DIVISIONS PRINCIPALES DE L’ASIE
491. L’Asie peut se diviser en douze grandes contrées, savoir : au nord la Sibérie ; au centre et à l’est
(@) Voir, pour le gouvernement chinois, Le No, 535,
&16 ave.
J’empire Chinois et celui du Japon ; au sud YIndo-Chine ou la presqu'île au-delà du Gange, et l’Hindoustan ou l’Inde, ou presqu'île en-deçà du Gange ; à l’ouest le Béloutchistan, le Caboul ou Afganistan, la Tartarie Indépendante, la Perse, l’Arabie, les pays Caucasiens et la Turquie d’Asie. |
492. Mers-extérieures : L’Océan-Glacial-Arctique ; le Grand-Océan où la Mer-Pacifique, qui forme à l’est de l'Asie plusieurs mers déjà indiquées (page IX) ; la mer des Indes. La mer de la Chine et le détroit de Malacca séparent l’Asie de l’Océanie.
Mers-intérieures : La Mer-Caspienne, la Mer-Noire, la Mer de Marmara, la Méditerranée, y compris l’Archipel et la Mer-Rouge, appelée aussi Gr/fe Arabique.
493, Golfe : Ceux de Kara et 4’Obi, à l'embouchure des fleuves du même nom ; celui d’Anadyr formé par la mer de Bhering ; celui de Petcheli, formé par la Mer- Jaune ; ceux de Tonquin et de Siam, formés par la mer de la Chine ; ceux de Bengale et d’Oman, formés par la mer des Indes ; le golfe Persique ou la Mer-Verte, et le golfe Arabique ou la Mer-Rouge, formés par le golfe d’Oman, etc.
494. Détroits : Celui de Bhering, entre l’Asie et l'Amérique ; la Manche de Tartarie et le détroit de la Peyrouse, qui joignent la mer d’Ochotsk à celle du Japon ; le détroit de Corée, entre la Chine et le Japon; celui de Malacca, entre l’Indo-Chine et l'Océanie ; celui d’Ormus, entre le golfe d’Ormus et le golfe Persique ; celui de Bab-el-Mandeb, entre le golfe d’Ormus et la Mer-Rouge ; ceux des Dardanelles, de Constantinople, etc.
495. Ies: Les îles Liaikoff ou la Nouvelle Sibérie, dans la Mer-Glaciae ; les Kouriles, entre la Mer-d’Ochotsk et le Grand-Océan ; l’île de Saghalien, séparée du continent par la Manche de Tartarie ; les îles du Japon, entre le Grand-Océan et la mer du Japon ; les îles Lieu-Kieu, au sud des précédentes ; l’île Formose, séparée de la Chine par le canal Formose ; l’île Haïnan, à l’entrée du golfe de Tonquin ; les îles Merghi, Andaman et Nicobar, dans le
do-Chine ustan ou ouest le rtarie Iniens et la
ique ; le à l’est de ; la mer Malacca
-Noire,la Archipel
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Asie et roit de la celle du > Japon; Jcéanie ; fe Persid’Ormus Constan-
rie, dans chotsk et ‘ontinent entre le Kieu,au la Chine golfe de r, dans le
Asie. 417
golfe de Bengale ; l’île de Ceylan, séparée de l'Inde par le
lfe de Manar ; les Maldives et les PE HT à l’ouest %e la précédente ; l’île de Chypre, dans la Méditerranée ; les îles de Rhodes, de Cos, de Samos, de Socio, de Mételin (ancienne Lesbos), etc., dans l'archipel, etc., etc.
496. Presqu’iles: Il y en a quatre grandes : l’Indo- Chine, l’Hindoustan, l’Arabie, l’Anatolie (ancienne Asie Mineure), et quatre petites: le Kamtchatka, à l’est de la Sibérie ; la Corée, au nord-est de la Chine; la presqu'île de Malacca, entre le détroit de ce nom et le golfe de Siam; le Guzurate, à l’ouest de l’Hindoustan.
