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Commerce: Le poisson, l'huile, les peaux de

loup-marin, les pelleteries, et un peu de bois.

En 1831, vaisseaux entrés, 845, charg-eant 90,000 tonneaux sortis, 812, chargeant 86,000 tonneaux. La liste des articles exportés comprend 657^000 quintaux et 3,000 quarts de pois^ son, 13,118 tonnes d'huile,- et 682,S0Q peaux de loup-marin, Y^^ leur présumée des exportations, £101fiOO,

114. Terre-Neuve a été toujours célèbre depuis sa découverte, par la pêche de la morue qui se fait sur ses rivages, et sur les Bancs^ situées au sud-est de l'île.

Le premier qu'on appelle le Grand-Banc, esta 33 lieues de Terre-Neuve : il a 1 00 lieues de long, e; 26 de large | la profon-» deur delà mer en cet endroit est de 15 à 60 brasses. Le second^ nommé le Banc Vert, a SO lieues de long et 40 de large.

Ces pêches occupent chaque année plus de 20,000 personnes, et des bâtimens d'Angleterre, de France, et des Etats-Unis, au montant d'environ 60,000 tonneaux. Le profit annuel en peutêtre estimé à un million de louis sterling. La pêche commence vers le 10 mai, et se continue jusqu'à la fin de septembre.

La pêche au loup-marin qui se fait surtout en mars et en avril, est devenu très importante depuis quelques années. Les glaces polaires s'avancent alors vers le sud, accompagnées de troupes nombreuses de loups-marins qu'oii y trouve couchés et engourdis, et qu'on assomme par milliers avec des massues ou des armes à Peu. Il faut tout le courage et toute l'expérience des hardis marins de Terre-Neuve, pour s'embarquer dans une telle entreprise. Les goélettes qu'on fait sortir du port en sciant un chemin à travers la g-lace, sont ensuite exposées sans cesse à être brisées entre ces immenses champs âottans, qu'on womme prairies aux loups-marins» Les accidens ne sont pas rares.

Parmi les animaux de Terre-Neuve, on distingue une! race particulière de chiens, remarquables par leur g-rande taille, ' leur poil long- et soyeux, et surtout par la plus grande dimension i delà peau entre les doigts du pied, qui les rend propres à nag-er.

^ 115. Capitale, St, Jean, peuplée de 10 à 15 mille ! ames, remplie de magasins, de boutiques d'épicier, et d'auberges. Construite en bois, cette ville a été plu- ; sieurs fois ravagée par les incendies. II y a plusieurs i églises, un séminaire, un évêque catholique, deux! ou trois sociétés de bienfaisance, et quelques impri- j meries. |

Les bourgs ou les vîlîag-es les plus remarquables sont Harbour ' Grâce, un des plus célèbres retidez-vous de pêche ; Ferryland, qui | fut le chef-lieu de la colonie catholique qu'y planta le lord Balti- 1 more en 1621, 38 ans après rétablissement de Tîle par ceux de sa i nation ; Plaisance, autrefois chef-lieu des Français à Terre-Neuve; j Bonavista, ainsi nommée par Cabot ; etc. i

Population de l'île, 75,000, la plupart Irlandais ca- | tholiques ; les autres sont Anglais, Ecossais, Améri- \ cains, &c. !

Depuis 1832, Terre-Neuve jouit des avantages d'une | Législature Coloniale. I

A quelque distance au sud de Terre-Neuve, dans l'Océan Atlantique, sont les îles de St. Pierre, de Langlès, et de Miquelon, i qui appartiennent à la France. * Population, 600. | L'île de St. Pierre est la résidence du gouverneur français. |

116. Le Cap Breton est séparé de la Nouvelle- j Ecosse par le détroit de Canso. 11 a 110 milles de long I et 66 dans sa plus grande largeur. Les côtes sont élévées, montagneuses, sans aucun renfoncement considérable dans la partie voisine du golfe St. Laurent,'mais bien entrecoupées de baies et de havres sur FAtlantique. Un vaste lac, nommé le Bras-d'Or, qui com-; munique avec l'Océan, s'étend dans Tintérieur de l'île et la divise presque d'une extrémité à l'autre. Le cli^ mat est celui de Gaspé, mais plus humide. Le sol

est

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est propre à la culture de Forge, du sarrasin, et des légumes. Les brouillards nuisent à la culture du blé. Les pâturages abondent. Le charbon, le gypse, le fer, et Focre rouge, senties principales richesses minérales. Les forêts ont perdu leur ancienne importance, en partie par les incendies fréquens auxquels elles ont été exposées. Les animaux sauvages sont les caribous, Bt les autres à fourrure. Il n'y a presque pas de chemins dans toute Fîle» La pêche, l'exploitation des mines de charbon, Féducation des bestiaux, et la culture des légumes, sont les occupations des 30 mille habitans du Cap-Breton. La plupart de ces insulaires sont Montagnards-Ecossais, Acadiens, et Irlandais caitholiques. Il y a environ 300 sauvages Micmacs,

Commerce : poisson, charbon, plâtre, bêtes à cornes, beurre, bois, pelleteries, &c. Le charbon et le plâtre sont lexportés aux Etats-Unis ; les bêtes à cornes et le beurre, à Terre-Neuve.

