Climats et productions: La température de l’A
udson) appellent cela
mérique septentrionale varie, comme, celles des autres |
parties du monde, suivant la latitude des lieux, leur
élévation, leur position par rapport à la.mer,\nux lacs | et aux montagnes. .Nous dirons dans la suite (Ncs. 213 % et 214) que Pair y est communément plus froid qu’en | Œurope sons les mêmes parallèles (a). Nos climats # sont encore caractérisés par le passage trop brusque À
dune chaleur extrême à un froid de glace, ce qui cause beaucoup de maladies violentes et quelquefois mortelles,
I, Au-delà du 52e parallèle de latitude N., la cul- là ture des grains est à peu près impraticable ; vers la | baie. d'Hudson les terres toujours gelées se refüisent !
même à la récolte des légumes. Des brouillards presque continuels couvent sur le Labrador, et sur les
côtes situées encore plus près du pôle arctique. L’Amé- |
rique russe a de belles forêts de pins, de sapins, de
chênes, de bouleaux, d’érables, de cèdres,etc. ; ailleurs ; ces arbres sont clairsemés et d’une taille peu élevée. |
Les baies, telles que fraises, framboises, mûres, bluets,
bourdaines, airelles (atocas), etc., le raisin sauvage, | les pommettes, les cerises, les glands, les noisettes, etc., !
sont les principaux fruits de toute cette division du
(a) Nous ferons la même remarque [No. 605] par rapport aux climats |
asiatiques.
Plus haut sont voyageurs ont in d’îlots des bancs de \ une largeur est uné barre, nt des ‘vais- Les eaux du quantité prodion, dont on y ture des indi- 1pagnie (de la
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ort aux climats |
Amérique Septentrionale. it
continent (a). Les quadrupèdes qu’on y voit sont l’ours blanc, le FR R le bœuf musqué, le caribou (6), l’oxignal, le chevreuil, le castor, la loutre, la martre, l’her- Mine, l’ours noir, l’ours brun, le loup-cervier (une), le chat-sauvage, (fouine), le carcajou, le a pic, renard, le lièvre et les autres animaux à fourrure, etc. Les volatiles sont surtout le cigne, la cigogne, l’oie, le canard, l’outarde, la perdrix, le hibou, l'aigle, le faucon, le huard, le cormoran et: une foule d’autres oiseaux de proie. Les loups-marins, les marsouins, les vachesmarines, les chevanx-marins, les licornes de mer, les baleines, et les autres grands poissons abondent sur les côtes de l’océan. La truite, le poisson blanc, le doré, etc., habitent les lacs et les rivières.
Sur le lac du Grand-Ours, lat, 65° N, le capitaine Franklin, qui y passa l’hiver en 1825 et en 1896, trouva que le plus grand froid était de—32 [Farenheit=——37} Réaumur]. La plus grande chaleur observée était de + "74° Farenheïit. La neige commençait avec le mois d’octobre et durait 8 mois. Le jour le plus court fut de 2 h. 38 m. Dès la fin d’août, les terres étaient gelées à 21 pouces de profondeur. Le capitaine Parry trouva des saisons encore plus constamment rigoureuses à l’île Winter (située au sud de la péninsule de Melville, lat. 66° + N.), où il hiverna en 1822, et à l’île d’Igloolik, située au nord-est de la même péninsule, lat. 694 N,, où il passa l’hiver suivant. Ces parages sont toujours encombrés de glaces, sur lesquelles les Esquimaux poursuivent les nombreux habitants des mers septentrionales.
IT. À la mission de la Rivière Rouge, qui se jette dans le lac Winnipeg vers le 50e. parallèle, le blé parvient à sa maturité, et par conséquent l’orge, l’avoine, les pois et les autres légumes ordinaires y peuvent également réussir. Dans la partie méridionale du Bas Canada et le long du fleuve St. Laurent, on cultive le
(a) Les derniers restes de la végétation aux Terres Arctiques;, comme au nord de la Laponie et ‘aux Hautes-Alpes, sont des saules rabougris, des pins, des sapins, des bouleaux, quelques herbes & fleurs très-grandes et de courte durée, des fougères, des mousses, des lichens, etc.
Sur les montagnes, les limites des plantes et des neiges perpétuelles varient suivant leur distance à Péquateur. [Voir l’Appendice, No.
(è) No, 11, note [4.]
Îje
bié d' nde, les pommiers, les melons et les courges. Si des
| Les plos:
2 OFahre nheit-=—14 2-9
. Canne à sucre, etc. Leurs forêts, encore nombreuses,
Amérique Seplentrionale,
des lacs Erié et Ontario, l’on a des péc] œ ñ de
‘des coins, des abricots et une grande abondance
s. Les poires viennent bien à Montréal, ainsi
ct ifés abricots et le raisin muscat; on est pour-
ie cueillir ce dernier avant qu’il soit bien I
s froids à Québec, sont de—-31}: Fahrénbeit=28} Reaumur (a) ; à Montréal, de 22 Fahrenheit-=-— 24 ur; au Détroit, entre le lac Huron et le lac Erié, de | Réaumur. Les chaleurs -extrêmés dans ces trois villes sont d’environ + 95 Fahrenheit=. + 28 Réaumur. Dans le Bas Canada, l’hiver commence vers le 20 novembre, et le printemps vers la fin d’avril.
