‹ Nouvel abrégé de géographie moderneChapitre 32 sur 128 · PEROU · texte numérisé non relu

PEROU

168. Le Pérou est borné au nord par la Colombie; à 1-est, par le Brésil ; au sud, par la république de Bolivia; à l'ouest, par le Grand Océan,

Géographie de l'Amérique, * 77

169. Montagnes^ Rivières^ Sf-e : Les Andes, qui traversent le Pérou, du sud au nord, forment deux chaînes principales, éloignées Tune de Fautre d'environ 30 à 60 lieues. Celle de l'est, qui est beaucoup plus haute,, s'appelle la Grande Cordillère; celle de l'ouest est la Cordillère de la côte. Entre la dernière et le Grand Océan est le pays de Vallès, composé de déserts arides

î et sablonneux, dépourvus de végétation et d'habitans, si l'on excepte les bords des torrens qui descendent des montagnes. La partie du Pérou comprise entre les deux Cordillères est une suite de plateaux élevés

' de 8 à 10 mille pieds au-dessus du niveau de la mer.. A l'est des Andes sont des plaines immenses, entrecoupées de forêts, et arrosées par quelques unes des branches tributaires du Maranon. Le Pérou est sujet

|aux tremblemens de terre. Ses montagnes sont rem^ plies de volcans qui brûlent au dedans, tandis qu'elles^ sont couvertes au dehors de neiges et de glaces éter-

I nelles.

Par la nature du pays, le Pérou manque de bonnes cornmuni cations intérieures. Les chemins passent souvent par des précipices que des mulets seuls peuvent franchir avec sûreté. Dans les endroits les plus montagneux, les g*ens riches se font porter sur le dos des Indiens^ quelquefois pendant 15 ou 20 jours de suite, à travers des forêts inhabitées.

Ce défaut de chemins praticables est commun, à toute T Amérique méridionale, auGuatimala, et même au Mexique.^

170. Le climat, le sol, et le& productions sont â pei^ près les mêmes que dans la Colombie.

Dans le pays de Vallès il ne pkut ni ne tonne jamais. Seule- I ment l'hiver, ou depuis le mois de juillet jusqu'au mois de novem- ! bre,la terre durant la jour est couverte d'une espèce de brouillard^ I qui le soir &e résout en un« forte rosée. Aiilieurs, l'année se par^ I ta^ entre la saison des pluies et celle de la sécheresse. I Parmi les quadrupèdes indig-ènes, on remarque le lama, la. vigoi gne et Talpaca ; parmi les oiseaux, le condor, espèce de vautour, qui a 3 ou 4 pieds de haut, et 14 pieds d'envergure— on dit qu'il ; enlève des veaux, des brebis, etc.

Dans les plaines de l'est, on troirve d'énormes serpens, d'innom^ arables insectes, etc.-

78 * Abrège de la

171. Mines : Les mines du Pérou ont toujours été célèbres, depuis la découverte du Nouveau Monde. Il y en a un très grand nombre d'or et d'argent, sans compter celles de mercure, de cuivre, de plomb, d'émeraudes, &c. La plupart sont situées dans la région des neiges perpétuelles, ce qui fait qu'on les exploite avec moins, d'avantage que celles du Mexique.

1 72. Commerce : Or, argent, vin, eau-de-vie, sucre, piment, quinquina, sel, laine de vigognes, &c.

173* Capitale, Lima, sur la rivière Rimac, à deux lieues de la mer. Depuis trois siècles, cette ville a été le grand dépôt des richesses métalliques de l'Amérique méridionale. Elle a été plusieurs fois détruite par des tremblemens de terre. — Villes principales, Cuzco, ancienne capitale des Incas; Truxillo, bâtie par Pizarre ; &c. — Population totale, 1,700,000 habitans.

174 Gouvernement : Le Pérou, avant qu'il fut conquis par les Espagnols sous la conduite de l'infâme I*izarre faj^ formait un empire puissant et civilisé, dont

(a) " L'Amérique méridionale avait son empire, riche, puissant et civilisé, aussi bien que l'Amérique septentrionale; c'éiait le PéroUf dont les souvetains, plus magnifiques et plus grands que les empereurs du Mexique, commandaient à des peuples encore plus riches et plus civilisés que les Mexicains. Ces deux grands états, séparés par des tribes sauvages et inconquises, ne se connaissaient pas, et tandis que le général Fernand Cortèz conquéraitavectant d'éclat celui du nord, de smiples particuliers travaillaient obscurément à découvrir celui du midi. François Pizarre, Digue Almagro et le prêtre Fernand Lucques, s'unirent tous les trois à Panama pour cette entreprise. Lours efforts furent cinq ans malheureux. Enfin, à force d^une constance admirable et vraiment héroïque, Pizarre vint à bout de prendre pied dans le pays en 1531, et il ne balança pas à s'y enfoncer» suivi seulement de 250ifântassins, 60 cavaliers, et quelques pièces d'artillerie. Des circonstances très heureuses combattaient pour lui : une guerre civile désolait le Pérou depuis quelque temps ; deux frères sè disputaient le irône, et se battaient pour l'obtenir. Pizarre marcha droit à Ataliba» qui était le vainqueur et qui se trouvait campé assez près 4e la côjte à Caxamalca avec une nombreuse armée» L«s Péruviens,.

plus^

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les souvéraîns, nommés Incas^ se disaient les fils dusoleil. Depuis 1821, ce pays, aidé par la Colombie, est parvenu à se soustraire à la domination espagnole, et s'est constitué en république. 11 se divise en huit intendances*

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