AME RIQUE
1. L’AMSRIQUE est un vaste continent, borné, au nord par l’Océan Glacial Arctique ; à l’est, par la baié de Baffin et l’Atlantique ; au sud, par le, détroit de Magellan ; à l’ouest pe Océan Pacifique, Sa plus grande longueur est d'environ 3,200 lieues, .et.sa plus grande largeur de 1,300 : sa superficie embrasse: à peu près les trois dixièmes des terres connues (a).
'3. Dès l'an 982 de l’èrc chrétienne, quelques Norvégiens (0) allèrent se fixer dans la partie orientale du:Groenland, appelée le Vieuæ- Groenland, pour la distiniguer de la partie occidentale, établie plus tard, par les Danoïs, et: nommée le Nouveau: Groenland. \xLes glaces interrompirent en 1406 toute communication entre eux:et leur patrie; ce ne fut qu'en 188], qu’une expédition partie de a nt le Groenland:de l’ouest à l'est, pénétra jusqu'au lieu de l'ancienne colonie, L'expédition y trouva les descendants des premiers colons; leur religion “est le christianisme ‘que leurs ancêtres y avaient pure avèc eux; leur langue est celle des Norvégiens du 10e : »Stècle: it
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[a] En supposant à l’Amérique une part dans la lation du proportionn ée à son pee e aurait donc lions d'habitants. C0 [6] Satits.dilalande : Gette île, inconnue x) anciens, fut découverte D 3 i
par des Norvégiens, en 861 (V
2 Amérique.
dire que l’existenco du Nouveau-Monde était inconnue aux habitants de l'Europe, lorsque le célèbre navigateur génois, Christophe Colomb, y aborda en 1492. Ce grand homme s'était convaincu que, la terre étant un globe, s'il dirigeait sa route constamment vers l'ouest, en partant dé. l'Europe, il deuit ou rencontrer de nouvelles terres qu'il désignait d'avance sous le nom d'’Zndes-Occidentales, ou arriver aux côtes orientales de l'Asie, comprises alors sous le nom assez vague d'Indes- Orientales. Colomb proposa successivement son pv aux Génois, sés concitoyens, à Henri VIL roi d'Angle-
terre, à Jean IT, roi de Portugal, à Ferdinand If, roi d'Espagne
et d'Aragon; mais aucune de ces puissances ne voulut lui ac-
cdrder les secours nécessaires r faire le voyage. Il allait
donc y renoncer, lorsque la reine Isabelle, épouse de Ferdi-
nand If, lui am trois méchants vaisseaux et une partie de
l'argent qu'il demandait. Il s'embarqua au port de Palos
[Andalousie], le 8 août 1492, avec les titres d'amiral et de
vice-roi de tous les pays qu'il pourrait découvrir. Après deux
mois de navigation, son équipage se mutina, et résolut de le
précipiter dans la mer, à moins qu’il ne consentit à revenir sur
ses pas. Colomb leur promit d'abandonner son entreprise, si
dans trois jours ils n'apercévaient point de terre. Heureuse-
ment, la même nuit, ils arrivèrent devant l'ile San-Salvador,
ou Saint-Sauveur, ainsi nommée par Colomb parce que cette
découverte lui avaitsauvé la vie. Quelques jours plus tard, ils
virent les îles de Cuba et d'Haïti, ou Saint-Domingue : en-
suite Colomb se hâta de retourner à la cour, d'Espagne et de
rendre compte de ses succès. Il fit trois autres voyages,
dans lesquels il découvrit beaucoup d’autres iles, et enfin une : partie du continent, qu'il appela Zerre-Férme [maintenant la
Colombie].
Ce ds néanmoins un css hand de Florence, nommé fr rico ucci, qui eut la gloire de donner. nom au Nou- Li k û t visi Ent ss AS LE S'Té navigateur génois) tie fÿant publié les premièrés cartes géographiques. &]
es côtes d'Afrique les plus voisines du Brésil.
robable que l’origine des différentes nations américaines doi 8e-rapporter-prineipalement à l'Asie -centrale-(#}--Plusi
[a] ‘ 11 est constant que toutes les nations américaines, à l’exception des Esquimaux, se ressemblent par la conformité du crâne; par la couleur de la peau, par l’extrême rareté de la barbe, et par
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ntinent vers Je nouveau, mais à| des époques très éloignées
unes des autres. Les Esquimêux sont évidemment de
ême race qué les Lapons et les! Samoièdes. . (Nos. 288
uiv., 819, 515).
