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6 Amérique Septentrionale.
Montagnes Bleues et les Montagnes: Vertes : on pour
rait y rapporter les points les plus élevés des Antilles
de Terre-Neuve, du Labrador, et les hauteurs qui séparent le bassin du St. Laurent de celui de la baie d'Hudson. |
Volcans : Ils sont en grand nombre ; les plus terribles sont ceux du Guatemala, du Mexique, et Je volcan de St. Vincent dans les Antiles. Leurs éruptions sont souvent accompagnées de tremblements de terre.
L’Amérique Russe en renferme plusieurs: le mont Fairweather, le mont St. Elie, les deux volcans de la péninsule d’Alaska, ceux des îles Aléoutiennes, etc. L’Esk, dans l’île de Jean Mayen est la montagne ignivome connue la plus rap-
rochée du pôle boréal. Le mont Saint-Elie est la plus haute Éération de cette moitié du continent (18,000 pieds.)
Les montagnes du Mexique renferment d’immenses richesses métalliques, or, argent, cuivre, plomb, fer, sel-gemme, etc. Le fer et le charbon abondent aux pieds des monts Alléganys, où l’on trouve aussi quelques mines d’or.
A l’est des Montagnes Rocheuses et au sud de la rivière Platte, affluent du Missouri, est un désert d’environ 18,000 lieues carrées. On y trouve beaucoup de sel, surtout dans la vallée de la rivière Canadienne, qui se jette dans l’Arkansas. A l’ouest de la même chaîne, un désert semblable s’étend jusque vers le golfe de Californie.
La vaste région située entre les Montagnes Rocheuses et la baie d’Hudson est occupée en bonne partie par des savanes ou prairies, entrecoupées de rivières et de lacs quelquefois salés.
e bois y est rare. Il est certain qu’il y existe plusieurs bancs de houille, comme sur les bords de l’Ohio.
Les savanes sont aussi très-fréquentes partout entre les Montagnes Rocheuses et les Alléganys. (a)
10. Lacs: Ceux du Grand-Ours, des Esclaves et d’Atabaska, qui se déchargent dans la mer Glaciale par le fleuve McKenzie ; le lac Winnipeg, qui communique avec la baie d'Hudson ; les lacs Supérieur,
ns
(a) L’espace immense compris entre le golfs du Mexique, la mer Glaciale et.les deux systèmes de montagnes dont on vient de parler, forme la plus vaste plaine du globe, peu inférieure en étendue à l’Europe entière, et tellement remplie de lacs ct de cours d’eau navigables, que dans la saison de l’êté on la pourrait parcourir, sans presque mettre pied à terre, d’une extrémité à l’autre.
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Amérique Septentrionale. 4
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rtées dans l’Atlantique par le fleuve St. Laurent ; le UE Timpanogos, sur la frontière septentrionale du Mexique ; le Lac Nicaragua, qui se décharge dans la mer des Antilles, etc.
Le lac Supérieur est le plus grand amas d’eau douce, qu’il y ait sur la surface du globe; il a 80 à 150 brasses de profondeur, et plus de 500 lieues de circuit (a).
11. Fleuves: Le McKenzie, qui a ses sources dans les Montagnes Rocheuses, traverse le lac des Esclaves, et se jette dans l’Océan Arctique; le ST. LAURENT, qui sort du lac Ontario, grossi des eaux de tous les grands lacs-de cette partie du continent, arrose ensuite tout le Bas-Canada, reçoit dans son cours l’Outaouais et plusieurs autres rivières très-considérables, et se jette dans le golfe dont il porte le nom par un embouchure large de 30 lieues ; le Mississipi, qui a ses sources près du .lac Supérieur, traverse les Etats-Unis en faisant mille détours, reçoit une foule de tributaires, dont les plus remarquables sont le. Missouri, l'Illinois, l’Ohio, l’Arkansas et la rivière Rouge, et se jette par plusieurs bouches dans le golfe du Mexique; le Columbia, qui descend des montagnes Rocheuses vers l’Océan Pacifique ; le Rio Bravo del Norte et le Colorado, qui coulent l’un vers le golfe du Mexique, l’autre vers celui de Californie, etc.