497. Lacs: La Mer-Caspienne ; le lac d’Aral, dans la Tartarie Indépendante ; le lac Baïkal (ou Zac bleu), en Sibérie; les lacs Palkati ou Balkachi, Saïsan, Kokonor, Terkiri, Palté, etc. dans l’empire Chinois; le lac Zereh, dans le Caboul ; le lac Ourmia, en Perse; le lac Van,en Turquie ; le lac Asphaltite ou la Mer- Morte, entre la Turquie et l’Arabie, etc. Il y a une infinité d’autres lacs d’une moindre étendue. En général les lacs de l’Asie se distinguent par leurs eaux salées, saumâtres ou sulfureuses. ÆExcepté ceux de la Sibérie, de la Chine et des Indes, la plupart sont sans écoulement.
498. La Mer-Caspienne couvre une surface de près de 17,000 lieues carrées: c’est le plus grand lac connu. Elle paraît, ainsi que le lac d’Aral et une partie considérable des terrains qui leur appartiennent, avoir un niveau beaucoup plus bas que l’Océan et la Mer-Noire. Les vents du nord et du sud la soulèvent et l’abaissent de 4 à 8 pieds. Le superflu des eaux du Wolga, de l’Oural et des nombreuses rivières qu’elle reçoit, se perd par l’évaporation, comme celui de l’Océan. Cette mer est peu profonde, si ce n’est vers l’extrémité méridionale. Les côtes n’offrent que peu de bons ports. Les eaux, qui, à l’embouchure des rivières sont douces, deviennent salées au larges. Outres les éléments ordinaires des eaux marines, elles sont imprégnées d’une quantité considérable de sel de Glauber. Beaucoup de poissons s’y propagnent ; l’esturgeon est Je principal vbjet de la pêche ; on en a pris quelquefois 3 à 400,000 dans une seule annnée ; mais on préfère, pour la délicatesse de la chair, le sterlet ; c’est de l’csturgeon étoilé qu’on
Asie.
tire le meilleur caviar (a) et la colle la plus forte. Le husso devient d’une grosseur énorme ; il y en a que trois chevaux
uvent à peine traîner. On retrouve ce poisson dans le lac *Aral, la Mer-Noire, le Danube et dans les grands fleuves de la Sibérie. La Mer-Caspienne, ainsi que l’Aral et le Baïkal, nourrit beaucoup de phoques (b).
Le lac d’Aral a 1,280 lieues carrées. {l est sans écoulement, uoiqu’il reçoive les eaux de deux fleuves, le Gihon et le dihon, ui arrosent la Tartarie Indépendante. Le lac Baïkal a 130 lieues de long sur 13 à 18 de large; sa profondeur varie de 23 à 230 brasses; les eaux sont douces et d’une transparence extraordinaire; elles bouillonnent quelquefois intérieurement, et alors les vaisseaux éprouvent des secouses très-incommodes, quoique la surface du lac reste unie comme une glace. On assure que le lac Palté, situé dans le Grand Thibet, est un anneau d’eau de la largeur de 5 milles et demi, qui ceint une île presque circulaire de 12 lieues de diamètre ; c’est là que réside la prêtresse Lamissa-Torcepano, dépositaire de l’esprit divin, comme le Dalaî-Lama (Nos. 524 et 544).
© Le lac Asphaltite, ou la Mer-Morte, a une étendue de 60 à "70 lieues en superficie. Les eaux sont imprégnées de sel, de soufre, de chaux, de magnésie et de soude. L’asphalte ou bitume de Judée, s’élève, de temps à autre, du fond du lac et flotte sur sa surface ; on le recueille sur ses rivages. Il ne vit dans ce lac ni poissons ni coquillages; une vapeur malsaine s’en exhale ; ses bords, affreusement stériles, ne retentissent des chants d’aucun oiseau. La géologie, comme l’Ecriture Sainte, rouve que le bassin de la Mer-Morte était autrefois une vallée ertile.
