‹ Nouvel abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 109 sur 192 · ASIE · texte numérisé non relu

ASIE

488. L’Asie, la plus grande des cinq parties du monde, est bornée au nord par la Mer-Glaciale ; à l’est, par l’Océan-Pacifique ; au sud, par la mer des Indes ; à l’ouest, par la Mer-Rouge, l’isthme de Suez (a,) la Méditerranée, l’Archipel, la Mer de Marmara, la Mer- Noire, la Mer d’Azof et la Russie d'Europe (6.) Sa

longueur, depuis le détroit de Bab-el-Mandeb, à l’entrée de la Mer-Rouge, jusqu’à celui de Bhering, est de

(a) Qui joint Asie à l’Afrique, et sépare la Méditerranée de la Mer- Rouge. Les Français, à la fin du dernier siècle, conçurent le dessein de couper cet isthme, long de 26 lieues, et de faire communiquer ensemble les deux mers ; entreprise qui serait, dit-on, d’une exécution facile. Le niveau de la Méditerranée, est plus bas de 30 pieds que celui du golfe de Suéz. On travaille maintenant au percement de l’isthme de Suez.

(6) Autrefois on regardait le Don ou Tanaïs comme la limite qui devait séparer l’Europe de l’Asie ; mais le cour tortueux de ce fleuve, peu connu des anciens, a conduit les géographes dans un dédale d’opinions contradictoires. Les uns ont tiré une ligne de l’embouchure du Don à celle du Dwina dans la Mer-Blanche ; d’autres ont dirigé cette ligne sur l’embouchüre de l’Obi ; un bon nombre d’autres y font entrer, du moins en

artie, les cours du Don , du Wolga et de la rivière Kama, laissant à l’Asie es gouvernements russes de Caucasie, d’Astrakan, d’Orenbourg, de Perm, etc, Voyez les Nos, 199 et 309,

-zép s et Ts ubits de aride ; troniers, rs fruits, endroits 8 et des icles de e Capiopolitain ite, dans ie. Les HR ulation, Pi Dette

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Asie. 216

2,500 licres ; sa mens, depuis le détroit de Malacca, à l’extrémis de l’Indo-Chine, jusqu’au cap Sévero-Vostotchnoï, dans la Mer-Glaciale, est de 1,900 lieues,

489. De toutes les parties du monde, l’Asie est la plus intéressante par les souvenirs historiques. C’est jà que l’homme fut créé ; c’est là que vécurenit les patriarches et que la loi fut donnée per Moïse : c’est là que se formèrent les premiers et les ? us vastes empires ; c’est là que les arts et les sciences furent d’abord cultivés ; c’est de là que sortirent les colonies qui ont successivement peuple l’Afrique, l’Europe, l'Amérique et l'Océanie. Enfin, c’est en Asie que le divin Fondateur du christianisme est né, qu’il a prêché son évangile et qu’il est mort pour le salut de l’univers.

490. On trouve en Asie les productions les plus admirables et les plus précieuses qu’offrent les trois règnes de la nature ; de vastes régions d’une beauté et d’une fertilité vraiment incomparables ; des fleuves qui rivalisent presque avec ceux de notre Amérique ; les montagnes et les plaines les plus élevées du glube.

Malheureusement cette terre fortunée, qu’habite une moitié de la race humaine, est plongée depuis bien des siècles dans une ignorance profonde des vrais principes religieux, moraux et politiques. Le polythéisme, sous diverses formes, est la croyance la plus commune ; les mœurs sont dissolues, les lois civiles en petit nombre et souvent absurdes, bizarres ou cruelles ; Ja forme imparfaite des gouvernements est le monarchique absolu, ou plutôt le despotique, qui ne connaît d’autre frein que la force—excepté les peuples nomades du centre et de es qui suivent une espèce de régime féodal (a). On peut dire des nations asiatiques, surtout des habitants de la Chine et de l’Inde, que l’immutabilité est devenue leur caractère. Ils n’avancent ni ne reculent en civilisation. :

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