‹ Nouvel abrégé de géographie moderneChapitre 3 sur 128 · AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE

6. L'Amérique septentrionale est bornée au nord par la mer Glaciale ; à l'est, par la baie de Baffin et rOcéan Atlantique ; au sud, par l'isthme de Panama ; à Pouest, par l'Océan Pacifique.

7. Baie^ et golfes: La baie de BafBn, la baie d'Hudson, le golfe St. Laurent, le golfe du Mexique, et le golfe de Californie ou la mer Vermeille.

8. Détroits : Celui de Bherîng, entre l'Amérique et l'Asie : ceux de Lancaster et de Barrow, entre la baie de Baffin et l'Océan Arctique ; celui de Davis, entre la baie de Baffin et l'Atlantique ; celui de Belle Ile, entre la côte du Labrador et l'île de Terre-Neuve ; le nouveau canal de Bahama, entre les îles et les bancs de sable de ce nom et la côte orientale de la Floride ; &c.

Les principales îles de l'Amérique Septentrionale sont indiquées au No. 1 1 1 et aux Nos. suivans.

9. Montagnes : La chaîne des montagnes Rocheuses ( Rocky Mountains )^ qui s'étendent depuis le Mexique jusqu'à la mer Glaciale; les Cordillères du Mexique; les montagnes de la Californie, dont la chaîne se ratta^ che à celles du Nouveau -Cornouailles, situées le long de la côte Pacifique ; enfin, les monts Apalaches ou AlJéganys, qui s'étendent depuis la Floride jusqu'au Canada. Toutes ces montagnes sont liées ensemble par des chaînes transversales.

(a) Voyez les Notions Préliminaîre^y pîlge viii. Le fétichisme de^ sauvages deV Aniérique est plus éclaiié que celui des nègres. Ils admettent tous rexi<itencc du Grand Esprit, mais ils croient puuvQir eps^iser le diablf par des o^ri^ndccf ou par des priçre^.

Géographie de l'Amérique.

Le point le plus élevé de F Amérique septentrionale parait être le mont St. Elie, près deTOcéan Pacifique, vers le 60e parallèle de latitude nord ; sa hauteur est de 18,000 pieds fa J, Les montagnes du Mexique renferment d'immenses richesses métalliques, or, arg-ent, cuivre, plomb, fer, sel-g-emme, &c. On y voit plusieurs volcans. Le fer et le «harbon abondent aux pieds des monts Alléo-anys, où Ton trouve aussi quelques mines d'or.

A l'est des montao^nes Rocheuses et au sud de la rivière Platte, affluent du Missouri, est un désert d'environ 18,000 lieues carrées qu'habitent des buffles, des chevaux, des orignaux, des chevreuils, &c., et diverses tribus errantes de sauvag-es. On y trouve beaucoup de sel, snrtout dans la vallée de la rivière Canadienne, qui se jette dans l'Arkansas. A l'ouest de la même chaîne un désert semblable s'étend jusque vers le golfe de Californie.

La vaste région située entre les montagnes Rocheuses et la baie d'Hudson, est occupée en bonne partie par des savanes ou prairies, entrecoupées de rivières et de lacs quelquefois salés. Le bois y est rare. Il est certain qu'il y existe plusieurs bancs de houille ("charbon de terre ou lignite), comme sur les bords de l'Ohio. . . ,

Les savanes sont aussi très fréquentes partout entre les mou-» tagnes Rocheuses et les Alléganys.

10. Lacs : Ceux du Grand-Ours, des Esclaves, et d'Athabaska, qui se déchargent dans la mer Glaciale par le fleuve McKenzîe ; le Grand et le Petit Winnipeg', qui communiquent avec la baie d'Hudson ; le lac Supérieur, le Michigan, le Huron, l'Erié, et FOntario, dont les eaux sont portées dans l'Atlantique par le fleuve St. Laurent ; le lac Timpanogos, sur la frontière septentrionale du Mexique ; le lac Nicaragua, qui se décharge dans la mer des Antilles ; &c.