4. L'Amérique s’étend presque d’un pôle à l’autre : elle doit donc offrir une variété infiniè d’aspects, de climats et de productions. Au nord, on voit un océan toujours couvert de glaces, deu x baiesimmenses, et plusieurs lacs qui mériteraient le nom de mers; à l’ouest est une chaîne de montagnés qui traverse le continent depuis la Terre de Feu jusque sous le cercle polaire arctique ; au milieu est l’isthme de Panama,
ui joint FARNHARe Septentrionale à l'Amérique éridionale ; près de cet isthme est l’archipel des An tilles, composé d’une multitude d’îles très-importantes par leur commerce avec toutes les nations civilisées ; au sud se présentent des montagnes d’une hauteur étonnante, une longue suite de volcans toujours en activité, des contrées toujours inondées de pluies ou brûülées par les ardeurs d’un soleil vertical, riches d’ailleurs en métaux, en pierres précieuses, et en productions végétales de toutés les espèces. s
Quatre fleuves superbes, sortis de la même région, arrosent la grande péninsule du nord, en coulant vers les quâtre points cardinaux ; troisautres, dont l’un est le plus grand de la terre, situés dans la péninsule du sue, portent leurs eaux vers l'Océan Atlantique.
On trouve en Amérique la plupart des productions
des cheveux rares, forts et lisses. La race américaine a donc des rapports très-sensibles avec la race mongole, qui occupe le plateau central de Asie... To
6 A l’égard de la souche de la civilisation, M: de Humboldt a démontré plus complètement et plus solidement que personne avant lui, que l’Amérique a reçu de lPAsie, du moins en-très grande partie, sa civilisation, ses lois, ses croyances religieuses, ses arts et ses notions’ astronomiques.
« Les institutions monastiques des Américains, le choix des symboles religieux, les traditions relatives à la cosmogonie ou à l’origine du monde, les figures qui dans le calendrier mexicain marquaient les divisions de Pannée, tout nous rappelle l’Asie et spécialement le su j .%—[Malte-Brun, Annales des Voyages]—[Voir N°.
. Note c].
e -. Atnérique.
de l'Ancien Monde,,et de plus, un grand nombre de plantes, de quadrupèdes, d'oiseaux, et de reptiles indigènes ; des mines d’or et d’argent inépuisables ; le mercure, le cuivre, le plomb, le fer, le charbon, le sel-gemme, les pierres précieuses, le marbre, et beaucoup d’autres substances minérales et médicinales (a). : | era à
5. La population totale de l’Amérique et des îles qui en dépendent peut-être estimée à 50 millions (b), ont environ 29 millions catholiques, 19 millions et demi, protestants de toutes les croyances, et un million et demi fétichistes (c), juifs, et autres.
) Pays actuellement réputés les plus riches: En d'«mants, le B$ [{ en d’autres pierres précieuses, le Brésil, la Colombie, le Chili, le Pérou ; en or, la Californie, la Colombie, le Bresil, le Mexique, le ,Cbili, le Pérou, : la Bolivid,, les Etats-Unis, l’Amérique Cen: trale; en ar le Mexique le Pérou, le Chili, les Provinces Unies (Amérique du Sud), l’Amérique Centrale Le étain et en mercure, le: Pérou, le Mexique ; en nomb, les Etats-Unis, le Mexique; en jer, les Etats-Unis, le Mexique, le Brésil, Je Canada, la Colombie, l’Amérique Centrale, etc. ; en sel, les Provinces-Unies, le Brésil, les Etats- Unis, l'Amérique Centrule, le Mexique, le Pérou, la Bolivie, les Antilles anglaises, etc.
Au pen gement de 196 siècle, l’Amérique fournissait chaque année à, marcs d’or.et 8,2h0,000 marcs d’argent. En 1830, on n’estimait plus ce produrt qu'à 34,000 mtres d’or et à 839,000 marcs argent. Les colonies espagnoles et portugaises [d’Amérique] en 11 années ont fourni 3,62 1000 marcs d’ur, et 512,700,000 mares d’argent.: ce dernier chifire uivent à une sphere d’argent de 85 pieds de diamètre ! Depuis 1848, la Californie donne chaque annév une quantité considérable d’or.
demi, et celui:des races fngères au cobtinent les pabnols, les Afridains, les Port Allemands, el les Vrançai QE ÿ DUrUOrs, it lesidi: wiitca (liudi sb ‘et plus du 2U0û dialée s, qu’il. y, 8 beaucoup moi s des autres.” Le fétichisme lhi des nègres.
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Amérique Seplentrionale.