On, observa en 1831, à Montréal, 65 jours de plaie, 34 de neige, 168 de beau temps, et 98 de temps couvert. A Québec, il ÿ a eut, la même année, 106 jours de pluie, 56 de neïge, 207 de temps sec, 16 de temps variable, 27 d’orages accompagnés de tonnerre, et 36 d’aurore boréale. Les vents d'ouest soutflèrent pendant 231 jours, et les vents d’est pendant 118 jours. Il tomba cette. année-là ÿ pieds de neige à Montréal ; mais la
profondeur commune y est seulement d’environ 2 pieds dans les À x Champs et de 4 à 5 dans les bois. | Æ € ,. + n
/ Le Canada est encore couvert de superbes forêts de 1 pins, de sapins, de pruches, de melèze, de cèdres, d'é- LE y
rables, de planes, de chênes, d’ormes, de frênes, de 4 d merisiers, de noyers, de hêtres, de cérisiers, detilleuls, !|
de peupliers, de bouleaux, etc., (b).—Oiseaux et qua- d ‘drupèdes des pays froids [Voir le No.26] ( 4
ITT. Les Etats Unis atteignent d’un côté le golfe du 2 — Mexique dans presque toute sa longueur, et de l’autre le 406 parallèle. Ils possèdent ainsi les plus beaux cli- BE cu ‘imats tempérés, toutes les céréales, une riche variété de 1! o ‘fruits, le tabac dans sa perfection, le coton, le riz,la 5 m
renferrnent une grande variété d’arbres utiles, surtont : ru
{ay Sur le cap Diamant, à la Hau.s Ville, les froids -extrêmes depuis 5
aP ans n’ont jamais dépassé 25 degrés de Réaumur. ae 8). Nos bois les plus remarquables par leur beauté et leur im)
mn erciale sont le pin rouge, le pin blanc, l’épineite rouge, Le chêne,
l’orme, l’érable, le noyer noir, le merisier, eto.
3 courges.
es péch SA. d tréal, ainsi est pouril soit bien
1}: Fahrènirenheit-=-— lac Lrié, de rs extrêmes heit==. + 28 e vers le 20 pluie, 34 de
À (Québec, le neïge, sf Lccom 8 ones Sous nt 118-jours.
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s forêts de èdres, d’éfrènes,, de de tilleuls, ux et qua-
le golfe du t de l’autre s beaux cli- » variété de , le riz, la
es, surtout
ur importance Duge; chêne,
ombreuses, là
rêmes depuis 5 |
Amérique Septonirionale. 18 de chênes, dont on entretient de vastes pose des-
tinées aux de la marine [el]. Les tulipiers et les. pltaniers fplane des bords de l'Ohio mesurent jusqu’à 40 et 50 pieds de tour. L’acajou croit daus la
loride. . Aux cs ti y du Canada; il faut ici en ajouter plusieurs des genres cerf, panthère, sarigue [opossum], etc., des oiseaux remarquables, des reptiles malfaisants, serpents, alligators, caïmans, etc. Le dinde suuvage, aux brillantes plumes noirâtres, se retrouve dans toutes la vallée de Missouri-Mississippi (b), ours féroce (grizzly bear) (c), le plus terrible de tous les
uadrupèdes de l’Amérique septentrionale; le mouton et ï chèvre sauvages, habitent les deux versants des Montagnes-Rocheuses. Les prairies de l’onest sont peunlées de bœufs (bisons,. buffades), de chevreuils, d’orignaux, de caribous, de loups, de chevaux et d’animaux à fourrure de toute espèce (d).
La côte Atlantique et les bords du golfe mexicain ne sont généralement qu’une plaine basse et continue, qui reçoit, vers le nord, de prémière main, Ces vents percants que nous appelons du #ord-est, ét qui, vers le sud, est exposée aux ouragans, aux chaleurs extrêmes et aux
n maladie pestilentielles.
IV. Le vaste espace du continent situé au-delà des Montagnes Rocheuses peut se diviser, en trois régions
de moins en moins élevées, que séparent, parallèlement à la côte pacifique, les montagnes Blues et celles des Cascades—La lère région est stérile, remplie de pics
(a) Ilsetaità souhaitér que nous fissions plus d’eforts pour planter et cultiver toutes les espèces d’arbres utiles. Nos forêts s’en vont avec une effrayante rapidité, et déjà, mêmes dans des cantons récemment défrichés, on commence & manquér, non seulement des bois nécessaires à l’industrie, mais même de bons combustibles.
(6) C’est surtout dans cette vallée qu’on découvre les ossements du mastodonte, quadrupède énorme du genre éléphant, et dont l’espèce est aujourd’hui éteinte.
S Il pèse jusqu’à 800 livres, et peut traîner un bœuf de 1000 livres.
d) Le feu, précédé, vers les grands lacs, de gelées intempestives, pores ves prairies, au printemps et en automne. L’instinét des animaux
| porte alors à ne pas fuir; les chasseurs ne courent guë masque celui de prendre ne mauvaise route à travèrs les tourbillions
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