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Cette colonie, fondée en 1778, est appelée

>272 Abrège de la

J2omté de Cumberland. Elle se compose de villes ou villages qui ont été d'abord peuplés par des criminels exilés du Royaume-Uni. Les principaux établissemens sont Sydney, siège du gouvernement, situé sur le bord méridional du vaste havre de Port- Jackson ; Paramatta, au fond du même port, à 12 milles de Botany-Bay, lieu où l'on plaça les premiers colons ; Windsor et Liverpool ; Newcastïe, à 60 milles au nord du Port-Jackson, dans le comté de Northumberland, où l'on envoie les prisonniers incorrigibles, &c. Le nombre des Européens est d'environ 40,000, dont 15,000 au moins déportés de l'un et de l'autre sexe.

Parmi les criminels qu'on envoie à la Nouvelle- Galles, les hommes doivent avoir moins de 50 ans et les femmes moins de 45. Ceux qui savent un métier travaillent pour le compte du gouvernement. A l'expiration de la peine, tout condamné mâle peut retourner à ses frais dans sa patrie ; celui qui reste reçoit une concession de terres et des vivres pour 18 mois ; s'il est marié, l'indemnité est plus forte, et l'on y joint un supplément pour chaque enfant. Ceux qui se présentent volontairement pour habiter la colonie sont transportés aux frais du ^gouvernement : on leur accorde 150 acres de terre, des semences et des instrumens aratoires.

Le nombre des criminels déportés depuis 1788 jusqu'à la fia de 1821 était de 33,155, et les frais d'entretien, de surveillance, &c., se montaient à £5,301,023 sterling".

Les indigènes de la N.-Galles Méridionale se frottent d'huile de poisson pour se défendre contre les injures de l'air et les moustiques. Ils se colorent la fig^ure en blanc ou en rouge. Les femmes sont disting-uées par la perte de deux phalang-es du petit doigt delà main g-auche. On arrache une dent aux jeunes g-arçons. Les huttes de ces nègres sont construites en forme de four ; le feu est placé à l'ouverture, tandis que la fumée et les ordures restent dans l'intérieur. Leurs armes sont des javelots, qu'ils lancent avec beaucoup d'adresse, un sabre de bois recourbé^ le casse-tête, et le bouclier. Ils tuent Jes poissons avec une espèce de fourche, ou les prennent avec un hameçon fait d'écaille d'huître à perle. Quelques uns tendent des filets aux kangourous. Les chenilles et les vers font partie de leur nourriture. Leurs canots sont faits d'écorce d'arbre attachée à un châssis de bois. Us n'ont qu'une faible idée d'une vie future ; ils pensent qu'à leur mort ils retourneront aux nuages d'oii ils se croient descendus. Les jeunes gens sont ensevelis après leur mort ; les guerriers avan-

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cés en â^e sont brûlés ; Tenfant à la mammelle est enterré vivant dans la tombe de sa mère.

699. Nouvelle- Guinée ou Ter7'e des Papous : Séparée de la No nv. -Hollande par le détroit de Torres. — Côtes élevées, hautes montag-nes, productions peu connues. — Oiseaux du Paradis magnifiques :— leS'Papous les tuent avec des flèches émoussées ; d'autres fois ils les prennent avec de la ^lu ou avec des filets — ils les dessèchent ensuite avec une grande adresse. Ces nègres sont d'un aspect hideux et effrayant ; leur peau est souvent défigurée de marques semblables à celles de la lèpre. Ils ramassent les cheveux sur leur tête en touffes qui ont jusqu'à* 3 pieds de tour ; quelquefois il l'ornent de plumes d'oiseaux du Paradis ; ils portent avec cela des colliers de défenses de sanglier. Leur principal commerce se fait avec les Chinois. — Pop., 500,000.