499. Montagnes: Les principales sont les monts Ourals, qui séparent l’Asie de l’Europe; la chaîne des monts Altaï, Sayaniens, Yablonnoï ou Stanovoï, etc., qui, sous divers noms, s’étendent de lPouest à l’est depuis le gouvernement d’Orenbourg (en Russie) jusqu’à la Mer d’Ochotsk, et, de là, jusqu’au détroit de Bheringelle sépare la Sibérie de la Tartarie Indé-
ndante et de l’empire Chinois ; les monts Belours, entre la Tartarie Indépendante et l’empire Chinois—
ils se prolongent vers le sud jusqu’au golfe d’Oman;
a) Mets favori des Russes, ÿ Animaux amphibies, dont il y a plusieurs espèces, qu’on appelle doups-marins, chiens-marins, veaux-marins, etc,
6 husso chevaux ns le lac buves de D Baïkal,
lement, on et le c Baïkal ofondeur ot d’une siquefois secouses ) comme le Grand let demi, amèêtre ; déposi- . 524 et
> de 60 à > sel, de halte ou du lac et Il ne vit malsaine ssent des e Sainte, ne vallée
monts îne des oï, etc., à l’est Russie) troit de e Indé.
Belours, inois— Oman ;
1 appelle
Asie, 219
les monts Himalaya, les plus élevés du. globe, qui séparent le Thibet du Caboul, de l’Hindoustan et de la Chine propre—diverses ramifications de ceux-ci se
longent dans l’Hindoustan et dans l’Indo-Chine jusqu’à la mer—d’autres s'étendent au nord-est et, traversant la Chine, sous le nom de monts Siolki, vont se rattacher aux monts Stanovoï ; le Caucase, entre la Mer-Noire et la Mer-Caspienne ; le Taurus, qui traverse la Turquie asiatique de l’ouest à l’est—il se joint
vers le nord au Caucase et vers l’est aux montagnes
de la Perse—celles-ci forment deux chaînes, l’une au nord, l’autre au sud, qui se prolongent jusqu'aux monts Belours, etc., etc.
Les monts Ourals ont une élévation de 6,000 à 6,500 pieds ; il y a des mines d’or et d’argent (No. 312,) surtout d’immenses dépôts de fer et de cuivre. {es monts Altaï, dont la hauteur est quelquefois de 10,000 pieds, renferment des richesses métalliques encore plus abondantes et plus variées. Les monts Belours sont couveits de neiges éternelles, comme toutes les hautes montagnes de l’Asie centrale et septentrionale. Dans la vaste chaîne de l’Himalaya, on connaît 25 pics qui s sent en hauteur le Chimboraço ; le plus élevé de tous, le waladjiri est à 4,890 toises (a;) c.-à.-d. À près de 2 lieues au-dessus du niveau de la mer. Quelques sommets du Cancase conservent toute l’année des neiges et des glaces. On y remarque deux passages ou défilés fameux, connus chez les anciens, sous les noms de Portes Caucasiennes et Albaniennes. Il y a des mines d’or, de platine, d’argent et de fer. Le Taurus a des sommets de 9 à 10 mille pieds d’élévation ; entre les nombreuses chaînes qui le composent, on trouve beaucoup de lacs salés et de rivières sans écoulement—le lac Tazla, qui « 10 ou 12 lieues de long, présente une vaste plaine couverte de
cfistaux de sel ; c’est au mont Taurus qu’appartient le mont
Ararat en Arménie, sur lequel l’Arche se reposa lors du déluge universel.
500, Parmi les autres montagnes de l’Asie, on peut signaler: 1° la chaîne du Liban. qui traverse une partie de la Syrie et de la Palestine. On y voit le Thabor, couvert d’oliviers et-de sycomores ; du sommet, la vue plonge sur le Jsurdain, le lac Tibérias et la Méditerranée ; c’est [à que l’évangile place la scène de la Transfiguration de N.-S. Jbsus-Christ us loin
est le mont Carmel, où le Prophète Elie opéra plusieurs
Rene ccm
(a) Le Tchamoulari, dans le Boutan, a 4,400 toises.