- Chefs-lieux, Arichat, dans Fîle Madame, peuplé de 2à 3 mille Acadiens pêcheurs ; et Sydney, fameux par ses mines de charbon, mais n'ayant que 5 à 6 cents habitans.

Le Cap Breton fut découvert d'abord, suivant les uns par des jpêcheurs Bretons, au commencement du 16me siècle; suivant d'autres, par Cabot lui-même en 1497, et en 1523 par Verazzani, qui le nomma île du Cap. Quoiqu'il en soit, les Français lui donnèrent le nom di île Royale^ et y bâtirent, sur la côte orientale, la puissant fort de Louisbourg", que les Anglais détruisirent en 1758. ICes fortitications avaient coûté 30,000,000 de francs.

117. Près du Cap-Breton, à l'entrée du golfe St. Laurent, est l'île St- Paul, qui n'est guère qu'un rocher élevé de 300 pieds, long* d'un mille et demi, et large d'un demi-mille. Cet endroit est tristement célèbre en naufrages. On y trouve partout des ossemens humains, des ancres, des cables, et d'autres débris des vaisseaux qui »'y sont brisés. Un phare, qui vient d'y être placé, préviendra sans doute bien des malheurs aux vaisseaux du Canada et à ceux 'd'outre-raer.

A l'est du Cap-Breton, en lat. 44 ® . 58'. et en long. 60 ® . 0. de |Greenwich, est l'île au Sable, autre écueil funeste, snr lequel un

grand

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grand nombre de vaisseaux ont péri. Le foin et les atorâs en sont les principales productions végétales. II y a beaucoup de lapins, d'oiseaux aquatiques, de loups-marins, etc. Des chevaux qu'on y avait transportés se sont multipliés au nombre d'environ 300. II existe depuis plusieurs années sur cette île un établissement destiné à secourir les naufragés.

La bàtture du nord-est de l'île au Sable s'étend à 22 milles, et celle du nord-ouest à 8 milles.

118. Uile àn Prince Edouard, autrement appelée l'Ile St. JeaUy séparée de la Nouvelle-Ecosse par le détroit de Northumberland, a 120 milles de long et 20 à 30 de large. File se divise en 3 comtés (King's, Queen's, Prince's), qui se subdivisent en 67 townshîps de 20,000 acres chacun. Le climat est à peu près celui de Québec. Le sol est très uni, fertile en grains | et en légumes. Les habitans, au nombre de 32,500^ Montagnards-Ecossais, Acadiens, descendans de loyalistes américains et autres, s'occupent généralement d'agriculture. Le bois n'est plus que suffisant à la consommation des insulaires. Les animaux sauvages sont les ours, les loups-cerviers, les renards, &c.

Commerce : grains, bestiaux, lard, beurre, bois, poisson, patates, &c.

En 1831, vaisseaux entrés, 3 11=1 7,000 tonneaux, sortis, 382zr 22,000 tonneaux. Importations, ^60,000. Exportations, £51,500. Le blé, l'org^e, l'avoine, le bois, et le poisson, s'exportent en Angleterre ; l'orge et les patates, à Halifax ; les bestiaux, les viandes, le beurre, les patates, et une partie de l'avoine, à Terre-Neuve.

Capitale, Charlottetov^n, un des meilleurs ports du{

golfe St. Laurent. Cette petite ville renferme 4|

églises ou chapelles, une maison d'audience, où se

tiennent aussi les séances de la législature, une écolej

de grammaire, des casernes, &c. Environ les deux!

tiers des habitans de l'île sont catholiques: ce nombre

comprend 30 familles de sauvages Micmacs.

L'Ile du Prince Edouard fut établie parles Français, vers 1663, et prise par les Anj^lais en même temps que le Cap-Breton. Annexée à la Nouvelle-Ecosse en 1763, elle devint province séparée, 60US une législature coloniale, eu 1773.

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119. Les Iles de la Magdeleine doîv^ent leur importance à la pêche de la morue et du hareng qui s'y fait en été, et à celle du loup-marin, qu'on prend sur les glaces du golfe au mois d'avril. Les habitans sont au nombre ! d'environ 1,100, Acadiens et Canadiens. Ils ont une chapelle, desservie par un missionnaire du diocèse de Québec.

Dans rOcéan Atlantique, sur la route de Terre-Neuve aux Antilles, sont les Bermudes, au nombre d'environ 400, la plupart stériles, sans nom, sans habitans, et toutes d'un abord ti^ès difficile. La plus grande est celle de St. George, longue de 16 milles et large de 2. Ces îles furent découvertes, en 1522, par Jean Bermudas, navigateur espagnol. Les habitans, au nombre de 9,240, dont 4,600 nègres esclaves, cultivent le tabac, des plantations de I cèdres, des légumes et diverses espèces de fruits propres au climat de l'Europe méridionale. Les Bermudes sont un rendez-vous de la marine d'Angleterre (No. 63). Valeur des exportations, £4,000 .... Importations, £60,000.

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