700. Terre de Van-Diemen, au sud de la N.-Hollande : — Climat salubre, productions dunorddeFEurope, beaucoup d'animaux domestiques, mines de fer et de cuivre. — Naturels doux et affables. Cette île est devenue une colonie anglaise importante; sa population actuelle est de 18,000 personnes, dont 6,000 hommes et 1,100 femmes exilés, outre 5 à 6 mille indigènes.

On y cultive déjà une étendue de 700,000 acres. En 1828, le nombre des bêtes à cornes était de 40,000, et celui des moutons de 450,000. ' La colonie exportait pour £60,000 de grains et de cuivre, et consommait pour £120,000 de marchandises d'Angleterre. — Capitale, Hobart-Town, résidence du gouverneur anglais.

701. Nouvelle-Zélande : Elle se compose de deux îles séparées par le détroit de Cook.— Climat froid ; les blés, les patates, les Ignames, les citrouilles réussissent.—Habitans d'une belle taille, d'une couleur basanée, intelligens, traîtres, cruels, portés au suicide, anthropophages. Ils ont des prêtresses qui prétendent ensorceler les gens et les faire mourir quand cela leur plait. Us admettent un Etre suprême et une foule de divinités inférieures. Ils croient que le premier homme a été créé par Maouhiranga^ ifanga, le plus grand des dienx, et par deux autres divinités, et que la première femme a été formée d'une côte de l'homme. Dans leur langue Hévi signifie un os. Des missionnaires chrétiens se sont établis dans cette île. — Pop., 200,000.

Les Anglais ont une colonie florissante dans la petit© île da Norfolk, située au nord-ouest de la N.-Zélande.

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702. Nouvelle' Calédonie ; Très fertile ; arbre a pain, bananier, cocotier, &c. Les oiseaux les plus communs sont les pies, les corbeaux, et de gros pigeons.-Habitans anthropophages partout. Ils mangent une espèce d'araignée. Leurs maisons ont la forme d'une ruche avec une porte à deux battans sculptés.— Population, 60,000.

Archipel du Saint-Esprit : Découvert par les Espagnols en 3 606, et nommé Nouvelles-Hébrides par Cook. — Un volcan y vomit du feu et de Tean. — Les habitans sont des nègres remarquables par leur laideur — ils se fardent le visage — un petit bâtonnet de 4 à 6 pouces leur traverse le bout du nez, ce qu'on remarque aussi de plusieurs peuplades de la Nouv.-HoUande. — Pop., 150,000.

Iles Salomon: Très fertiles en girofle, café, gingembre, &c. Les habitans ont une figure hideuse — ils portent des bracelets de coquillages et des ceintures de dents d'homme — ils se suspendent au nez des bouquets de fleurs. Leurs bateaux de guerre sont très élégamment ornés. Leur gouvernement est très despotique ; le sujet qui marche dans l'ombre du roi est puni de mort. — Pop., 100,000.

Iles Sainte-Croix ou de la reine CharlotiQ : Elles diff"èrent peu des précédentes. — Habitans braves et robustes ; ils se rendent les cheveux blonds au moyen de la chaux. — Pop., 50,000.

Iles de la Louisiade : Très peuplées. — Les habitans s'entourent les cheveux de toulFes de plumes — à la guerre, ils portent un bouclier au bras gauche. Leurs haches sont de serpentine. Ils aiment beaucoup les parfums. — Pop., 10,000.

Iles de la Nouvelle- Bretagne : Volcaniques. — Fertiles surtout en cocotiers. — Les poissons fourmillent sur les côtes. Les habitans ressemblent aux Papous (No. 699). Leurs canots sont faits avec une extrême élégance. — Pop., 65,000, y compris le groupe suiyaat.

Archipel de la Nouvelle-Irlande : — Beaucoup de scorpions, énormes chauves-souris. — Habitans très braves ; ils ont des lances armées de cailloux très pointus. Ces nègres se barbouillent le visage en blanc et se poudrent avec la même couleur. Ils ont des canots de 90 pieds, faits d'un seul arbre.

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