Le cours de la Rivière McKenzie ressemble à celui des fleuves de l’Asie septentrionale (No. 503,); vaste, profonde, mais obstruée par les glaces pendant les trois quarts de l’année, elle arrose une région inhospitalière où vivent l’ours blanc, le renne (b), le bœuf musqué, le caribou, le renard, ke lièvre, et beaucoup d’autres animaux à fourrure ; vers son embouchure s’attroupent les loups-marins, les marsouins, et les baleines. Ses bords sont fréquentés par les canards, les oies, les cignes, les outardes et les autres grands oiseaux de passage. Sa largeur depuis le lac des Esclaves jusqu’à l’océan est de à à 4 milles.
La source du Saint-Laurent doit être placée au-delà du lac Supérieur, à 40 lieues de celles du Mississippi, et environ 740
(a) Voyez le No. 41.
(&) On dirait mieux le cariéou dont il ya deux variétés,
Amérique Septentrionale.
lieues de l’entrée du golfe. Une seule chute, celle de Niagara, justement oélébrée comme une des plus étonnantes merveilles de la nature, interrompt totalement la navigation de ce grand fleuve, que des bâtiments de 2,000 tonneaux parconrent jusqu’à Montréal, tandis que les plus énormes vaisseaux de guëerre peuvent voguer en sûreté depuis l’océan pars Québec, ut sur presque toute l’étendue de ces grands lacs qui forment ce u’on appelle quelquefvis la mer du Canada. . La largeur du euve F Montréal est de 2 milles; à Québec vis-à-vis la citadelle, de 520 toises seulement (a); entre ces deux villes, de 1 mille et demi à 3 milles (b); au-dessous de Québec jusqu’au Saguenay, de 8 milles et demi à 15 milles; il s’élargit ensuite graduellement jusqu’à son embouchure: À la pointe occidentale de l’île d’Anticosti, on compte 70 milles d’un rivage à l’autre. La marée se fait sentir depuis le golfe jusqu’à 30 lieues au-dessus de Québec ; à ce dernier port, elle est de 18 pieds dans les nouvelles et dans les pleines lunes. Depuis lu fin de décembre jusqu’en avril, le fleuve se couvre de glaces assez profondes pour porter les voitures les plus pesantes. Ils en est de même de ses tributaires. |
Les eaux du Saint-Laurent sont limpides, agréables à boire, salubres dans toutes les saisons ; elles sont peuplées d’une grande abondance de poissons excellents, saumons, esturgeons, poissons blancs, brochets, dorés, perches, achigans, barres, carpes, truites, maskinongés, aloses, anguilles, petites morues, éperlans, etc., (c). Vers le golfe, on trouve la grande morue, le hareng, le maquereau, le marsouin, le loup-marin, le homard, les huiïtres, etc.
La pêche à l’anguille, qui se fait en automne, est une précieuse ressource alimentaire pour les habitants des paroisses
[a] Au point de la basse marée des nouvelles et pleines lunes; profondeur alors, 60 à 166 pieds ; vitesse alors du montant, 3 milles par heure, du baissant, 4 milles.
On a calculé que la masse d’eau qui 12) en une seconde de temps par la chute de Niagara était de 701, tonnes, et que la force mécanique du fleuve y serait égale à celle de 4 millions et demi de chevaux! sep
[61 Quel est le Canadien qui n’aimerait pas sa patrie après avoir contemplée pendant quelques heures du bord d’une de nos barques à vapeur sur la route de Québec à Montréal? Quel spectacle enchanteur! que de points de vue admirables! quelle suite de m2 pe riches, paisibles heureuses, se déploie sur l’une ou sur l’autre rive d’aussi loin que Pœil
ut atteindre! La scène offte quelque chose de plus grand, de plus varié, EN plus ravissant encore peut-être, si l’on descend le fleuve jusqu’au
aguenay.
[ce] C’est vers la Grosse-Ile et le Cap-Tourmente que l’eau commence à devenir saumâtre,
e de Niagara, es merveilles de ce grand Jnrent jusqu’à x de guerre à Québec, ut ui forment ce La largeur du vis-à-vis la s deux villes, Québec jus- 8; il s’élargit À la pointe milles d’un le golfe jusnier port, elle pleines lunes.
