de la Côte d’Or et de celle des Esclaves ; Hollande—cette puissance possède les forts Antonius, Hollandia, Orange, Saint-Sébastien, Nassau et quelques autres.
Les Ashantees ou Assientes, au nombre d'environ 1 million, paraissent être la nation la plus brave, la plus civilisée et la plus commerçante de l'Afrique occidentale. Dans la guerre qu'ils soutinrent contre les Anglais en 1806, ils s’avançaient jusqu’à la bouche des canons du fort, et tiraient avec tant de précision que quiconque se montrait à une embrasure, y trouvait une mort certaine.
Le roi de Dahomey est le despote le plus absolu qu'il y ait au monde, Ses palais sont des espèces de chaumières distinguées, et enfermées, par un mur de terre, dans un enclos d’un quart de lieue, Huit cents à mille femmes, logées dans cet enclos, sont armées de fusils ou de flèches ; elles forment sa garde, ses aides-de-camp et les messagers de ses ordres. Les miristres déposent à la porte du palais leurs vêtements de soie ; ils n’approchent du trône qu’en ram-