Le lac Supérieur est le plus grand amas d'eau douce qu'il y ait sur la surface du fflobe^ il a $ô à 150 brasses de profondeur, et 300 lieues de circuit,

IL Fleuves : Le McKenzîe, qui a ses sources dans les montagnes Rocheuses, traverse le lac des Esclaves, et se jette dans rOcéan Arctique ; le St. Laurent, qui sort du lac Ontario, grossi des eaux d%

( 0 j Voyez V Appendice, No., FIL

Abrège de la

tous les grands lacs de cette partîe du continent, arrose ensuite tout le Bas-Canada, reçoit dans son cours POutaouais et plusieurs autres rivières très considérables, et se jette dans le golfe dont il porte le nom par une embouchure large de 30 lieues ; le Mississipi, qui a ses sources près du lac Supérieur, traverse les Etats- Unis en faisant mille détours, reçoit une foule de tributaires, dont les plus remarquables sont le Missouri, rillinois, l'Obio, l'Arkansas, et la rivière Rouge, et se jette par plusieurs bouches dans le golfe du Mexique ; la rivière Colombie, qui descend des montagnes Rocheuses vers l'Océan Pacifique ; le Rio Bravo del Norte et le Colorado, qui coulent, Tun vers le golfe du Mexique, l'autre vers celui de Californie ; &c.

Le cours delà rivière McKeDzie ressemble à celui des fleuves de l'Asie septentrionale (No. 503); vaste, profonde, mais obstruée par les glaces pendant les trois quarts de l'année, elle arrose une région inhospitalière où vivent l'ours blanc, la renne, le bœuf musqué, le caribou, le renard, le lièvre, et beaucoup d'autres animaux à fourrure; vers son embouchure s'attroupent les loupsmarins, les marsouins, et les baleines. Ses bords sont fréquentées par les canards, les oies, les cignes, les outardes, et les autres g-rands oiseaux de passage. Sa largeur depuis le lac des Esclaves jusqu'à l'Océan est de 2 à 4 milles.

Le St. Laurent est un des plus beaux fleuves du monde. Sa source doit être placée au-delà du lac Supérieur, à 40 lieues de celles du Mississipi, et à environ 740 lieues de l'entrée du golfe St Laurent, Une seule chute, celle de Niagara, justement célébrée comme une des plus étonnantes merveilles de la nature, en interrompt totalement la navigation. Les navires de 350 tonneaux arrivent jusqu'à Montréal, tandis que les plus énormes vaisseaux de guerre peuvent voguer en sûreté depuis l'Océan jusqu'à Québec, et sur presque toute l'étendue de ces grands lacs qui forment ce qu'on appelle quelquefois la mer du Canada, La largeur du fleuve à Montréal est de 2 milles ; à Québec, de 520 toises seulement ; entre ces deux villes, de 1 mille et demi à 3 milles (a);

(a ) Quel est le Canadien qui n'aimerait pas sa patrie après l*avoir contennplée pendant quelques heures du bord d'une de nos barques à vapeur sur la roule de Québec à Montréal ? Quel spectacle enchanteur ! que de points de vue admirables ! quelle suite de campagrnes riches, paisibles, heureuses, se déploie sur Tune eÇ sur Taulre rive d'aussi loin que Toeil peut atteindre ! La scène offre quelque chose de plus grand, de pius varié, de plus ravissant encorei peut<être, en descendant le fleuve jusqu'au Saguenay.

Géographie de l'Amérique. 7

au-dessous de Québec jusqu'au Sag-uenay, de 8 milles et demi à 15 milles ; il s'élargfit ensuite g^raduelleraent jusqu'à son embouchure : à la pointe occidentale de l'île d' Atiticosti, l'on compte 70 milles d'un rivao^e à l'autre. La marée se fait sentir depuis le golfe jusqu'à 39 lieues au-dessus de Québec; à ce dernier port, elle est de 18 pieds dans les nouvelles et dans les pleines lunes. Depuis la fin de décembre jusqu'en avril, le fleuve se couvre de glaces assez profondes pour porter les voitures les plus pesantes. Il en est de même de ses tributaires et de tous les lacs qu'il traverse.