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1 À resse, n’a guère que 5 à 6 pieds de profondeur.
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Amérique Seplentrionale. 9
situées au-dessous de Québec. On en prend aussi beaucou dans les rivières tributaires, à une époque moins avancée de 1 jours que dans le fleuve. Les plus gros esturgeons pèsent 100 à 160 livres. L’embouchure du Saint-Maurice est fréquentée en hiver par la petite morue qu’on pêche à la seine en très-grande uantité. Le poisson blanc de la meilleure espèce fourmille dans les grands lacs ; il y pèse ordinairement 4 à 8 livres, quelne truite moyenne y pèse 12 livres ;
quefois jusqu’à 22 livres.
4 on en a vu de 45 livres.
Le Mississippi proprement dit (Mé-cha-céebe, père des eaux),
1 | naît à 2,440 milles du golfe où il se jette ; mais si l’on transporte
ce nom au Missouri, qui le surpassé de beaucoup en grandeur, son cours entier sera de 4,490 milles. Le courant du Mississi pi est de 3% milles par heure, et celui du Missouri de 4$ milles. Ce grand fleuve (Mississippi-Missouri) est d’une navi-
gation toujours difficile et souvent dangereuse, tant à cause de la
rapidité des courants que des bancs de terre qui s’y accumulent
L 1 par les inondations, des arbres cachés sons la surface de l’eau 0 (snags), des amas de bois flottants, etc. Tous les tributaires du .® Missouri se bouchent par le sable lors de la crue périodique de
intemps suivant. Au-dessous de ri de séchee Missouri, depuis août jusqu’en février n’offre aux bateaux qu’une profondeur de 2 pieds à 24. La largeur moyenne du Mississippi, après sa jonction avec l’Ohio, est de 770 toises à 1,230 ; il coule au milieu d’immenses savanes et de riches vallées jusqu’à 20 lieues du golfe mexicain, pendant lesquels il traverse des marécages stériles : ses bords s’enfoncent souvent, n’étant que de
uillet, et ne s’ouvrent qu’au \atchez, jusqu’à l’Ohio, le chenal, dans les tem
À faibles digues hautes de 5 à 6 pieds, et formées par ses propres
alluvions. Le passage sur le Missouri est fermé pendant quelque temps en hiver par les glaces (a).
. En général, les vallées du Mississippi, du Missouri et de leurs innombrables affluents sont basses, souvent marécageuses, remplies de moustiques et de serpents à sonnettes.
Le fleuve Columbia reçoit les eaux de presque tout le territoire d’Orégon : ses deux principaux affluents sont les rivières
.Nez-Percés, Clarke, ou des Tétes-Plattes, et Wallimette ; il est navigable pour des bâtiments qui ne tirent
(a) Bassin de ce double fleuve 1,300,000 milles carrés. Des bateaux à
vapeur remontent le Missouri jusqu'aux Grandes-Chutes, distance de
2,075 milles au-delà de sa jonction uvec le pe ppie Ce dernier est nae Wisconsin].
vigable jusqu'aux Chutes de Saint-Antoine [Etat
.de 1 mille à 3 mil
10 Amérique Septentrionale.
pas plus de 12 pieds, jusqu’au Fort Vancouver. Plus haut sont ces fréquents et dangereux rapides auxquels les voyageurs ont donné.le nom de dalles. Le cours inférieur, parsemé d’îlots bien boisés, traversé en beaucoup d’endroits par des bancs de sable, bordé par see de colonnes basaltiques, a une largeur
s : en dehors de l’embouchure est uné barre, sur laquelle il y a de fréquents naufrages : souvent des ‘vaisseaux y sont retenus pendant 5 ou 6 semaines. ‘Les eaux du
fleuve sont douces, limpides et nourrissent une quantité prodi-
gieuse de saumons et d’esturgeons. Le saumon, dont on y
compte six belles variétés, est la principele nourriture des indi- À ‘gènes, Fe les. font sécher : les an de la compagnie (de la u Me
Baie d? bardeau.