Les eaux du St. Laurent, dont on évalue la masse à 1,67*2,704,000 pieds cubes par heure, sont limpides, a^^réables à boire, sakibres dans toutes les saisons ; elles sont peuplées d'une grande abondance de poissons excellens, saumons, éturgeons, poissons blancs, brochets, dorés, perches, achigans, barres, carpes, truites, maskinongés, aloses, anguilles, petites morues, éperlans, &c. Vers le golfe on trouve la grande morue, le hareng, le maquereau, le marsouin, le loup-marin, le homare, les huîtres, &c.

La pêche à l'anguille, qui se fait en aùtomne, est une précieuse ressource alimentaire pour les habitans des paroisses situées audessous de Québec. On en prend aussi beaucoup dans les rivières tributaires à une époque moins avancée de 15 jours que dans le fleuve. Les plus gros éturgeons pèsent 100 à 150 livres. L'embouchure du St. Maurice est fréquentée en hiver par la petite morue qu'on pêche à la seine en très grande quantité. Le poisson blanc de la meilleure espèce fourmille dans les grands lacs ; il pèse ordinairement 4 à 8 livres, quelquefois jusqu'à 22 livres. Une truite moyenne pèse 12l ivres ; on en a vu de 45 livres.

Le Mississipi proprement dit (Mé-cha-céedey père des eaux\ naît à 2,440 milles du golfe où il se jette ; mais si l'on transporte ce nom au Missouri, qui le surpasse de beaucoup en grandeur, son cours entier sera de 3 038 milles (1098 lieiîes de France). Le courant du Mississipi est de 3J milles par heure, et celui du Missouri de 4J milles. Ce grand fleuve (Mississipi et Missouri) est d'une navigation toujours difficile et souvent dangereuse, tant à cause de la rapidité des courants que des bancs de terre qui s'y accumulent par les inondations, des arbres cachés sous la surface de l'eau, des amas de bois flottans, &c. Toutes les tributaires du Missouri se bouchent par le sable lors de la crue périodique de juillet, et ne s'ouvrent qu'au printemps suivant. Au-dessous de Natchez, jusqu'à l'Ohio, le chenal dans le temps de sécheresse n'a guères que 5 à 6 pieds de profondeur. Le Missouri, depuis août jusqu'en février, n'offre aux bateaux qu'une profondeur de 2 pieds à 2^, La largeur moyenne du Mississipi après sa jonction avec l'Ohio est de 770 toises à 1,230 ; il coule au milieu d'immenses savanes et de riches vallées jusqu'à 20 lieues du golfe Mexicain,

pendant

Abrège de la

pendant lesquelles il traverse des marécag-es stériles ; ses horà^ s'enfoncent souvent, n'étant que de faibles digues hautes de 5 à ^ pieds, et formées par ses propres alluvions. Le passao^e sur le Missouri est fermé pendant quelque temps en hiver par les glaces.

En général, les vallées du Mississipi, du Missouri, et de leurs innombrables afïluens sont basses, souvent marécageuses, malsaines, remplies de moustiques et de serpens à sonnettes.

Le fleuve Colombie se forme principalement de la jonction de deux grandes rivières qui portent les noms de deux commissaires, MM. Lewis et Clarke, envoyés en 1804 par le gouvernement des Etats-Unis pour prendre possession des pays qu'elles arrosent. Il est navigable pour des vaisseaux de 300 tonneaux jusqu'à la distance de 125 milles, et pour des goélettes jusqu'à 185 milles. La largeur du cours inférieur de la Colombie est de 1 mille à S milles. On prétend y avoir vu des éturgeons de 5 à 6 cents livres.

12. Climats et productions : La température de l'Amérique septentrionale varie, comme celle des autres parties du monde, suivant la latitude des lieux, leur élévation, leur position par rapport à la mer, aux lacs, et aux montagnes. Nous dirons dans la suite, (Nos, 213, 214, et 505), que l'air y est communément plus froid qu'en Europe ou en Asie sous les mêmes parallèles. Nos climats sont encore caractérisés par le passage trop brusque d'une chaleur extrême à un froid de glace, ce qui cause beaucoup de maladies violentes et quelquefois mortelles.

I. Au-delà du 52e parallèle de latitude N., la culture des grains est à peu près impraticable ; vers la baie d'Hudson, les terres toujours gelées se refusent même à la récolte des légumes. Des brouillards presque continuels couvent sur le Labrador, et sur les côtes situées encore plus près du pôle arctique. Les forêts de l'Amérique russe se composent de pins, de sapins, de chênes, de bouleaux, d'érables, de mélèses, de cyprès, de sycomores, de cèdres, &c. Les baies, telles que fraises, framboises, niûres, bluetSy bourdaines, airelles (atocasji &C.3 le raisin sauvage, les pommettes, les

cerises^

Geograî»hîe dé l*Amebi2ue4

cerises, les glands, les noisettes, &c., sont les principaux fruits de toute cette division du continent. Les quadrupèdes qu'on y voit sont l'ours blanc, la renne, le bœuf musqué, le caribou, l'orignal, le chevreuil, le castor, la loutre, la martre, l'ermine, l'ours noir, l'ours brun, le loup, le loup-cervier, le chat-sauvage, le carcajou, le porc-épic, le renard, le lièvre, les autres animaux à fourrure, &c. Les oiseaux sont surtout le cigne, la cigogne, l'oie, le canard, l'outarde, la perdrix, le hibou, l'aigle, le faucon, le huard, la mauve, le cormorant, et une foule d'autres oiseaux de proie. Les loupsmarins, les vaches-marines, les marsouins, les baleines, et les autres grands poissons abondent sur les côtes de l'Océan. La truite, le poisson blanc, le doré, &c., habitent les lacs et les rivières.

Sur le lac du Grand Ours, lat 65 *^ N.^ le capitaine Franklin, qui y passa Phi ver en 1825 et en 1826, trouva que le plus çrand froid était de — 52(Fahrenheitz= — 37 l^BRéaumur). La plus grande chaleur observée était de + 74 ® Fahrenheit. La neige commençait avec le mois d'octobre et durait 8 mois. Le jour le plus court fut de 2 h. 38 m. Dès la fin d'août, les terres étaient gelées à 21 pouces de profondeur. Le capitaine Parry trouva des saisons encore plus constamment rigoureuses à l'île Winter, située au sud de la péninsule de Melville, lat. 66^ ^ N., oii il hiverna en 1822, et à l'île d'Igloolik, située au nord-est de la même péninsule, lat. 69 ]]3 N., où il passa l'hiver suivant. Ces pa* rages sont toujours encombrées de glaces, sur lebquelles les Esquimaux poursuivent les nombreux habitans des mers septentrionales.

IL A la mission de la rivière Rouge qui se jette dans lac Winnipeg", vers le 50e parallèle, le blé parvient à ^a maturité, et par conséquent l'orge, l'avoine, les pois, et les autres légumes, ordinaires y peuvent également réussir. Dans la partie méridionale du Canada, et le long du fleuve St. Laurent jusqu'à Québec, on cultive ]e blé d'inde, les pommiers, les melons, et les courges. Dans la partie sud^^ouest du Haut-Canada on a des pêches, des abricots, et une grande abondance de pom-^ mes. Les poires viennent bien à Montréal, ainsi que

Abregi: de la

les abricots et le raisin muscat ; on est pourtant obligé de cueillir ce dernier avant qu'il soit bien mûr.

Les plus grands froids à Québec sont de — 31 J(Fabrenheitr= — 28^ Réaumur ; à Montréal, d« — 22 Fah. = — 24 Réaùmur ; au Détroit, entie le lac Huron et TErié, de — 0 Fahr. =—14 2^9 Réaumur. Les chaleurs extrêmes dans ces trois villes sont d'environ 4-95 Fahrenheit ^=+28 Réaumur. Dans le Bas-Canada, rhiver commence vers le 20 novembre, et le printemps vers la fin d'avril.

On observa, en 1831, à Montréal, 65 jours de pluie, 34 de neige, 168 de beau temps, et 98 de temps couvert. A Québec, il y eut, la même année, 106 jours de pluie, 56 de neige, 207 de temps sec, 16 de temps variable, 27 d'orages accompagnées de tonnerre, et 35 d'aurores boréales. Les vents d'ouest (nord et sud) soufflèrent pendant 231 jours, etles vents d'est, pendant 118 jours. Il tomba cette année 9 pieds de neige à Montréal ; mais la profondeur commune y est seulement d'environ 2 pieds dans les champs et de 4 à 5 dans les bois.

On assure que les cyprès du Nouveau-Hanovre, sur la côte nord-ouest, ont jusqu'à 24 pieds de tour. Le Canada est encore couvert de superbes forêts de pin, de sapins, de cèdres, d'érables, de chênes, d'ormes, de noyers, de cérisiers, de bouleaux, &c,

IIL Les Etats-Unis possèdent la plupart des climats et des productions de l'Europe (voyez le No. 80), Il y a encore beaucoup de forêts primitives. Les tulipiers et les plataniers de l'Ohio ont 40 à 50 pieds de tour ; les autres arbres de la même région sont d'une taille et d'une grosseur gigantesques. L'acajou croît dans la Floride* Les animaux sauvages et les oiseaux des Etats-Unis sont presque tous ceux qu^on a nommés jusqu'à présent, outre une assez grande variété d'oiseaux remarquables par leur beau plumage et de reptiles malfaisans, serpens à sonnettes, alligators, caïmans, &c. Le dinde sauvage se retrouve dans toutes les forêts du sud et de l'ouest, depuis le voisinage des grands lacs jusqu'au Mexique.

Les côtes atlantiques du sud-est sont exposées à des chaleurs extrêmes, à des ouragans et aux orages accompagnées de terribles coups de tonnerre. Les

Géographie de l'Amérique.

IV. Les vastes contrées situées à l'ouest des Etats-Unis jusqu'à rOcéan, sont peuplées de bœufs, de chevaux sauvages, d'orignaux, de caribous, de chevreuils, de loups, et d'animaux à fourrure de toute espèce. La température y est douce et agréable, mais l'air y est souvent insalubre, surtout dans les vallées marécageuses» Le territoire d'Orégon, arrosé par la Coloml^ie, paraît fertile, mais rempli de montagnes.

V. Le Mexique, le Guatimala, et les Antilles, réunissent les productions des pays tempérées à celles de la zone torride (Nos. 96, 122, et 123). On y est exposé à tous les inconvéniens des climats tropiques, chaleurs insupportables, sécheresses, pluies de plusieurs mois, maladies épidémiques, &c. En revanche, on y trouve une grande variété de fruits, d'arbres précieux, de bois de teinture et de plantes médicinales.

On voit au Mexique le condor, le cougar ou tigre américain, le tapir, et plusieurs autres quadrupèdes indigènes.

Tel est le coup-d'œil général qu'offrent les climats et les productions de l'Amérique septentrionale : entrons maintenant dans la description particulière des diverses contrées qui la composent.

13. Division : L'Amérique septentrionale comprend quatre parties principales, savoir : au nord, les possessions Britanniques et le territoire Russe ; au centre, les Etats et les territoires de l'Union Américaine ; au sud, le Mexique et le Guatimala.

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